‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 118 sur 133 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

DONA RUFINA.

Voilà une jolie lune de miel !

doNa fabia.

Que dit de cela la jeune épousée?

GLEOFAS.

Dona Joana?

D05A FABIA et DONA RLFINA.

Oui.

GLEOFAS.

Elle ne dit rien ! Depuis hier, elle est plongée dans un sommeil, dont rien ne peut la sortir.

TOUS, l'entourant.

Depuis hier! Est-ce possible?

GLEOFAS4

Monsieur le Gouverneur s'en réjouissait encore ce matin, sa fille n'ayant rien su des aventures dei la nuit I Et tout d'abord on ne s'est pas ému ! Elle avait de ces crises au couvent ! — Mais celle-ci së

prolongeant, on s'est dit : il n'y a que Cleofas pour nous tirer de là.

TOUS

Naturellement.

CLEOFAS.

Naturellement!.., Je n'ai jamais pu la réveiller.

TOUS

Ah!

CLEOFAS,

Pincements, piqûres ! J'ai tout essayé, sauf le fer rouge, auquel Son Excellence n'a pas voulu consentir. Peine perdue ! Aussi bien la Mauresque ayant ensorcelé la pauvrette, mon art est ici superflu I J'ai conseillé la seule pratique efficace ! l'exorcisme dans l'église même, devant le maîtreautel. Son Excellence et don Enrique y ont fait

transporter la patiente... (on entend des chants de jeunes

filles.) Et les prières vont chasser le démon qui la possède. — Maître Oliveira, que j'ai laissé là, devrait bien en profiter pour se faire exorciser luimême.

Il salue pour prendre congé.

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