IMPRESSION
M. Schutzenberger classe pourtant les principaux dans des catégories spéciales.
Tout d'abord il distingue des couleurs d'application mécanique. Une couleur insoluble, Toutremer, par exemple, est imprimée en poudre impalpable sur le tissu et fixée par l'in termédiaire d'un corps qui devient solide et généralement insoluble en présence de la fibre, comme Falbumine.
La matière colorante peut se combiner au tissu et, dans ce cas, l'impression permet de produire deux eftets différents : on imprime préalablement sur le tissu écru une préparation qui s'oppose à la teinture (réserve) et on le teint ensuite, ou bien on imprime sur la pièce préalablement teinte une préparation appropriée capable de détruire localement la couleur fixée (enlevage).
On peut aussi imprimer la matière colorante en solution épaissie, sur fond écru ou teint, et déterminer une véritable teinture en exposant le tissu à une chaleur humide, généralement à l'action de la vapeur d'eau. C'est une véritable teinture sur place, par l'intermédiaire de laquelle on peut réaliser tous les effets de dessins désirables. Les couleurs ainsi obtenues sont appelées couleurs vapeur.
Parfois la couleur ne fait pas corps avec la fibre qu'elle imprègne, elle n'est pas combinée chimiquement avec elle ; il est nécéssaire, dans ce cas, d'employer des mordants (sels métalliques) qui interviennent non seulement comme fixateurs mais souvent comme modificateurs de nuances. On peut imprimer le mordant et teindre ensuite dans le bain de matière colorante. Les phénomènes de coloration ne se produisent que sur les points mordancés. Si, au contraire, c'est la matière colorante qui a été imprimée, le mordant est fixé uniformément et la teinture se fait sous l'influence de la vapeur d'eau.
Il existe encore beaucoup d'autres méthodes d'impression; la matière colorante peut être fixée par oxydation directe ou indirecte; par double décomposition, etc. Tous ces procédés, d'un usage beaucoup plus répandu, du reste, dans l'impres-