‹ La soie au point de vue scientifique et industrielChapitre 41 sur 151 · VERS A SOIE ELEVES EN ' 15 N A SI · texte numérisé non relu

VERS A SOIE ELEVES EN ' 15 N A SI

Finesse moyenne. 30,6 26,6

Ténacité — 9,6 7,4

Élasticité — 12,5 10,3

Titre moyen 0,146 0,132

Les baves asiatiques sont donc, pour les mêmes races, plus Unes, moins tenaces et moins élastiques que les baves d'origine européenne. Il est difficile de trouver la raison de ces différences. Faut-il en faire remonter la cause aux climats, à la nourriture des vers, aux modifications subies par les races dans leurs évolutions ? C'est là un problème complexe

DKVIDAGE DES COCONS 1)7

dont il est impossible de trouver, actuellement, la solution. Toutefois, comme il est évident a jmori que les éléments concourant à l'éducation des vers diffèrent en Asie et en Europe, on doit admettre, par une conséquence naturelle, que les fils provenant de ces éducations peuvent ne pas posséder, nécessairement, des propriétés identiques.

Les baves que nous venons de décrire forment, par leur réunion, la soie grège, mais dans le cocon les baves sont unies entre elles par la coagulation de la soie au sortir de la filière du ver; l'âme de chaque fil, constitué par la fibrome, se trouve emprisonnée dans la gomme ou le grès complètement solidifié ; or, si les bains de savon bouillant, si les solutions alcalines ont la propriété de dissoudre le grès, Teau chaude seule la ramollit suffisamment pour permettre le décollement des fils. Par suite, le dévidage des cocons, la soudure des baves entre elles et la formation de la soie grège deviennent possibles. On a utilisé cette particularité pour le tirage de la soie. Cette opération, fort simple en principe, nécessite des conditions spéciales de mise en train et d'application que nous nous efforcerons de décrire.

Dévidage des cocons

Primitivement, pour tirer la soie des cocons et obtenir la soie grège, on plaçait ceux-ci dans des bassines remplies d'eau chaude; les baves ramollies étaient étirées en faisceau qu'on enroulait ensuite sur un tour mû à la main. Cette méthode est employée encore de nos jours en Asie pour l'obtention de la soie grège (fig. 34).

Depuis le commencement de ce siècle, le dévidage des cocons a été l'objet de nombreux perfectionnements. On s'est attaché surtout à obtenir des fils de soie grège parfaitement réguliers, ayant le métne diamètre sur toute leur longueur, présentant une résistance et une élasticité homogènes dans toutes

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