Les coadjutrices, appelées Soeurs
Les premières sont chargées de l’adoration du très Saint Sacrement, de la récitation de l'office qui se psalmodie à l’église et des œuvres de zèle,
Les coadjutrices unissent à leurs heures de prière les travaux manüels ; on exige d’elles plus spécialement des forces corporelles suffisantes pour leurs offices. Elles sont, comme les Mères, envoyées dans les missions lointaines.
Toute personne qui se présente pour être admise doit d’abord faire les Exercices spirituels pendant huit jours dans une des maisons de la Société, afin d'y mieux étudier l'appel de Dieu et ses aptitudes pour ce genre de vie.
Le noviciat est précédé d’un postulat de quelques mois.
Le noviciat dure deux ans, à partir du jour où l'on prend l’habit.
Après ces deux ans, les novices prononcent les trois vœux de pauvreté, de chasteté, d'obéissance perpétuelles.
Pendant les cinq années qui suivent, les jeunes religieuses renouvellent ces vœux tous les six mois. Cette rénovation n'ajoute et ne change rien à leurs premiers engagements qui les obligent pour toute la vie.
70 L'Institut
Au boût de cinq ans, après une troisième probation, qui Comprend une retraite de trente jours, elles prononcent ces mêmes vœux, une dernière fois et d’une manière plus solennelle. C’est alors qu'elles reçoivent la Couronne d’épines et l’anneaui,
Sans être rigoureusement canonique, la clôture se garde dans les maisons de la Société.
€S personnes du dehors sont reçues dans des parloirs non grillés, sous la Surveillance de la portière,
Le chœur de l’église doit être fermé d’une grille; cette grille ne s'ouvre que pour l’évêque du diocèse, ou, après la mort d’une religieuse, Pour enlever son corps.
Il n’y a point dans la Société de pénitences corporelies communes à toutes ; mais l'esprit de Ré- Paration exigeant des mortificatinns extérieures, chacune pourra faire, avec l'approbation du confesseur ci de la supérieure, les hénitences dont elle sera capable, selon ses forces et l'attrait de la grâce.
Nous n’entrerons point ici dans le détail des constitutions et des règles des diverses charges de l’Institut. Malgré la part laissée à l'initiative personnelle, rien n’est abandonné à l'arbitraire ; tout est subordonné à la fir commune: la Ré- Paration, à l’exempie de Marie, en union et avec le secours de la Vierge très Pure, très aimante, très dévouée Réparatrice.
1. L'anneau est composé de troïs métaux, or, argent et fèr, et porte cette devise: Anci/a Jesu et Marie. Sur l'or est gravé le PE de Jésus ; sur l'argent, celui de Marie ; le mot Ancilla, sur le fer,
Les Règles et le Gouvernement 71
Comne gage et comme preuve de cette imitatir, les Réparatrices portent “un habit simple et modeste en laine ordinaire, bleu ct Llanc, aux couleurs de Marie.”
Vers la fin de 1856, les premières compagnes de la Mère Marie de Jésus se préoccupaient de l'habit à choisir. La Fondatrice déclara sans hé sitation que la robe serait blanche et le scapulaire bleu. Elle répéta souvent qu’elle tenait à ces deux couleurs, et spécialement à celle du scapulaire; mais elle ne dit point alors à ses filles les vues surnaturelles qu’elle avait eues à ce sujet!, Ses notes se rapportant à la retraite qu’elle fit en novembre 1855 sont plus explicites: “Ce fut dans une de ces oraisons que, confiant tout à Marie, ma bonne Mère, je lui demandai quel devait être le costume à faire porter à mes futures filles, car je voulais qu’en les voyant on sût qu’elles lui étaient consacrées. Alors, je vis ma bien-aimée Mère, ayant près d’elle une quantité de femmes dont la physionomie avait un cachet de pureté, d'amour et de bonheur. Il y en avait une longue file et je cherchais à voir où elle finissait. Mais Marie me dit: “Elle s'étend bien trop loin pour “que tu puisses en voir la fin; ne cherche pas, “c'est inutile.” Puis Elle fit approcher d’Elle une de ces enfants qui avait une robe d’une blancheur éclatante. Elle lui mit elle-même un scapulaire bleu et compléta le costume tel que nous le portons, ce qui fait que je n’y puis rien changer.”