‹ La Société historique de Montréal vs. Maximilien Bibaud [microforme]Chapitre 3 sur 3 · LE · texte numérisé non relu

LE

n’a absolument r 1 la

En

publication des Institutions de Bibaud, jeune, a fait mention de Chasteaufort. Cette même liste a été republiée a Londres en 1851, et à Paris @n 1855. Ii est donc certain que M. Bibaud, jeune, n’a j 18 inventé ce personnaze.

Je vous demande pardon, vous qui êtes si exncts, la Liste n’a pas été publiée, mais seulement imprimée x Londres et à Paris par le soin de Sir W. Logan ; mais je Commandeur m’a dit lui-même qu’elle n’avait pas pu être vendue ; quant à moi, je ne l’ai jamais lue.

J’ai fait entendre que la Législature n’est pas nn écrivain, que la Cour Seigneuriale n’est pas un écrivain : Hron peut frire une liste de gouverneurs et coler des autographes sans être uu écrivain, et je dis enii que fé Kelations des Jésuites ne sont pas un ecrivaiu , mois une publication faite en 1858, d’où e conclus que je demeure le premier écrivain qu ait parlé de Chasteaufort. Si je dis que je ne lai fait qu’en tatonnar t, celà est par trop modeste pour qu’on ait bonne grâce à n’en faire un crime.

Après l’apparition de mes Instituites, le Commandeur, jui ne me parla point de su liste, vint me montrer une uote manuscrite qui prouvait aussi l’existence de Chas teaufort ; j'ai bien ri sous cap de voir que la société taton- “ait assez pour ne la pas citer daus son premier article que Je pulvérise en ce moment ; je fis remarquer cette circonstance à M. Lévêque, Secrétaire de l’Institut Polytechnique : elle l’a citée depuis, mais il fallait produire ‘tte note en temps et lieu !

À propos de la Liste du Commandeur, vceici comment le raisonnerais, si j’en voulais à une réputation de laquelle je me suis porté pour garant vis-à-vis dy public, qu

et si j'éfais animé contre lui du même esprit qui anime sa séquel- ‘€ contre moi :

Les Gouverneurs et Lieutenans-C'énéraux sont relativement aussi importans pour nous colons, que le sont les rois pour les sujets métropolitains. Or, le Commandeur, lans ses Listes, trois fois imprimées, omet au moins deux rice-rois et trois ou quatre administrateurs de la domina-

teurs du Canada, publiée à Montréal en 1850, au bas de 44 ‘1 /n# son tableau d’autographes, c’est-à-dire, cinq ans avant In 1,7, #4

au mn telle

7 LA [A Ter

tion françuise, et sous les Anglais, il a installé à tort je générul Clitherow. N'est-ce pas comme si Sismondi, dans le Catalogue des rois de France, eût omis deux rofs, trois régens, et qu l eût inventé la régence du duc d’Orléans. Quoiqu'il en soit, jai en portefeuille des listes de gouverneurs-généraux et particuliers plus complètes de beaucoup que les siennes, outre celle des gouverneurs des Trois-Rivières, que vous ne trouverez point dans ses notes,

C’est dans son premier article que la Société me dit que mon Dictionnaire n’aurait point perdu de son mérite si le nombre des ‘ illustrations” eût êté un peu plus réduit. Dans mon Panthéon, j'avais, par anticipation, pre. té de cet avis, en éliminant, entre beaucoup d’autres, M. Duvernay. Quand je lui fis un article, ses fils me firent montrer des médaiiles qu’il avait obtenues des rebelles ; je les remis dans les mains du porteur, Mr, M. Marchand, en lui observant qu'elles avaient une tournure trop démocratique pour être à ma convenance : dans mon rôle d'historien, je suis inflexible, et serai toujours g'orieux de l'être.

NOTES POUR SERVIR À L’HISTOIRE DU CANADA EN SOUS ORDRE DE M. BIBEAU &Cc. Minerve du 17 Février 1599,

Quelqu'un m’a demandé ce qu’on voulait dire par mon Histoire du Canada en sous ordre, ce que j'ignore, parce que l'esprit de mes adversuires n’est pas clair.

