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CHAPITRE PREMIER

LA PBINTURB

Sommaire. — § 1. ^ David à Rome, enthousiaste des œuvres d*art découvertes dans les ruines de Pœstum et d'Herculanum. — • Bonaparte le laisse régenter le monde des artistes; il y est absolu. — David, en son art, répondait aux idées de son temps ; mais, avant lui, les artistes célèbres s'étaient également conformés aux mœurs et aux idées de leur époque: tels, les peintres Boucher et Fragonard, le pastelliste Latour, le statuaire Clodion. — Vien, précurseur de David. — Vien, directeur de l'académie de Rome, comme successeur do Natoire.— Il emmène, avec lui, David, lauréat du concours. — Refloraison du paganisme à Paris -> Les erreurs de l'école de David . — Fête en l'honneur de Vien, en brumaire an IX ; le vieillard revient aux pastorales ....

SoMMAiRB. — § 2. Les peintres du xviii* siècle, encore existants sous le Consulat : Greuze, Fragonard, Doyen, Carie Vcrnet. — Caractéristique des œuvres de Greuze. — Elles s'appuient sur la sensibilité. — L'enthousiasme de Diderot pour ce peintre. — Greuze reconnaît que le style lui manque ; il part pour Rome, espérant s'y perfectionner. — Il y reste peu, rappelé à Paris par le souvenir de la jolie grisette qu'il avait quittée. — Il est vaniteux et de caractère faible. — Son portrait d'après les contemporains. — Il

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seBJeunoB contrères, pe I peindre des scènes de la lût de l'époque ayant chai icouri qu'il implore du go ■nard, oslimi de David. iHlé >. Il riBume en son i m aiècle. Boucher, Chardi I Boucher, quand Fragont immo lauréat. — Son UbI :■ de l'Académie. — Son

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de Molière par Houdoa. — Falcoanet. — Julien, élève de Goustou ; son énergie, son ardeur pour le succès ; sa statue do Galatée. — Clodion ; le mot joli appliqué à ses œuvres, petites statuettes qui représentent bien les mœurs de la fin du xviii* siècle. ~ Sa vie ; son amour de la solitude ; son groupe: une Scène du Déluge, 40

SoHMAiRB. — § 2. —Jean-Baptiste Giraud, statuaire riche, fait le voyage de Rome, pour rapportera Paris, dans son hôtel do la place Vendôme, des moulages de Tantique, en nombre considérable. — Dejoux, descendant d'une illustre famille, alors déchue, sculpteur sur bois, prend le goût de la sculpture, en voyant dans un voyage à Marseille les œuvres de Puget; il se lie d'amitié avec Julien, qu'il trouve comme élève chez Goustou ; ses inégalités d'humeur 47

SoMM AiRB. — § 3. — fioizot. — Djlaîstre. — Stouf. — Mouchy.

— Lecomte. — Ramey. — Lesueur. — Bosio — Allegrain. — Roland, fils d'un cabaretier des Flandres. — Cartillier, fils d'un serrurier ; sa statue de Vergniaud. Moitte, fils d*un graveur ; son groupe : David portant la, tête de Goliatfi.

— Ghaudet, prix de Rome, élève de Stouf ; auteur de la statue de Bonaparte, placée au sommet de la colonne Vendôme. — Lemot, auteur de la statue équestre de Henri IV, placée au Pont-Neuf ; anobli par la Restauration. — Dupaty ; sa statue de Biblis changée en fontaine. — Joseph Ghinard ; vivait à Lyon ; son atelier dans une chapelle des Pénitents de Lorette ; doux portraits par lui remarquables, l'impératrice Joséphine, M*"* Récamier 50

Sommaire. — § 4. — Ganova ; ses démêlés avec Bonaparte ; il fait le buste du Premier Gonsul, qui doit lui servir pour la statue ; il l'envoie nue à Paris, après Favoir composée à Rome. — Bonaparte craignant les railleries des Parisiens la fait remiser dans une dépendance du Louvre. Wellington, en 1815, se la fait offrir par les Bourbons ; il la place dans le vestibule do son hôtel, en guise de porte-manteau. b8

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