SCÈNE V
CHARLES, ieul; puis HENRIETTE.
CHARLES. Et l'on ne peut tenter de lui sauver la vie sans lui donner la mort !... Mais il existe quelqu'un qui vengera cette femme ! Et sur qui?... Toute celte histoire est enveloppée dans de sanglantes ténèbres... les lois... u'adiuetlcnl pas de nouveaux jugements
pour les contumaces. , . mais les hommes peu vent écouter une justification... ils nelevcu" lent pas... ils l’ont eherchée dans l'oiubre. Il s la tuent par humanité... Et [Minrlant ce n'p»t pas elle qui a fait tuer le père du roi... Oh ! terrible et profond mystère... qui fait que l’innocente et|iirc h cette heure dans les bras de son enfant!... ( Apercevant Henriette, qui parait égarée.) Henriette!... Morte, n’est-ce pas?
HENRIETTE. Non!... je l’ai sauvée!,., je l'ai perdue!... je n’ai pas eu le courage de laisser mourir ma mère !
Charles. Qu'aveî-vous fait?
HENRIETTE. A peine venait-elle de s'agenouiller. qu'une affreuse contraction s’empara de tout son être... Ses brasse tordaient, ses yeux se voilaient, et moi, je n’ai pu voir sans perdre la raison la souffrance île ma mère! J’ai profité de son évanouissement convulsif pour lui faire Ixiirc le contre- poison. Aussitôt son visage a repris son câline, une faiblesse a remplacé son délire... Elle m’a laissé la guider jusqu’au lit où elle s'est étendue... maintenant elle respire eu dormant, et moi... je suis accouru près de vons, heureuse, é|amvantée, folle, éperdue, car j'ai peur île ce que j'ai fait!
Charles. Si nous | son ions renqiorter, la cacher.,, la faire fuir...
HENHIETTE. Mais ruminent?
Charles. Cherchons!..,