La savante société devrait tenir à ne commettre aucune erreur de nom, elle qui me reproche mon Babineav : je m’appèle Bibaud. Elle trouvera ce nom deux fois aux premières pages des dits et Ordonnances Rovaux. Quant au titre de membre correspondant de la Société du Michigan, que je n’ai pas, et que la Minerve m'a attribué, il ÿ a quelque temps, je n’a1 qu’à accuser M. Bellemare en particulier, qui voulait faià. // lqu re sa cour à son patron, Mais je ne vois pus qu’il pât ap-

| prouver de nTRITES licences, car on sait qu'il n’enteudait pas badinage sur les noms et les qualités. Il prétendait ou devait prétendre, pour être conséquent, qu’il ne faut pas écrire au XIXe siècie, Vendôme, de Charbonnel,

à tort Île ismondi, eux rois, uc d'Orlistes de ilètes de \verneurs dans ser

, me dit »n mérite plus rétion, pred’autres, fils me »s des re- , Mr, M.

e tournuce : dans 1 toujours

N SOUS vrier

e par mOn re, parce

ttre aucu- 3abineaw :

»m deux rdonnan-

corres-

ai pas, €!

ps,je n’a oulait faial pât ap- ’entendait rétendait l ne faut arbonnel,

Le Jeune, Chauveau, mais bien Vandôme, De Carbonnel, Le Ieune, Chauveaux. Comme le Co

était rare en fuit de goût, il restait seul de sa mode! La Minerve ou la Société me permettront Bien ce petit badinage, elles qui sont toujours en quête d’une occasion pour insulter mon père ; et pourquoi cela ?....purcequ'il déserta cette feuille pour l’Amiz du Peuple, quand elle devint licencieuse. Quel est le fils dénaturé qui ne serait pas ulcéré au souvenir que l’auteur de ses jours a été injurié dans la Minerve, dans un article contre M. Bois, alors que son corps était à peine froid ou tout au moins durant sa maladie suprême !

Je n’ai aucune admission à donner pour défaut de galanterie envers aucune dame en particulier. Le docteur Chénier peut avoir ou n'avoir pas été membre du Parlement, et M. Papineau, avoir été élu pour Kent au lieu de Huntiagdom. Il est bien permis de s’aider des travaux déjà faits, quand il n’y a pas de raison particulière de s'en défier, et je dirai que pour les membres du Parlement, je me suis aidé du Catéchisme Politique de M. Gérin Lajoie, sans toutefois le rendre responsable d’aucune de mes erreurs en particulier. J’ai évité d'autant volontiers de me coucher sur les lourds journaux de lu Chambre, qu’ils me paraissent une œuvre digne d’être rangée dans la célèbre bibliothéque dont Rabelais nous «a transmis le mirobolant catalogue. Ils ne sont pasdit-on, vierges d'erreurs non plus, parce que tout ce quise publie sous les auspices de la Législature est fait avec une ncgligence d’espiègle, contre laquelie le Commandeur pestait tous les jours. Voyez par exemple les documens feodaux : Babineau y est répété à satiété. Je pourrais indiquer les pages, n’était que c’est un 7ob que je laisse à la société, attendu qu’il faut bien qu’eile s'occupe.

L’article de M. Cherrier est exact de tous points ; cependant, il n’est pas agréable à la Minerve par le temps qui court : elle ne le trouve pas assez anglomane. Mais M. Cherrier qui a refusé la magistrature et la mairie ; M. Cherrier qui a pris une attitude si noble dans la question du siége du gouvernement, est un géant qui peut écraser du talon Minerve !

La société me dit de voir si je n’ai pas fait deux Lauon d’un seul. Je n’ai que faire d’y voir, et je lui laisse

= fo —

Vonus prnbandi ; en attendant, je nie gratuitement ce qu’elle affirme gratuitement.

Mais dans l’article du 29 janvier, ne cite-t-elle ps une commission sans date de Jean de Lauzon, Gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France 1.... Je 11

Au ‘prie à mon tour de chercher si, dans la-Æiste du Com-

- mandeur, ile frouve un Jean de Lauzon Gouverneur e! Lieurenant-Générat, car malgré l'autorité de mon père et Z 18 . de Charlevoix, je crois, il m’a toujours nié que le gouvere DE. «XeÆ eur De Lauzonsappelt Jean. Il est vrai que dans une cine ee conversation, à laquelle était présent M. l'abbé, il pré Die Jens ani enquit que Lauzon fils, c. a. d. Jean, avait les même:

| —- CAES titres par commission de son père. Je trouvais une cer '{ : $nission du père extraordinaire, mais là-dessus il fesait un | inachronisme, et voulait que ce que fesaient de concert À frua un gouverneur et un intendant fût toujours obligatoire D] / mème envers le Roi, apparemment.(*) Parler d’intendans

a l’époque dont il s’agit (De Lauzon Charny était Grant Sanécha!) était un tel quiproquo que je dus écarter }: question pou" v’être pas obligé de le confondre. Le Com

i mondeur était faible dans la conversatio istorique ; # GRR, me PEN UIRE . ' . A :

mais j'avoue qu'il était fort avec ses notes, sans être pour “ela infailible. Ürune erreur, une fois faite, risque de

faire le tour du monde. Il m’a fait dire que le Chevalier de Longueuil est mort à Tours, je l’ai fait dire au docteur O’Callaghan : il y a eu un véritable courant électrique. (*) Si le Commandeur n’avait pas inventé l’Administrateur Clitherow, M. A. Boucher ne Paurait pas mis dans son Tablean Synoptique. J’abbé Ferland ayant publié que le Marquis de Vaudreuil avait épousé une D’Eschambault, je l'aurais répété si le Commandeur ne m’eût mis sur mes gardes. Pour fevenir aux Lauzon, il y a, sur eux, de quoi embourber un corps plus compétent que la société Ilistorique.

ES EEE un ee + mm me he ou ee mm et ne moon + +

(*) Le monarque avait nommé le vicomte d’Argenson.

(*) I] y a, dans le manuscrit du Commandeur sur les Le Moyne une date impossible. Quand il nous dit qu’ils signaient invariablement Le Moine, il est dans l’erreur ; l’abbé Faillon nous apprend le contraire.

uitement ce

elle pas une ouverneur ei dr Je ln te du Conouverneur el mon père et je le gouverque dans une abbé, il pré t les même:

ais une cer us il fesaitun at de concer!

s obligatoire r d’intendans était Grant Jus écarter l:

dre. Le Com istorique > sans être pour ite, risque de ue le Chevahit dire au docourant électrinié l’Adminisit pas mis dans ayant publié ne D’Eschamne m'eût mis bn, il Y à, Sur ipétent que la

\rgenson.

sur les Le Moyls signalent Inabbé Faillon nous

COMMENT MON PANTHÉON ET MES ERRATA DONNENT DES CONNAISSANCES HISTORIQUES A LA SOCIÉTÉ HISTO- RIQUE.

Dans l’article du 15 janvier, on trouve que le seigneur triffard n’a pas prêté serment en 1637, mais en 1635, parce que je l’ai découvert le premier dans les Erratu de mes Instit'ites.

Dans ceiui du 29 janvier, on a vu que Bacqueville de La Potherie et Jacques Leneuf de Lu Potherie ne sont pas le même personnage, parceque je les distingne dans mon Panthéon, outre Le Roy de La Pctherie, que mes zoïles ne connaissent point.

Dans celui du 17 Février, c’est par mes ÆErrata qu’ils ont découvert que, dans l’article Girouurd, il faut dire St. Benoit et non St. Eustache.

C’est par mes ÆErrata qu’ils ont découvert, dans le dit article, l'erreur qui concerne les De Sales Latériére.

C’est après avoir lu dans le Panthéon “ Babineau ou plutôt Robineau,” qu’ils ont déccivert qu’ii faut dire Robineau. On voit que ce n’est pas une science préconçue que la science de la savante société, rt qu’elle est de seconde main. Mais elle a cru couvrir ce manque de genullesse flagrant par un grand flux de citations qu’elle me lance à la tête. (*) Ce n’est pas merveille pour des scribes ; mais que pouvait-on attendre de plus ?.... quan is ont perdu le Commandeur, ils n’en étaient pas encore au be be de l’histoire, ils n’étaient parvenus qu’à ou vers la troisième lettre de l’alphabet. Quand la Prusse attaqua isolément Bonaparte, il s’écria que c'était une mutinerie de collége ; j'accepte aussi la présente levée de

boucliers comme une rebellion de gilotins mal appris. Et cependant je me sens vulnérable sur'un point ; Je suis

(*) J’ai bieu le droit d’être surpris qu’ils ne m’aient pas reproché un article du Dictionuaire qui commence par L.; mais ils savent, voyez-vous, faire acception de personnes. Quant à moi ce qui prouve que je ne suis pas incorrigible, comme M. Garneau, c’est qu'après avoir dit que le juge Monck avait déclaré l'esclavage contraire à la constitution anglaise, j’ai corrigé, parce que jai cru que M. Hodgins disait mieux que moi en attribuant cette assertion uu juge Osgood ; et c’est moi qui avais raison.

wlcéré de la tactique insidieuse au moyen de laquelle mes ennemis m’ont provoqué et me provoquent à commencer la démolition dune réputation que j'acceptai d’abord de si Don cœur, et te Val Ent fiUpour édilier témoins le Catalogue de la Bibliothèque du Parlement, le Courrier du Canada, l'Ordre, le Pays, le Herald et les journaux qui ont parlé de la mort du Commandeur. A-t-il été loué autrement que dans les propres termes du Dictionnaire ? Et n’ai-je pas reproduit sans commentaire, à la suite des Machabées Canadiens, le compte rendu de M. De Bellefeuille, où il dit avec plus de bonne intention que d’exactitude, que celui qui nous a été enlevé aimait à communiquer ses notes et que personne ne le savait mieux

que moi ?...., Oui! j'ai pardonné en temps opportun les tqts du Commandeur envers moi. Mais les torts de ses

deux acolytes, qu'ils retombent sur leurs têtes et sur celles des leurs. Je les loue du zèle avec lequel ils ont veillé au chevet du mourant ; mais ils n’auront pas à se glorifier de m’avoir en quelque sorte, fait refuser l’admission, quand je me présentai pour le veiller ; ils ne se glofevsse rifleront point, je l'espère, de ne m'avoir pas invité aux / obséques ! Je leur offre la paix ou la guerre, comme Q. Fabius aux Carthaginois ; paix si l’on veut, mais d’estime, jamais, entre eux et moi. Je dis entre eux et moi, car l’estime doit être une chose réciproque ; or je leur refuse la mienne, et celle dont ils parlent dans leur troisième correspondance, je la dédaigne !

Des Presses de Cérat et Bourguignon.

quelle mes commencer d’abord ds témoins le le Courrier es journaux A-t-il éte du Dictionntaire, à la endu de M.

1e intention levé aimait savait mieux opportun les__ dé se set sur celquel ils ont ont pasà se user l’admis- ]s ne se glo- S invite avi te aux >, comme Q.

mais d’estieux et moi, or je leur res leur troisiè-

pla

LA SOCIÈTE HISTORIQUE BE MONTABAL

vs

Cause No. 2.

Je croyais que mes ennemis en avaient assez : mais, comme les mauvais anges de la tradition, ils prennent courage de leur nombre et d’une malhounêteté sans remède, et ils s’'animent les uns les antres. Grand émoi pourtant parmi la turbe ignoble, quand parut mon précédent pamphlet ; ils employérent un runner pour aller dire de porte en porte que je ne triompherais pas longtemps, car il allait paraître un aom responsable tel, qu'aussitét qu’il serait décliné, je devrais m’incliner. (Quel était donc ce nom important ? Selon les uns c’était un surintendant, selon d’eutres, c’était un juge’; Touiefois , Il était expressément défendu au dE runner de divulguer le nom avant qu’il parût dans la gazette.

.Bref le dit nom n’a point paru. Seulement une pa-

“l\yodie misérable. parvint à la Minerve à point nomme

“kavec üne prétendue réponse au docteur Meilleur.

mais non signée. Si cette palinodie n’eût pas été réeliement le procès-verbal d’un conciabule, un homme qui se serait cru un gentilhomme et qui venait nous conter

qu'il regrettait d’avoir exposé à nes atfaques des hom-

mes qui métaieat pi DRSCONREUIES, RUE ; it,— tout le monde l'a senti, —pris le parti de décliner son nom ou de ne plus reparaïître dans Ta gazette. Bien Toi den ugir avec une telle gentillesse ou avec nne pareille prudence, voici au contraire ce que le folliculaire (en effet ce n’est pas moi qu’on appelle à bon droit folliculaire, mais bien précisément les zoïles sans noms,) avait dû se dire, si vraiment il était seul : “ Je sens bien que je ne suis pas un geutilhomme et que je n’ai rien à perdre : je

fs e Fr ; " “ ? 7.2 Tente.

