‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 11 sur 141 · Voir t. lY, p. rjg.j · texte numérisé non relu

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3. Le Courrier des Départements (t. VI, p. !'j2-j.3) explique les raisons de cette épuration. « Malgré les soins que prend la Société pour s'épurer et quoiqu'elle y réussisse à merveille, cependant, le Comité de présentation propose un mode

[Dartigoeyte demande que la Société chasse do son sein tous les députés qui ont voté l'appel au peuple.

C... veut qu'on étende cette mesure à tous ceux qui n'ont point fait renouveler leur carte.

Un militaire dénonce les députés à la Convention « comme indignes de toute confiance ».]

Jeanbon Saint-Axdré. — Je demande que, sans discuter le mérite de tel ou tel individu, la Société arrête que tout appelant et tout membre qui a dévié des vrais principes seront censés exclus.

Cette proposition est arrêtée.

[Desfieux fait lecture de l'extrait de la corrosjjondance.

La Société d'Argentan demande l'affiliation, qui lui est accordée.

Les rédacteurs de la Convention^ envoient un ouvrage sur les moyens d'extirper la mendicité : renvoyé au Comité de Constitution.

La Société de Strasbourg demande l'oidnion de la Société-mère sur Luciincr. — Un memltre propose d'écrire à la Société de Strasbourg pour l'inviter à rayer Luckner de son tableau et à demander à la Convention la suppression des pensions de ce maréclial. — II se fait du bruit.]

Jeanbon Saixt-Andri':. — La Société de Strasbourg ne vous demande que votre opinion sur le maréchal Luckner. Elle ne demande point la suppression de ses pensions; on a combattu avec raison cette proposition, et je crois que la Convention nationale serait obligée d'adopter la question préalable sur une pareille motion. La Convention ne peut statuer que d'une manière générale sur le sort des pensions ; elle ne pourrait, sans cumuler tous les pouvoirs, priver tel ou tel individu d'une pension. Luckner ne peut en être privé que par un tribunal et en vertu d'un jugement causé par forfaiture. Il faut donc se contenter de répondre à la Société de Strasbourg que le maréchal Luckner est loin d'avuir des sentiments qui le rendent digne d'être meud^re d'une Société populaire.

Cette proposition est adoptée.

[Sur la proposition de Tallicn, les Sociétés de Ximes et d'Arles sont invi-

ile scrutin cpural<iire pnur chasser les resfes Impurs de la faction brissotine, dont la présence souille encore le temple de la liberté. — Un membre vient troubler la joie qu'avait causée lu perspective d'au épurement prochain des Jacobins, eu disant que, sans aucun remède, la Société se purgeait d'elle-même, et que cinquante membres seulement avaient renouvelé leurs cartes pendant le trimestre. » 1. Peut-être s'agit-il des rédacteurs du Premier journal de la Convention ou le Point du jour, que nous avons souvent cité. — Bien que ce mot. Convention, ne soit pas imprimé en italiques dans le Journal des Jacobins, nous ne croyons pas qu'il s'agisse de secrétaires-réducteurs de la Convention nationale : cette fonctiou n'existait pas.

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