COQUE JAUNE DES CEVENNES COUCHES EXTÉRIEURES COUCHES
GOMME pour 100
Essai 1. . 31,45
Moyenne. . 31,47
FIBROINE
pour 100
Essai 1.
Moyenne
IiNTERIEURES
GOMME FIBROÏNE
pour llO pour 100
En résumant tous ces résultats on trouve :
GOMME FIBROÏNE
pour 100 pour 100
Blaze 44,40 55,60
Coques couches extérieures. . . . 31,47 68,53
— entières 29,30 70,70
— couches intérieures. . . . 26,72 73,28
Les premiers fils jetés par le ver sont donc les plus riches
en gomme et la quantité de gomme diminue constamment jusqu'aux derniers fils.
i)\ FILx\TUKE DES COCONS
Les conclusions de M. Francezon se sont trouvées com- Hrmëes de la manière la plus inattendue : MM. Sicard et Raulin, professeurs à la Faculté des sciences de Lyon, examinant la proportion de fibroïne et de grès contenue dans les glandes de la soie, ont trouvé que le grès préexistait dans les organes de la soie et qu'il formait avec la matière colorante une sorte de gaine autour de la fibroïne. Les parties antérieures du réservoir renferment une épaisseur de grès plus grande que les régions situées à Tarrière et Ton peut s'expliquer ainsi que les parties extérieures du cocon soient plus riches en grès que les couches internes.
Étude de la bave, — La connaissance des principales propriétés phj^siques et chimiques du cocon nous donne la clef des pratiques employées en filature. Mais ces éléments doivent être complétés par l'indication des propriétés physiques des baves.
Le fil continu jeté par le ver pour le tissage de son cocon peut mesurer, nous l'avons vu, douze cents mètres de longueur, sans solution de continuité. Toutefois cette mesure n'a rien d'absolu: elle peut varier, dans des limites très étendues, de trois cents à quinze cents mètres. Si l'on examine au microscope une bave de ver à soie, elle se présente sous forme d'un cylindre aplati avec une rainure longitudinale médiane qui se reproduit sur les deux faces, ce qui donne à sa section transversale l'aspect d'un huit un peu étranglé. Cette cannelure correspond à la soudure des deux brins qui ont formé la bave au moment de l'excrétion de la matière fluide. En efî'et, les glandes de la soie étant au nombre de deux, émettent chacune un brin qui se soude dans l'émission pour constituer la bave. Parfois la soudure n'est pas complète (fig. 33).
La largeur des baves de Bombyx mo7^i Ydivie de dix-huit à trente-deux millièmes de millimètre. La ténacité, exprimée par le nombre de grammes que peut supporter le fil sans être rompu j est comprise entre quatre et treize grammes. On