(ét dou ca Ca É. Jaracre. Ce D D «lgumel

sn fs

fais aussi bien d’être menteur.” Aussi a-t-il menti trois fois dans l’article de gazette du 8 Mars : la préntière fois en disant que j'avais eu tort de me fâcher d’une critique pleine de bienveillance, la'seconde, en disant effrontément aux lecteurs de ma brochure que j’avouais que sa critique était exacte quant aux faits ; la troisième, en disant que j'avais parlé des “ élèves de M. Viger ” tandis que j'avais parlé de ses écoliers. (Mes ennemis nrappélent écoliers à leur tour, mais il n°y a là rien de fort Piquant. Quand un petit garçon dit à un autre petit garçon, tu as menti, tu chnigues, celui-ci ne trouve rien de plus neuf à lui dire “non, c’est toi qui a menti, c’est toi-même qui chniques) ; (1) Il est dit dans l’article du 24 Mars : “Son Dictionnaire des Homme Jllustres à déja été cité une fois à l’étranger par M. O’Callaghan, et la citation même contient une erreur.” Quel est le but de mes ennemis ? Ils savaient bien que je serais là pour dire que cette erreur est l'erreur de M. Viger qui, de ce que le Chevalier de Longueuil résidait à Tours, en : conclu qu’il était mort à Tours, ce qui n’est pas vrai. Mais ces misérables guerillas savent qu’ils n’ont rien perdre, et quant à leur fondateur, ils ne se soucient auères de ce gen le mettant sans cesse en avant, ils le leront éclabousser : ce n’est pas [ui qu'ils aimaient, ce sont ses notes, qu'ils sont parvenus à smogler. Je m’occupe Toit peu de dates selon eux — S'ils Me preuvent qu'après avoir été remplacé en conséquence de la bataille de « Walcourt, où il fut battu par le prince de Waldeck et par le comte de Maïlboroug, le maréchal d’Humiéres ne resta pas à l’armée de Flandres, ils auront raison sur un point. Je trouve que Monsieur de Longueuil fut aide de camp du maréchal dans les mêmes sources où le

C‘ommandeur a puisé son peti‘ cahier, sources auxquelles j’ai eu plus d’accès que lui. S’il se trouva aux mas-

(1) Quant au générai Clitherow, sur le nom du quel le commandeur a fini par mettre une barre d’encre, s’il a été député vouverneur, il ne fallait effacer qu’à moitié ; si le général Rowar 1 été député gouverneur fee qui pourrait bieu être, quoique l4 turbe ne s’en doute guères) il fallait le dire, il fallait surtout dire que sir James Stuart l’a été, Tout cela aurait considérablement

nrishi sa fameuse liste à si vaste réputation euro péenne !

menti trois mière fois je critique frontément ue sa criti- , en disant tandis que s nrappéy de fort pie petit garve rien de nenti, c’est rticle du 24 tres à déja ghan, et là st le but de ais là pour x qui, de ce l'ours, en :

est pas vrai.

n’ont rien ‘ ucient guè- Avant, ils le lent, ce sont Je m'occupe ent qu'après bataille de Wald eck et Jumiéres ne ison sur ul euil fut aide urces où le es auxquela aux mas-

quel le com- | a été députe rénéral Rowat re, quoique l it surtout dire sidérablemen!

éenne !

sacre de Lachine, il ne combattit pas en même temps en Flandres. De plus, les Documens de Païis ne sont pour moi une autorité que quand ils n’ont pas tort, et là turbe aurait dû discerner qu’il ne s’est pas écoulé deux ans entre le Massacre de Lachine et le siége de Québec. Assurément si un homme a été faible sur le chronologie, c’était bien le Commandeur. Dans la Bibliothèque Canadienne, il place sous l’année 1766 des Ordonnances du Général Murray, qui n’était plus en Canada à cette époque. A la page 30 de sa Liste de Curés, Mgr. Bourget émane un décret en 1641. Ce laborieux antiquaire et véritable compilateur (mot dont la Société Historique ignore la véritable acception) (2) m’a beaucoup recherché comme je puis le prouver par deux de ses lettres. Il m’apporta son petit cahier sur les Le- Moine à la soirée savante que M. Chauveau donnait à M. Desplaces. Je le lui reportai le lendemain, apres ’avoir montré, en passant à l’Hôtel Donegana, à ce Français distingué, auquel il ne me fut »as possible de faire concevoir une haute idée du livret en question. Je fis apercevoir au Commandeur qu’il était impossible que M. de Labarre eût recommandé un Le Moine pour un service national particulier avant l’époque où ce service fut rendu ; et dans une autre circonstance, voyant que, dans un autre cahier, il dit que le premier Salaberry du Canada fut créé chevalier de St. Louis en 1766, je lui ya, 004 observai qu’il n’était pas probable que le roi de France eût distribué des croix de St. Louis en Canada, sous la domination anglaise, et qu’il avait sans doute mis un pour un 5. Le Commandeur à fait faire une faute à M. Chauveau au sujet de Louis de Salaberry, et il aurait pu m'en faire faire deux autres sur le même individu. Ce

