INTRODUCTION
Quand on fait quelque peu de chirurgie urinaire ou même plus simplement lorsqu'on s'occupe de clientèle, il n'est pour ansi-dire pas de jour où on ne soit consulté pour des lésions de l’urètre ou de la vessie. Le praticien doit alors faire un choix au milieu de tous les traitements proposés par les auteurs.
Parmi les plus simples et à la fois les plus efficaces, 1l n'en est pas un qui, plus que la sonde à demeure, soit capable de répondre à autant d'indications et de rendre autant de services. C'est pourquoi, ayant eu l'occasion d'étudier d’un peu près cette question dans le beau service de mon maître M. le Prof. Guyon à l'hôpital Necker, je suis heureux d’avoir réuni au sujet de ma thèse les différents points de pratique utiles à connaître sur la question, convaincu de faire un travail utile, bien qu'incomplet sans doute.
Cette thèse sera divisée en trois parties :
Dans la première je passerai en revue l'instrumentation ; je dirai quelles sondes il faut employer et comment
on doit s’en servir.
MR
Dans la deuxième j'indiquerai l'action physiologique de la sonde à demeure sur les différentes parties de l'arbre urinaire et sur l’état général au cours de l'infection.
Dans la troisième je finira en montrant l'importance de la sonde à demeure comme moyen de traitement dans les diverses maladies que le chirurgien peut avoir à traiter, et le rôle important qu'elle joue pour faciliter ou
rendre possibles les interventions sur l’urètre et la vessie.