‹ La soie au point de vue scientifique et industrielChapitre 103 sur 151 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Nous- devons à M. Léon Permezel, fabricant de soieries à Lyon, an intéressant travail sur l'industrie des soieries^ L'ai#c'ur étudie, dans les différents pays,. la production 4es

1 Léon Permezel, fabricant de soieries, Lyon : V Industrie lyonnaise de la soi^\ imp. AU". L. Perrin, 1883.

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étoffes de soie, au point de vue de l'origine et de l'état actuel. Les statistiques présentées par M. Permezel s'arrêtent à l'année 1881 ; nous avons pu les compléter en ce qui concerne la production française, au moyen des chiffres publiés par le Bulletin des soies et des soieries de Lyon.

Lyon. — On trouve à Lyon, de 1417 à 1478, trois ateliers de tissage ; en 1554, le nombre des métiers s'élève à 12.000. La nouvelle industrie se développe avec activité, lorsque la révocation de l'édit de Nantes (1685) arrête brusquement son essor. Un grand nombre d'ouvriers tisseurs émigré et va porter à l'étranger l'industrie des soieries ; à Lyon, le nombre des métiers tombe de 12.000 à 2.000.

En 1739, nous trouvons 7500 métiers, occupant 48,500 ouvriers divers.

En 1753, 10.000 métiers et 60.000 ouvriers.

En 1787, 18.000 métiers et 80.000 ouvriers.

La Révolution de 1789 remet en question l'existence de la fabrique lyonnaise. Il n'y a plus, en 1800, que 2500 métiers en activité.

Mais l'invention de Jacquard vient produire une impulsion nouvelle ; le nombre des métiers augmente chaque année. On trouve :

Ea 1813 12.000 méliers

— mi 27.000 -

De 1815 à 1830, se place une évolution importante dans rindustrie des soieries. La soie est alliée aux autres textiles, et l'on recherche, dans les tissus, le bas prix en même temps que 1 effet décoratif. L'emploi des soieries se généralise par une répercussion naturelle; puis, les progrès de la teinture, l'adoption des métiers mécaniques permettent à la fabrication lyonnaise d'adopter de nouveaux perfectionnements et d'augmenter sa production.

En 1881, on compte d'après M. Permezel : 100.000 métiers à bras, 20.000 métiers mécaniques.

Il ne paraît pas que ce chiffre soit actuellement dépassé.

D'après l'organisation même du travail des soieries, la totalité des métiers à bras existant est beaucoup plus grande que celle des métiers employés en moyenne. C'est là un des privilèges de la fabrication lyonnaise de pouvoir, quand cela est nécessaire, augmenter beaucoup la production de certains articles.

D'après la notice annexée au Catalogue de V exposition collective de soies et de soieries, organisée pour 1889 par la Chambre de commerce de Lyon, la Fabrique lyonnaise aurait occupé, en 1889, 90.000 métiers sur lesquels on compte plus de 20.000 métiers mécaniques.

Ces derniers sont installés à Lyon et dans les départements voisins. Le nombre des métiers mécaniques est exactement connu par le rôle des contributions. Voici leur répartition par département :

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