‹ La sorcellerie des campagnesChapitre 93 sur 132 · PESTE · texte numérisé non relu

PESTE

Infusion de baies de Genièvre [H ara., Juiiipenis viilgaris].

Porter sur soi de la Pierre d’Agathe, ou, pendue au cou, (U) la Pierre d’ Hyacinthe {llyacinthine^ Idocrase^ {J.- B. Porta).

XXtX Mâcher de la Pimpnmelle fPoierium sanguis herba] préserve de la peste.

Rien ratisser douze racines de Scorsonères [Salsifis noir., Scorzoïiera hispanica] ; les faire cuire dans trois pintes de vin blanc, en sorte que le pot où ils cuiront soit bien couvert, crainte d’une trop grande évaporation des esprits ; puis, étant bien cuits, les couler dans un linge en les pressant un peu ; ajouter k cette liqueur le jus de douze Citrons [Pitrus mediea], du Gingembre [Gingembre officinal., Anioinum Zingiber], des clous de Girofle [Paryophyllus aroma-

(1) Probablement le liquide résultant de la distillation des graines et feuilles de cytise. Mais de quel genre de cytise s’agit-il ? 11 en existe plusieurs espèces; c’est vraisemblablement le (’ytisiis lahunnim.

(2) Dans beaucoup de campagnes, aujourd’hui, ce nom s’applique à toute maladie contagieuse, fièvre typhoïde, choléra, etc.

tiens], du Cardomomo [Amomnm Cardainomnm], du bois d'Aloès [Aloes vnlgaris], de chacun une demi-once, le tout bien concassé ; y joindre une once ou environ de cliacune des herbes suivantes : Feuilles de Riie [Pegannm harmale] de Sureau [llauthois^ Solion^ Sambuens nigra], de Ronces [Meurons^ Mûrier- de-renard., Rnbus fructicosus] et de Sauge franche (Herbe- sacrée^ Sfilvia officinalis] ; faire boujllir tout cela ensemble à bien petit feu, jusqu'à la diminution du quart, et puis la couler bien promptement dans un linge double ou à la chausse (1), et l'ayant mise dans un bocal de verre fort bien bouché, en boire tous les matins, à jeun, pendant neuf jours, le tiers d'un demi-setier ; et, par ce moyen, on sera à l'épreuve du mauvais air, quand bien même on fréquenterait les pestiférés. Ceux qui seront déjà frappés du mal contagieux ajouteront à ce breuvage le jus d'une racine de Buglose (Buglosse^ Anchusa officinalis] et de Scabieuse [Racine- du- Diable., Fleur- de- aeiiae., Scabiosa arvensis] qu'ils délayeront avec de la bonne thériaque (2) et ils se purgeront par ça du venin mortifère (Petit Albert).

Faire boire au malade une mixtion de : Eau de vinette [Petite-oseille- des-champs., lliimex acetosella], demionce, Thériaque (2), une drachme ; puis faire suer le malade.

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