La Société historique de Montréal vs. Maximilien Bibaud [microforme]
Mes amis sont témoins que j'avais dit, au sujet, de l’article Chasteaufort, que je ne répondrais point, parcequ’il me faudrait mettre en cause le Commandeur Viger, et sortir du rôle que j'avais adopté à l'égard de ce compatriote ; mais puisque ses ayans ca se sont furibonds, le monde reconnaîftra qu’il n’est q' > juste que je démasque mes ennemis, quand ils m’attaquent en matamores.
Qu'est-ce que la soi-disant Société Historique de Montréal 7.... C’est une prétendue association sans lares, et dans laquelle, depuis la mort du Commandeur , il n’y a pas un seul homme, à moins que ce n: soit M. A. Boucher, qui ait fait chose propre à donne’ qualité pour faire partie d’une société historique. ,
Quel homme est le président ?.... Il n’est proprement le type ni du maître d'école ni de ces abbés. dont parle La Bruyère dans ses Caractères : de quoi il est le type, je ne sais. la fait peu de chose de mémorable, attendu qu’il ne fait rien de lui même, si ce n’est ses lectures sur Phistoire du Canada, qui n’ont point été un bien beau début! On le dit prudens sicut serpens, et que c’est pour sela qu’il ne met pas son nom au bas des diatribes dont il
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sst le co-propriétaire. On ajoute qu’il ne déteste pas les mauvais livres, pourvu qu’ils soient « iginaires de Qué. , bec ; mais ces deux derniers dires ne sont sans doute rien : ain vaille, que cancans. On me chante encore que ce n'est pas un Lacorduire que le Président : eh! qu’en sait. où ? peut-être que s’il prêchait, il s’éléverait aux plus grands effets oratoires. Le poète anglais Gray l’a bien dit : “ Que de pierres précieuses du plus pur éclat demeurent perdues dans les gouffres de l'Océan ! Que de fleurs pleines de charmes ne prodiguent leur parfum qu'à la brise du désert. Ici repose peut-être quelque rustique Hampden qui, d’un cœur intrépide, affrontait le petit tyran de son héritage ; là gît inconnu dans la tombe quelque Milton muet et sans gloire.’ On doute que M. labhé ait de l'esprit, parce que ses saillies ne consisteut qu’à rre avec éclats de celles qui échappent à autrui, cela nt à des exclarations de M. le Surintendant ou de M. 1: Professeur. Mais cela seul ne suffit-il pas pour donner leu de croire qu’il est très spirituel, monsieur l’aubé ? ‘uoiqu’il en soit, il est certain que ce qu’il y a de plus i'inissant chez le Présitent, c’est la jeunesse. Quant au Vice-Président, —un inspecteur de licences-ii n’est rien moins que marquant, et son génie a été heuseusement équilibjé pour qu’il devint le scribe du Conmmandeur Viger, qui ne souffrait point de contradicteur. Un jour que je le poussais au bout du mur, le Commandeur me dit bien péremptoirement, qu’un homme de tre::te ans ne devait pas en savoir aussi long qu’un de soixante et dix, d’où il suit que dans les armées du granc Condé, de Chartes XII et du général Bonaparte, il y avait au moins vingt colonels qui auraient mieux fait qu'eux! Je ne suis pas sûr des autres membres ; je connais cependant le Secrétaire, M. Baby, gentilhomme par son education comme par sa caste, auquel j'ai répondu néaninoins »rivément, que le Commandeur, qui me visitait fréquemment, ne n'ayant jamais dit mot de sa société durant sa vie, je ne pouvais en faire partie après sa mort. Ceite réponse n’était qu’un prétexte, car j’ai un préjugé contre toutes les sociétés historiques, d’où jamais historien west sorti. Si je puis dire de l’Académie Française, que le nec plus ultra de la plupart de ses membres est de faire une édition d’un auteur connu exrichie de notes, pour sot-
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dre lui-mèê bcri es a ses écrits ; cependant, rieu ne me nt nr age que si l'on voulait m’attribue, ce por- ‘Ona Dons: e La Fontaine le rhéteur De Fivas : qui laisse os bon de sa naïveté ; c’est une naïveté DR Hé eal A | s Ar woup de malice. Ce n'était n
en enfant ni en imi on 9: . ; monde” pumiste qu'il avait envisagé ‘«
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J’adme D diras . | té a que Je puis être justement accusé d’avoi: était mort en Elo après avoir dit que Jocelyn Wailer Angleterre re Nan l'ai fait aller plus tard er meîte que ‘oett = eilson, pourvu que, d'autre part, on ad comparée à een est comme 1 est à 100 la Shoiété Histori ertance par laquelle le fondateur de que Mgr.Den rique à fait dire à M. de La Roche-Héror été inhumé Ep qe seul évèque de Québec aui n’ait pas St. Vallier Du se cathédrale, tandis que Men Le D’Esglis … Bail tes de Mornay, Dosquet de Poatbriand Notes Han oué RNA PA NE D été ailleurs.
