SCÈNE IX
MONTFRCT1N, puis un garçon.
MONTFRETIN s’éventant.
J’ai chaud !.. elle est lourde, cette dame, physiquement parlant!.. C’est égal., mon alibi se dessine...
LE GARÇON, venant de la droite avec un plateau et parlant à la cantonade*.
C’est bien, cocher, je vais m’informer! (Haut.) A qui la voiture qui est en bas depuis trois heures?
MONTFRETIN, vivement à part.
Depuis trois heures ! (Haut.) C’est à moi ! (a part.) Alibi ! alibi ! (Haut.) Payeï-la et renvoyCZ-la. (il lui donne de l’argent.)
LE GARÇON
Bien, Monsieur.
MONTFRETIN, l’arrêtant.
Ah ! garçon !.. une glace!
LE GARÇON
A la vanille?
MONTFRETIN, prenant une glace.
Non!., à l'alibi! (il marche fortement sur le pied du garçon.)
LE GARÇON, jetant un cri.
Aïe !..
MONTFRETIN.
Quoi ?
LE GARÇON, le pied eu l’air et en colère.
Vous m’avez écrasé le pied, Monsieur !..
MONTFRETIN.
Je l’ai fait exprès ! (Lui donnant de l’argent.) C’est pour avoir l’occasion de te donner cent suus !.. Tu te rappelleras qu’à huit heures trente-deux minutes... je t’ai écrasé le pied et t’ai donné cent sous.
LE GARÇON, très -radouci.
Monsieur est bien bon! Du moment que Monsieur paye... c’est oublié!., (il s’éloigne.)
MONTFRETIN, le suivant.
Oublié!., mais non! je veux que tu t’en souviennes.
LE GARÇON
Jamais, Monsieur... c’est oublié !.. c'est effacé !.. (il sort au
fond à droite en boitant.)
* M. le G: