‹ La sorcière, drame en cinq actesChapitre 95 sur 133 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, XIMÉNÈS, GIL ANDRÈS, gardien

delageôle. DeUX MoiNES, DeUX AiDES de Gil Andrès, à l'entrée de la grille à gauche. Les deux moines franciscains se tiennent au fond pendant tout l'acte.

XIMÉNÈS, àPadilla.

Dieu vous soumet à une cruelle épreuve, Pa~ dilla! J'avais donné à Cardenos des ordres qui avaient pour but de vous l'épargner. Qui eût prévu cela, à l'heure où, dans la cathédrale, je bénissais les jeunes époux... Votre malheureuse fille?...

PADILLA

Elle ne sait rien encore, n'ayant rien entendu. Je l'ai vue profondément endormie et j'ai commandé qu'on respectât son sommeil. Il sera tou-

jours trop tôt pour lui dire la vérité, et Dieu veuille qu'elle apprenne en même temps que don Enrique est innocent du crime dont on l'accuse !

XIMENES

Non ! — Il avoue !

L'assassinat?

Mouvement de tous.

PADILLA

XIMÉNÈS

L'assassinat, son commerce infâme avec la Sarrasine et son projet de fuir avec elle sur la terre africaine.

Indignation de tous.

PADILLA, après un geste de désespoir.

Plus le crime est monstrueux, plus il atteste que ce malheureux n'avait plus sa raison !

C'est pour cela, gouverneur, que j'ai convoqué le tribunal d'urgence, avant que le scandale éclatât... Tolède ne doit pas apprendre à son réveil

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