‹ La statuaire polychrome en Espagne; illustré de quatre-vingts planches tirées hors texte et de trois planches en couleursChapitre 112 sur 171 · page 109}. — Cean Bermudez, t. IV, p · texte numérisé non relu

page 109}. — Cean Bermudez, t. IV, p

16. (page 109). — Siriaca ou plutôt Ægyptiaca. On sait, en effet, que Marie l’Égyptienne, alors âgée de trente-neuf ans, fut trouvée nue dans le désert, parce qu’elle avait perdu jusqu'au dernier fil de ses vêtements.

17. (page no). — Il est entendu cependant que tous les tons sont composés avec les

couleurs élémentaires — blanc, brun rouge, ocre jaune, indigo — dont il a été si souvent question, et que la peinture est exécutée sur un fond d’or plein. C’était également une tradition invariable à cette époque.

i8. (p. 112). — Longtemps, on a tenu les belles sculptures des stalles de San Benito pour une œuvre de Berruguete. Il y a, en effet, une évidente affinité de style entre elles et les stalles qu'il sculpta pour la cathédrale de Tolède; puis, Cean Bermudez, le grand arbitre en ces matières, avait confirmé cette attribution. Mais parmi les notes manuscrites que le consciencieux auteur du Dictionnaire des artistes espagnols avait préparées, en vue de compléter et de corriger la première édition de son travail, on en a trouvé une où il reconnaît son erreur. En voici la teneur ;

O Najera (Andres de) ou Andres de San Juan, sculpteur. — Nous avons vérifié depuis, sur des documents dignes de foi, que Najera exécuta et dessina les stalles du chœur du monastère royal dont nous venons de parler (monastère de San Benito de Valladolid) durant l’année 1528. Elles sont au nombre des meilleures œuvres que renferme cette église. 11 travailla de même aux stalles du chœur de Santo Domingo de la Calzada.

C’est la preuve que nous nous étions trompé dans la première édition de ce dictionnaire. »

ig. (page 112), — Gaspar de Tordesillas sculpteur et architecte, élève d’Alonso Berruguete, était natif de Valladolid ou du moins y habitait. Les archives du monastère de San Benito el Real de Valladolid, monastère placé aujourd’hui sous la protection et le nom de Notre-Dame, sont riches de renseignements à son sujet.

20. (page 114). — Le retable de Notre- Dame del Pilar fut commencé en 1506 et la clôture du chœur de la Seo en 1526 ou 1528. (Cean Bermudez, t. V, p. 87).

21. (page 114). — Le couvent est situé au pied des remparts de Segovie.

22. (page 114). — Je citerai Juan Gallego de Segovia, qui dressa le projet de l'église et du monastère, les frères Juan et Bonifacio Guas les célèbres architectes de San Juan de

los Reyes de Tolède, Pedro Polido de Segovia, Sébastian de Almonacid dont le nom est aussi fameux à Tolède qu’à Séville, Bartolome Fernandez l'auteur des stalles et, sans doute, des tombeaux du marquis et de la marquise de Villena. Cette liste nombreuse bien que très incomplète d’architectes et de .sculpteurs ne doit pas surprendre quand on sait que l’église, commencée en 1447 avec le concours du prince Enrique, depuis Enrique IV, fut inaugurée en 1459 sous le règne de ce prince et finie seulement en 1494. Encore ne s’agissait-il que du gros œuvre, puisque le retable fut doré en 1553. (Voy. ci-dessous la note 24 de la page 1 14).

23. (page 114). — Il faut entendre sous ce titre celui de l’architecte assembleur.

24. (page 114). — