La colectomie
Du degré des lésions dépendra l'intervention qui sera partielle ou totale.
Colectomie partielle : Les lésions sont localisées au niveau du cœco-ascendant. On fera une résection du segment colique droit : résection qui peut être ou sous-angulaire ou sus-angulaire (résection de l'angle droit) avec anastomose iléo-transverse.
Colectomie totale : I y a plusieurs segments dilatés ou allongés.
C’est une opération toujours très choquante, mèême lorsqu'elle est précédée d’un anus de süreté. Il faut remaquer qu'après la colectomie la suppression du réservoir. colique entraine régulièrement
des phénomènes de compensation. Cette adaptation se fait aux dépens de la dernière anse iléale et du segment ménagé par l'intervention, qui se dilate pour rendre à l'intestin sa capacité primitive (Weiss et Porcher).
Conclusion : La colectomie partielle, ou totale n'est nécessaire qu’en présence d’une déformation grave non réductible et démontrée incompatible avec un fonctionhement intestinal satisfaisant.
4. Section de rameaux du sympathique. Certains auteurs ont prétendu que le mégacôlon serait dû à l'inhibition du parasympathique par le sympathique. Et la guérison a été envisagée par la section de la première ou deuxième rami-communicantes lombaires.
II° 11 s’agit de maladies propres de l'intestin :
L'appendicitée chronique : Pour Ockinzyc qui fait de lapppendicite la cause de la stase, l'idéal est d'intervenir à la période appendiculaire pure avant la période de stase, si bien que le traitement chirurgical de l’appendicite chronique quand il est précoce, apparaît comme le meilleur des traitements préventifs de la stase. La suppression de l’appendice malade favorise, en général, le rétablissement de la fonction normale de l'intestin.
. Quelles que soient les opinions des différents auteurs sur le rôle respectif de l’appendicite et de la stase, un fait domine : en présence de signes d’appendicite chronique l’appendicectomie s'impose.
SinÉ
Mais après l'opération il faudra traiter les séquelles coliques, et s’occupper de restaurer les fonctions de sécrétion du cœcum. |
Pour Pauchet l'appendicite existe rarement seule. I faudra toujours, au cours de l’intrvention, rechercher Ia possibilité d'existence de brides ou d’épiploïte, qui non traitées seront à l'origine de troubles dont se plaindra le malade après son opération. La raison pour laquelle on considère que l’appendicectomie est souvent inefficace en cas d’appendicite chronique, c'est qu'il y avait concurremment un autre état morbide de l'intestin que le chirurgien a négligé parce que non recherché.
— LES coLITES.
1) Banales : que celles-ci soient à l’origine ou une conséquence de la stase ; en effet elles aggravent la stase et empêchent qu'on la soigne utilement.
a) Régime alimentaire : Il sera aussi large que possible :
— Supprimer les graisses et les fritures ; les conserves ; la charcuterie : 1: poisson ; le gibier et les viandes faiandées ; les abats.
b) Régler les fonctions intestinales par des laxatifs doux — Bile de bœuf.
— Mucillages. a en | pris aux repas.
— Huile de ricin.
c) Bactériothérapie
— Levure de bière : 3 ou 4 cuillerées à café par jour.
— Culture de bacilles lactiques.
— Bactériothérapie spécifique : soit stock-vaccins ; soit auto-vaccins.
d) Traitement antiseptique
— Acide lactique : 1 à 15 grammes par jour en doses fractionnées.
— Benzonaphtol : 1 à 6 grammes.
— Naphtol B, mélangé avec du salicylate de bis-
muth.
—- Betol.
— Chloramine T. : préconisée par M. le Professeur Carnot, 4 cachets de 5 cgr. mélés à du charbon.
— Le collargol suivant la formule de Netter
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3 cuillerées à dessert par jour, — Le noir animal.
€) Traitement des troubles endocrino-neuro-végétatifs. (Nous y reviendrons plus loin).
f) Cures thermales — Néris, Plombières : cures sédatives, spécifiques des états éréthiques et douloureux.
— Châtel-Guyon : cure excitance. Etats dépressifs, hypotoniques.