‹ La société des Jacobins; recueil de documents (volume 2)Chapitre 28 sur 141 · Cf. Moniteur, t. XVI. p. l.ï et ot · texte numérisé non relu

Cf. Moniteur, t. XVI. p. l.ï et ot

2. Ce décret fut rendu dans la séance de la Coiivontimi du l-- avril, sur la proposition de Birotteau. — Procès-verbal, t. IX. p. 8 : Moniteur, t. XVJ, p. 30.

3. Cette députatinn s'était déjà présentée le même jour à la Convention. — Procès-verbal, t. IX. p. 16.

4. On a vu que cependant la Société avait décidé la veille qu'il n'y aurait [las de séance ce jour-là.

5. Voir plus bas la pièce qui suit le Procès-verbal de la séance du o avril ll'j;!.

[■l't SOCIKTI': DKS .1A(1UIU.\S [IJ avuil 179:5]

Il faut lever une armée révolutionnaire; il faut que cette armée soit composée de tous les patriotes, de tous les sans-culottes ; il faut que les faubourgs fassent la force et le noyau de celte armée. Je ne dirai pas qu'il faut aiguiser nos sabres pour tuer les calotins, ce sont des ennemis trop méprisables; et les fanatiques ne demanderaient pas mieux pour avoir un prétexte de crier.

Il faut chasser impitoyal)lement de nos sections tous ceux qui se sont signalés par un caractère de modéranlisme; il faut désarmer, non pas les nobles et les calotins, mais tous les citoyens douteux, tous les intrigants, tous ceux qui ont donné des preuves d'incivisme; on a pris ces mesures à Marseille. Dumouriez doit arriver à Paris avant les bataillons de Marseille. Wùlà pourquoi il précipite ses pas. Paris menacé doit se défendre. Il n'y a personne qui puisse s'opposer à ces mesures sans se déclarer mauvais citoyen.

[Desfîeux fait lorlure do l'extrait de la correspondance. Le maire de LenouxC?) écrit ([uo, dans sa conimuni', la municipalité et la Société jjopulairo ne font qu'un. La Société de Blois se félicite d'avoir vu (Chabot et son collègue, puis (ioupilloau et Tallicn. Lequinio écrit de lîocroi, le 28 mars, que son premier soin, en passant dans une ville, est d'aller visiter la Société populaire.

Legendre l'ait passer une pétition dans hupielle la Société de Sainl-Ouentin dénonce à la Convcniion des manouivres contre le recrulemenl.]

1. La Socictt' ordonna en dutro, dans cette séance, la réimpression du décret rendu par la Convention, le ;} avril, sur la propositiiui île Thuriot {Moniteur, t. XVL p. 4!) , sous le titre siuvaiit : Soriclé des Amis de la l.ibeiié et de l'E(/(dité. . . Copie du dévrel de lu Convention nationale du 3 avril 1793. l'an II' de la République française, qui déclare que Dumouriez, traître à la patrie, est mis hors la loi, antt)rise tout citoyen à courir sus, et assure une récompense de trois cent mille livres et des couronnes civiques à ceux qui s'en saisiront mort ou vif. Paris, imprimerie patriotique et républicaine, s. 1. n. d., in-8° de 4 p., Bibl., nat., Lb 40/2.312. — Ce décret est accompagné de l'extrait suivant du procès-verbal : « La Société, dans sa séance du 3 avril, après avoir entendu la lecture du décret précédent, a arrêté à l'unanimité (jue. pour étendre la publicité de cet acte solennel et de l'horreur qu'inspirent aux Amis de l'égalité Dumouriez et tous les traîtres, pour animer d'une juste et salutaire vengeance tous les vrais républicains, il serait à l'instant fait nue édition de ce décret et que des exemplaires seraient envoyés aux Sociétés atliliées de tous les départements. »

Va vvHiL 17931 SOCIÉTÉ DKS JACOBINS 125

LU

SÉANCt: DU VENDREDI 5 AVRIL 1793

PRÉSIDENCE bE MARAT

[Blanchet constate que la niajorili' des (.léparlenients demande le rappel (les « appelants -> ; avant de laisser partir ces derniers, il laudra leur faire vider leurs poches. — L'urateiir d'une députatbm de rAssembléc électorale du département de Paris lait lecture d'une adresse à la Convention, réclamant qu'en vertu de la loi du 19 octobre dernier sur le renouvellement des cor|>s adininislratifs, l'adminislralion des postes du département de Paris soit complèlement renouvelée par le corps électoral. 11 se plaint que cette administration se compose de créatures du ministre des contributions Clavière. — Le Prrsidenl déclare (juo la Société unit son viru à ceux de la députation. — DufnKnij/ observe ([u'on ne peut donner au département de Paris, à l'exclusion des autres, le droit d'élire les ai^enls des postes.

('... ilciiiande ([u'on écrive à toutes les Sociétés alliliées pour les inviter à tenir la main au décret cpii exige (pie les passe|iurls t'maiiés des ministres soient visés par les municipalités. ^

BoissEL. — Nous ne recevons rien, nous ne sommes pas payés pour sauver la chose publique. I^es gens que nous payons sont nos valets; s'ils nous trahissent, il faut les renvoyer et les punir ; il faut nous détaclier de cette considération pour les places, qui jierdra la République.

[Robespierre le Jciiiic insiste sur la nécessité de se débarrasser des Cirondins. Il dit notannnent :]

Il faut que tous les bons citoyens se réunissent dans leurs sections, qu'ils y dirigent roi)inion publique d'une manière plus utile qu'ils n'ont fait jusqu'à présent, et qu'ils viennent à la barre de la Convention nous forcer de mettre en état d'arrestation les députés infidèles.

[11 teriiiine en (Icmaiidant :]

1° La destitution de tous les officiers nommés par Beurnonville ;

2° Le décret d'accusation contre les meneurs de la Convention ;

3° La suppression du directoire des postes;

4° Le rappel des commissaires pour rendre la vigueur à la Convention ;

oo Enfin, l'expulsion de tous les généraux étrangers, auxquels nous avons imprudemment confié le commandement de nos armées.

120 SOCIÉTÉ DES JACOBINS [5 avkil 170:{]

[Dc'sfîoux fait lecture de l'extrait de la correspondance. — Sur la proposition d'Hrbert, la Société arrête rinij)ression et l'envoi aux Société affiliées de plusieurs lettres et adresses'.]

La séance a été levée à di.K heures.

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