Non pro mundo 1090. S. Jean, xvur
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tant qu'œuvres de Diet, les ennemis de Dieu les haïssent. En tant qu'institutions nécessaires à la conservation de la vie terrestre, les méchants les acceptent. L'Église, elle, n'est dans le monde que pour conduire les hommes au ciel. Son but est purement surnaturel. Elle ne lutte ici-bas que pour triompher Là-Haut. C’est par elle que JÉSus-Cnrisr vit encore au milieu des hommes ; c’est par elle que leur sont appliqués les mérites de sa Passion et de sa Croix ; c’est par elle que les hommes sont instruits, régénérés, nourris du Pain de vie ; c'est par elle, enfin, qu'ils parviennent au bonheur éternel. Comme elle n’a que Dieu pour fin, les ennemis de DiEu la haïssent d'une haine que ne tempère aucun intérêt matériel. Les hommes peuvent naître et vivre de la vie matérielle sans l'Église. Naitre et vivre de cette vie, cela suffit à ceux qui ne songent pas au ciel. Pour tous ceux-là l'Église est donc de trop dans le monde. Si elle n'était pas militante, elle ne leur paraîtrait qu'inutile et ils ne la haïraient peut-être pas. Mais fondée par Celui qui est venu «apporter sur la terre non la paix mais l'épée », et « séparer l'homme d'avec son père et la fille d'avec sa mère (1) », l'Église doit lutter sans cesse pour rester fidèle à sa mission ; doit disputer toujours les âmes au Prince de ce monde. Comme son divin Fondateur, elle est établie pour être en butte à la contradiction, pour être la ruine des uns et le salut des autres (2). Il est done impossible que l'Église ne soit pas haïe jusqu’à la fin des temps. Si elle cessait de l'être, c'est qu'elle aurait cessé d’être l'Église de Jésus-Curisr.