Gtes t cest] 4

CVicet

(2) Je conseille à ses membres de lire en commun le traité des preuves de l’Histoire par le R. P. Griffet. S. J. Il y établit la distinction à faire entre un compitateur, qu’il compare à nn ouvrier ou manœuvre, et l'écrivain, qu’il compare à l’architecte. Les Foedera de Rymer sont une compilation. Pour être compiiateur, il suffit d’amasser des documens et de les assembler ; le commandeur n’était pas même en état d’as-embler ceux qu’il trouvait, d’ou il suit que. je l’honore trop en l’appelant compi- ‘ateur,

28 Ag 2

gentilhomme fut porté au premier Parlement Provinciui. M. Viger me disait que les Anglais de la Chambre lu: firent des objections et qu’il dut se retirer. Sir James Craig dit au contraire qu’il fut de tous les Parlemen. jusqu’à sa nomination au Conseil Législatif. J'ai écrr que ce gentilhomme fut Colonel de plusieurs bataillon: de milice : le Commandeur n'a dit que cela était impossible, et quand je lui mis sous les yeux PAlmanach de Québec pour 1814, il lui fallut prendre ses lunettes et y regarder, longtemps. Le fait est que M. de Saluberry était Colonel divisionnaire. Si j'ai été sur mes gardes en cette circonstance c’est bien lui qui m’a appris que le Pinces ——-—) gouverneur De Bienville était neveu de M. D’iberville : Lil: l'abbé Verreau m’a reproché verba'ement de ne lui avoir LU ASS —— {pas tenu compte de cette découverte. Je savais par sou [E2 cahier que Charles Le Moine avuit eu plus de sept fils, et Jai mentionné quelque part ses filles, nommément celle / qui épousa M. de La Chassaigne, que le Commandeur . a oublié de mettre parmi les Gouverneurs où Comman- ) dans de Montréal; mais parmi ses fils, je n’ai dû parler que de ceux qui sont connus dans l’histoire : il n’y a que « Ja mauvaise foi qui puisse faire dire à mes adversaires | que ça été là l’intention de Lévn Guérin et que ce n’est pas la mienue. . M. Viger fait mourir à 45 ans le chevalier de Beaujeu, dont le père ne s’était marié qu’en 1712, du moins selon les originaux ; (3) il était donc . bâtard ? On a vu dans mon précédent pamphlet la prétention inetfable du Commandeur cuenaee le rôle qu’avaient à Jouer les Commandans Généraux de Ja Uolonie. Par un contraste aussi inénarrable, il a avancé dans la chambre de l’abbé Verreau, en présence de l’abbé. de M. Bellemure et de M. Régnaud, que les titres de Lieutenant-Général de la colonie sous les Français, et + de Capitaine-Général, sous les Anglais, ne donnaient

(3) Comme Pétau et le chevalter Marsham, quand les dates ne s’accouplent p:8 bien, je les combine sans m'occuper de ce que diront lee écoliers, : J’adoptni 1702 et j’aptai, pour la mort de M. de Bienville eritre 1765 et 1769, que portent tour-à-tour les originaux. Par mon expédient, ‘le cornmaudeur ne radotait pas : mais je veux bien faire u: pas pour me recouciliet avec sa bell: société, et je remets les choses comme avant.

Provincial.

hambre lu:

Sir James | Parlemen:

, J'ai écrr 8 bataillon:

était 1MpPOS- Imanach de unettes et \ e Saluberry mes gardes ppris que le D’iberville :

ne lui avoir vais par S01 le sept fils, et ément celle ommandeur ou Commann'ai dû parler il n’y à que s adversaires que ce n’est ans le chevamarié qu’en il était donc pamphlet là hant le rôle ux de la Lo- >, il à avancé nce de l’abbe.

e les titres de s Français, €!

e donnaieñ!

nd les dates ne uper de ce que br la mort de M.

