UNE TASSE DE THE. — TAILLEUR POUR DAMES
11 décembre 1889.
Était-ce pour applaudir la rentrée de la gracieuse Léontine Mignon dans le théâtre où elle a eu tant de succès, et dont une indisposition l'avait un moment éloignée, je ne sais; mais je n'avais jamais vu tant de gracieux visages à la Renaissance.
Dans l'avant-scène de droite, Renée Thierry et Fanny Robert ; en face, Biron et Dubarry ; çà et là Marie-Laure Marsy, Régine Ferney, Amélie Colombier, Magnier, etc., etc.
La soirée à commencé par une Tasse de thé, où Saint-Germain reprenait un de ses plus anciens rôles, celui de Camouflet. Il y arbore un habit marron qui me paraît... exagéré, car dans ces conditions le baron de Villedeuil doit avoir bien du mal à le prendre pour un comte. Il me semble qu'un frac mal coupé aurait suffi. Villedeuil (Mayer) est toujours le jeune premier si élégant, et que le Vaudeville s'obstine à ne pas faire jouer. Le philosophe s'en étonne et le soiriste s'en afflige.