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Providence à assigné à la république de Washington, et sans nous demander si elle remplit ce rôle fidèlement ou non, je crois que Mgr Ireland a dû exagérer Ja tâche imposée providentiellement aux États- Unis. Le rôle de la grande République doit être plus modeste. Surtout, le Ciel ne doit pas exiger qu'elle dépense son génie à faire une chose qui a été faite, et divinement faite, il y a près de deux mille ans. Notre- Seigneur JÉSUs-Carisr est descendu sur la terre pour briser les chaines de l'humanité. Il les a brisées. Et dès lors le monde a été préparé «au règne de la liberté humaine et des droits de l’homme, » autant que cette liberté et ces droits sont légitimes et voulus de DrEu. Le monde, depuis deux mille ans bientôt, n'a eu qu'à s'attacher aux pas de JÉSus-Carisr pour jouir de la plénitude de la liberté des enfants de Dreu et du libre exercice de tous les véritables droits. C’est le grand malheur des américains américanisants de vouloir refaire l'œuvre de Notre-Seigneur. Cela ne peut pas être leur vocation nationale, et en s’engager“t dans cette voie, ils font nécessairement fausse route.
… Mais celui qui est féru d’une idée ne voit pas clair. Pour ces adorateurs de l'américanisme, la religion chrétienne, dans toute sa pureté, est, je le répète, d'invention moderne, et américaine par dessus le marché. S'ils admettent que Léon XIE — avant sa dernière lettre au cardinal Gibbons, bien entendu — a contribué quelque peu à faire entrer enfin l'Église dans la bonne voie, après dix-huit siècles d'errements, c'est par pure complaisance, et aussi pour marquer leur dédain pour les papes en général. La vraie cause
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