r-à-tour les ofi-

e radotait pas :

et avec ea belle

aucun contrôle sur les opérations de guerre. En ce cas, 1 est bien singulier que le rôle de l’Admiuistrateur ou du (rouverneur sans Commission uu intérimaire fût si différent de celui du Gouverneur commissionné. Mais vous. autres, qui aimez qu’on vous cite des originaux, voyez le Procès-Verbal du Conseil relativement aux attributs respectifs des Gouverneurs et des Intendans, cité dans mes Institutes, et lisez surtout les Instructions de Vaudreuil à Montcalm dans les documens édités par M. O’Callaghan. Du reste, si le Commandeur a été mauvais

chronoloriste et surtout mauvais publiciste, cela ne l'empéchera point d'avoir été un brave homme ou même un

homme brave, si la fameuse société historique parvient : nous le prouver. Seulement, ici, il pourra se faire que des originaux ne suffisent pas. S’il eût été aussi amoureux de la vérité que le dit la clique. il n’aurait pas dicté, sur ce point, des éloges de lui-même, et quand il a reproduit dans la Minerve le Rapport du Secrétaire Walker, 1! n'aurait pas omis le passage qui me concerne, encore moins ajouté que je suis membre correspondant de Ja Société de l'Etat de Michigan, tandis.que J'en suis membre honoraire, aussi bien qu’il lPétat lui-même. Le

Commandeur ne se possédait point quand on prononcait devant lui le nom de M. Bois. Puisque la celébre

société compromet sans cesse son patron et se cache derrière lui, voudrait-elle bien aussi nous raconter

un petit tra't de jalousie qui est échappé au Commanleur à mon égard sur son lit d ) M. OCallaghan

( or a CIté mon Drotonnanre MIT a été cité par lui, il a été

cité par le docteur Zenaer, il a été cité par le Secrétaire Walker, il a été cité par M. H. E. Chevalier, il a été cité à la gloire de M. Viger, à la suite d’une liste de ses

es chétives, dans le Catalogue de la Chambre ; il à été cité par tous les journaux qui oni parlé de sa mort, et

pour la peine du téméraire plaideur, je condamne la soidisant société historique à relire l’opinion de la presse qni est à la fin du Dictionnaire. Mon père disait souvent à son ancien condisciple : ‘“ Jacques, comment veux-tu qwon te prenne en faute, tu ne publies jamais rien.” Pour moi, je n’ai plus, pour cette fuis qu’une erreur à reprocher à M. Viger; dans son œuvre 2n/finiment im-

portante qui est une liste des curés de quelques paroisses.

RS ee

il dit qu’il y a à Rigaud une bonne école de garçons dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes, tandis qu’elles est dirigée par les Clercs de St. Viateur. Je ne dirai pas que le Commandeur salissait du papier, comme la société le dit de moi: je dirai seulement qu’il écrivait excentriquement des minuties. (4) C’est papier sale, ditesvous que mes écrits; Mais 1] n’y a que la clique qui le dise, et la vérité choque plus que le mensonge. La vérité! je vais vous la dire. La Minerve était un papier sale qnand feu le Grand Vicaire Paul Loup Archambault la renvoyait, par lettre imprimée dans l’Amz du Peuple, oomme une feuille licencieuse ; la Minerve était un papier sale quand elle ornait ses colonnes d'annonces de celle du Semeur, “ journal publié dans les vrais intérêts des Canadiers Français ;” la Minerve était un papier sale, quand elle ir.sérait une correspondance contre une sentence du juge Bruneau qui déclarait nul un bail pour mauvais lieux ; la Minerve était un papier sale quand, durant les élections, elle fesait dire à Mgr. de Montréal des choses qu’il n’a jamais dites, et la Minerve est encore un papier sale à l’heure qu’il est! Pour la façon de la

ro

(4) Il est futile en général de discuter sur les circonstances secondaires des faits historiques, à propos des quelies il n°v a jamais deux historiens qui s'accordent complètement. “ Selon les Grecs, dit Hérodote, lo a été enlevée comme je viens de le raconter ; selon les barbares, au contraire, ce fut comme suit :” Tout ce qu’on sait, c’est que Lo, fille d’Inachus, fut enlevée par des Phéniciens. On sait aussi que Louis XIV franchit le Rhin, pour pénétrer en Hollande, mais il est curieux de voir comme on s’est mépris sur les circonstance. L’opinion commune, dit M. Durruy {Histoire de France) était que toute l’armée avait passé ce fleuve à la nage, en présence d’une armée retranchée et malgré l’artillerie d’une forteresse imprenable appelée le T'holus. On ronnait l’Epitre de Boileau, et Bossuet s’écrie : ‘ Laissons le passage du Rhin, le prodige de notre siècle et de le vie de Louis le Grand.” Mais Bonaparte change un peu de ton. ‘“ Le passags du Rhin, dit-il, est une opération militaire du quatrième ordre, puisque dans cet endroit le fleuve est guéable, appauvri par le Wahal, et qu’il n’était d’ailleurs défendu que par une poignée de milice. Le Toll-Huys n’était, comme son nom l’indique, qu’une maison de péage.” Il paraît donc

que l’aigle de Meaux lui-même n’y voyait goutte.

