ACTE TROISIÈME
GARDENOS, froidement.
Ni l'un ni l'autre ! — Je suis ici par ordre du Saint-Office pour arrêter cette femme... (mo uvement
d'Enrique qui rejoint Zoraya pour la protéger.) qui Se livre
aux pratiques de la sorcellerie...
ZORAYA.
C'est faux !
Sottise !
GARDENOS.
Et pour qui vous oubliez trop le châtiment promis à un crime tel que le vôtre.
ENRIQUE
Tu oses!...
GARDENOS, continuant, froidement.
Son Éminence, sachant qu'on l'a vue entrer céans sans en sortir, m'a confié le soin de l'attendre à cette porte, pour l'arrêter sans bruit et même à votre insu...
Son Éminence a prévu que je ne te laisserais pas faire !
CARDENOS.
Elle n'a prévu que votre soumission et votre reconnaissance pour le soin qu'elle prend, par égard pour votre nom, votre rang et votre jeune femme, sa pupille... de séparer votre cause de celle de votre complice et de vous infliger seulement quelque pénitence qui vous réconcilie avec l'Église !
ZORAYA, vivement.
Ah ! comme cela, bon !... Je te suis !
ENRIQUE, violemment," l'empêchant de passer.
Es-tu folle? (a cardenos.) Va dire à Ximénès qu'il n'aura droit à ma reconnaissance que s'il fait preuve de la même indulgence pour celle que tu appelles ma complice.
CARDENOS.
Vous le lui direz vous-même, senor Enrique. (Azoraya.) Allons, toi!... suis-moi!