Premier écrit de la Mère Fondatrice sur son Œuvre
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chapelle séparée, venir entendre la sainte messe et adorer le Saint Sacrement.
Après et avec les retraites, les catéchismes. Les catéchismes se font dans la maison des retraites, ou dans un autre lieu convenable attenant à la Communauté. Leis uns sont des catéchismes préparatoires à la première communion, les autres des catéchismes de persévérance. Il peut même y avoir, pour des dames, des conférences ou catéchismes plus relevés; mais pour ces sortes de couns de religion, on réclame le ministère d'un prêtre.
Outre ces réunions, des Mères sont toujours à la disposition des enfants et des personnes de toute classe ou condition qui demanderaient à s'instruire isolément des vérités de la foi.
Enfin, là où la chose est possible, c'est-à-dire presque partout, les Eéparatrices établissent des congrégations et des patronages de jeunes filles.
Elles ouvrent des bibliothèques où les personnes du monde peuvent choisir leurs lectures en toute sûreté de conscience.
L'apostolat de Marie-Eéparatrice se tient dans les limites que la réserve et la charité religieuse lui marquent, et dont les constitutions de la Société lui font une loi :
**La Société ne se pose jamais nulle part, pour faire, en quelque sorte, concurrence à des œuvres déjà existantes et prospères. C'est Jésus- Christ et son règne sur les âmes que nous cherchons, et pas autre chose.
** Quand des congrégations ou des œuvres pieuses seront établies dans une localité, nous en
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bénirons Dieu, Notre- Seigneur, et nou-s ferons tout ce qui dépendra de nous pour aider à leur accroissement, autant qu'il est possible."
Le zèle selon Dieu n'admet de rivalité que dans les saints désirs d'étendre la gloire divine et dans le dévouement aux intérêts éternels des âmes. Tout autre émulation ne saurait être bénie et féconde ; on ne l'oublie pas à Marie-Eéparatrice.
Le genre de vie de la Société rend son apostolat plus facile dans les contrées d'Europe et dans les villes populeuses; mais si la Eéparation est partout nécessaire, ne l 'est-elle pas tout spéciale ment dans les contrées où Dieu est moins connu et où les âmes ont moins de secours, dans les pays infidèles? Les Eéparatrices s'y exercent dans les Missions.
A l'appel du Vicaire de Jésus-Christ ou à la demande des évêques missionnaires, avec l'autorisation de la Sacrée Congrégation de la Propagande, la Société de Marie-Eéparatrice peut aller dans les diverses contrées où sa présence est réclamée pour le bien de la Eéparation et pour le progrès du règne de Dieu.
Dans les missions, les Eéparatrices se livrent d'abord, comme partout ailleurs, au travail des retraites et des catéchismes, mais aussi aux différentes œuvres compatibles avec les obligations de l'Institut, telles que : écoles élémentaires, orphelinats, dispensaires, etc.
Dans les pays de mission, comme partout, les religieuses de Marie-Eéparatrice prennent modèle sur Marie, Eeine des apôtres. L'apostolat de Marie fut, avant tout, intérieur. Elle priait, elle
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souffrait, elle donnait l'exemple de la plus parfaite abnégation ; et, aux pieds de Jésus, son Fils et son Seigneur, toujours présent à sa pensée et vivant dans TEucharistie, elle attirait sur les apôtres les plus puissantes bénédictions. Marie ne répandait point par la prédication la rosée du ciel, mais elle la faisait descendre constamment et fructifier abondamment.
Du reste, Marie, pas plus que les apôtres, ne resta au Cénacle après la Pentecôte. Et n*est-il pas évident que la Eeine des apôtres travailla, elle aussi, à faire connaître Jésus et à le faire aimer? Elle avait accompagné le Sauveur dans son exil en Egypte, et la tradition nous dit qu'elle accompagna saint Jean dans son apostolat jusqu'à Ephèse.
Comme elle, les religieuses de Marie-Eéparatrice iront seconder la propagation de l'Evangile jusque dans les régions lointaines. Leur vénérée Mère fondatrice leur a laissé à cet é^ard une admirable instruction, où elle leur rappelle le mystère de la Visitation et commente à grands traits le Magnificat:
*'Dans les missions, nous aurons aussi pour les âmes, à l'exemple de Marie, un dévouement de toujours. Marie, allant visiter sa cousine Elisabeth, ne craignit pas, pour accomplir cet acte de charité, la longueur et la difficulté du voyage, la fatigue, la souffrance; elle n'eut qu'une pensée, aller prodiguer à Elisabeth tous les soins que la charité peut inspirer, lui redire les miséricordes de Dieu et son amour, et sanctifier, par la présence de Jésus en elle, Elisabeth et Jean, précur-
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seur de Jésus, qui tressaillit de joie à la venue de Marie, parce que Marie lui donnait Jésus.
**Sans crainte ni des dangers, ni de la souffrance, ni des fatigues, nous irons donc partout où la charité de Jésus-Christ voudra bien nous appeler ; et, protégées par Marie notre Mère, nous nous dévouerons avec joie au service de Notre- Seigneur, traversant les mers pour redire aux contrées les plus lointaines le nom de Jésus, sa miséricorde, son amour, comme aussi la tendresse du Cœur de Marie et sa puissance auprès de Dieu.
''Nous laisserons tout, emportant avec nous Jésus, comme le fit Marie, car sans Jésus rien ne nous serait possible.
*'Là, comme partout, à son exemple, nous aiderons les apôtres dans leurs travaux, et nous aurons aussi la consolation de faire tressaillir de joie plus d'une âme, en l'amenant, par notre dévouement, nos prières, notre fidélité, aux pieds de Jésus et de Marie,
**Et vos âmes glorifieront le Seigneur pour les grandes choses que vous aurez faites en son nom et par sa grâce, à la suite de Marie.
''Mais n'oublions pas que notre gloire sera proportionnée à notre humilité, à notre obéissance, et à cette fidélité constante à nous faire, à nous montrer toujours les servantes du Seigneur^."
Comme on le voit, dans les missions comme ailleurs, c'est toujours Jésus servi, adoré, aimé,
1. Lettre sur Vesprit qui doit animer les religieuses de la Société de Marie-Réparatrice.
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consolé des ingratitudes du monde; c'est toujours Marie, imitée dans l'humilité qui la fit servante et Mère de Dieu et dans le courage du sacrifice qui la soutenait debout près de la croix.
La fin de la Réparation, ses moyens, son modèle, son efficacité, son bonheur et sa gloire, se trouvent écrits en ces deux noms, sans cesse répétés dans les constitutions, sans cesse rappelés par la Fondatrice: Jésus, Marie.