on MT. ble alt, quant à Pontbriand, était d’autant dll DAbE à : e ie ignoré, qu’en conséquence du d Ë le Conseil $ m, toutes les autorités coloniales y compr il Supérieur, suivirent l’armée à Montréal n
Ct ; IASTEAUFORT, Minerve DU 15 JANVIER 1859.
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Es DER ivement le premier écrivain qui ait Dr g eur. Après avoir cité tn extenso les do-
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oumens par moi cités partiellement, ce qui était facile une fois que j'avais indiqué où les prendre, mes adversaires continuent : ‘“ Dès 1852, on connaissait donc cette prestation de serment, et par conséquent l’existence de Chasteaufort. Les documens seigneuriaux contenant cette prestation de serment, étaient soumis an jugement de la Cour Seigneuriale, dont les premiôres séo: :es ont été tenues en 1855, la premiere de ces séances ayant été ouverte le 4 Septembre. C’est cette année-là même que M. Bibaud a publié les ‘“ Institutions de l'Histoire du Cavada” dans lesquelles, à la page 71, se trouve rapporté» presque mot pour mot la susdite prestation de Foi et Hommage, sans dire néanmoins que cet acte soit tiré des documens seigneuriaux imprimés en 1852, sauf cerreur commi:2 par M. Bibaud en reportant à l’année 1637, ce qui avait eu lieu en 1635. (‘) Le Dictionnaire des Hommes Illustres n’a été publié qu’en 1857, et là, M. Biband reconnaît que la prestation de Foi et Hommage de M. Giffard “ se trouve dans les documens féodaux publiés par la Législature” c’est-à-dire publiés dès l’année 1852.
1 nous semble qu’il n’y avait pas lieu de tatonner en pareil cas.”
Revenons. ‘“ On connaissait donc &c. Mes adversaires ont fait leur logique in campis ; il ne faut donc pas admirer qu’ils raisonnent a baroco. Il y a une trentaine de documens imprimés qui prouvent que l'esclavage à existé en Canada, et cependant M. Garneau ne l’a pas su,—il prend même un document qui permet l'esclavage pour un document le prohibant. Il a failu que le Com mandeur vit mes Institutes pour se rappeler confusémen qu’il avait autrefois touché à cette question dans sa Sa-: berdache : bref, l'opinion universelle était que l’esclavage n’avait jamais eu lieu en Canada, et le Commandeur lui-même a mis bien du temps à se persuader qu’il avait existé de fait comme de droit. Les traités de Cugnet ont été publiés dès l’an 1775, et cependant personne n’y avait découvert avant moi que, sous les Français, il y avait en d’autres fiefs de dignité que la baronnie de Longueuil que le Procureur-Général donnait des conférences
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(*) On verra plus bas où mes zoiles ont découvert l’erreur.
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