1rçons didis qu’ele ne dirai comme la | écrivait ale, ditesque qui le . La veéun papier hambault lu Peuple, tait un panonces de is intérêts papier sale, re une sen- 1 bail pour ale quand.

e Montréal ye est encoaçon de la

jrconstances Lelies il n°v a bnt. ‘ Selon e viens de le mme suit :”?

fut enlevée V franchit le rieux de voir inion commutoute l’armée arinée retranable appelée ssuet s’écrie :

e siècle et de re un peu de tion militaire e fleuve est illeurs défenétait, comme 11 paraît donc

correspondance du 24 Mars, on voit que ses auteurs ainsi que ceux de la correspondance contre le traité de chimie, et des anciennes correspondances contre moi, ont ‘autant de goût pour la poésie que pour la botanique. J’oubliais de dire qu’il n’y a pas de faute à dire que Magdelon de Verchères était terrible comme une armée rangée en bataille, mais qu’il y en a une grosse à dire qu’elle défendit le fort de Chambly, et une bien plus lourde à ajouter que Madame de Latour défendit le dit fort de Chambiy, comme on le fait dans lEcho du Cubinet de Lecture. M. Bellemare n'a dit des noms dans la Minerve, il m’en à dit à l’Institut Cavadien-Français et il m’en a dit en pleine rue St. Vincent : tout le monde dit que ça n’est pas grave pour un conseiller de ville (City l'ather), et surtout pour un Directeur du Cabinet de Lecture Paroissial. Il est vrai que, copiste de notes, Inspecteur de licences, avocat après un examen continué (selon l’expression dont se se servit M. le Solliciteur-Général Rose pour ne pas trop peiner le candidat,) il cumule les qualités ès quelles l peut bien être gamin. (5) Je n’en veux pas à de jeunes amis que j'ai dans la Société enfantine : mais ils ne nieront pas la sagesse de l’adage “dis moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es” ni la sagacité dn loup de Lafontaine qui dit à l'agneau : “si ce n’est toi, c'est quelqu'un des tiens.” Je termine en citant ce qu'on dit de moi à étranger, “ M. Maximilien Bibaud LC, D.a fait un début marquant dans le monde littéraire par ses publications. Nous avons de lui.............. et le Dictionnaire des Hommes Illustres du Canada et

(5) Je dois à M. Bellemare de dire que cet examen ne fut pas continué audelà de la Fête-Dieu, et qu'il put figurer à Ja procession en costume de Palais. C’est dans cet attirail qu’il parait aux séances annuelles de l’ilinstre société. L'abbé Verreau 8e contente (mais il fait ça avec la pius grande coquetterie du monde] de jeter son manteau romain sur ses épaules, I1y x

“Jun membre honoraire qui se rend en habit de cour (homme /. {d’une politique fédérale et littérateur de l’école des romantiques où anticlassique, éditeur d’une histoire de Québec qu’on dit apocrvphe. 1] écrit aussi dans ja iuépe.] Les antres membre sont vêtus comme de simples particuliers, pour ne point effacer ces illustrations nationales.

A De

de l'Amérique. Nous recommandons la lecture de ces ouvrages. Ils montrent de la recherche et des connaissances des luis de la eritque.” M. Walker écrit : ‘“ But itis not now too late to return to you, and through you to‘ Mr. Bibaud the cordial thanks of the Society for the valuable contributions to our historical collection. Un:tortunately I am not familiar with your beautiful languuve, but judge Campbell, one of our officers, and wh: IS every way competent to pass upon tne merits of the works, speaks highly of them.” Malgré ces éloges je suis prêt à en passer par ce que dit si sensément Blackstone dans la préface de ses Commentaires. ‘Si mor livre n’est pas bon, tous les éloges qu’on en écrirait n’en teront pas un bon livre. Si au contraire il a du prix, tou le mal qu'on en dira n’empêchera pas qu’il soit un bor livre.”

Cénar FT BOURGUIGNON, IMPRIMEUR*,

8 de ces connais- .: But ugh you for the n. Unlanguu and wh:

ts of the loges je ; Blacks- “Si mor rait n’en rix, ton!

t un bot

Page 1