‹ La situation religieuse aux Etats-Unis [microforme]Chapitre 91 sur 132 · Proceedings American Catholic Congress, p · texte numérisé non relu

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tile de labourer, de planter et de semer si la rosée ne descend pas.

C'est cette vérité que les catholiques américains, à peu d’exceptions près, ne peuvent pas comprendre.

J'ai remarqué tout dernièrement un exemple frappant de cette tendance à tout’ matérialiser: qui est comme le trait caractéristique des catholiques des États-Unis, Dans le Globe-Review, de New-York, livraison de juin 1899, M. Eugène C. Bonniwell consacre un article à Vos jeunes gens — Our young men. Il cherche des moyens pour les retenir dans l'Église. En substance; et pour résumer sa pensée, il voudrait voir l'Église s'organiser en une espèce de vaste société de secours, de protection, d'appui et d'avancement mutuel, « Selon moi, dit-il, une des principales causes du rapide accroissement de la primitive Église, ce fut la généreuse assistance que les chrétiens se prêtaient les uns aux autres, se soignant, se visilant, se soutenant, s'encourageant mutuellement, et ayant même tous leurs biens en commun (1). » Cela donne‘la note de tout l'article. M. Bonniwell prend pour une cause ce qui n'était qu'un'effet. La vie spirituelle était intense chez les premiers chrétiens, et elle débordait en œuvres de bienfaisance. Ces chrétiens de la primitive Église aimaient Jésus-Cnrisr et sa Croix jusqu'à la folie ; voilà pourquoi ils poussaient jusqu'à ses dernières limites la générosité envers le prochain. Ce ne devait pas être l'appât des avantages matériels que l'Église offrait à ses membres, qui opérait les merveilles des premiers siècles ; car ces avantages matériels

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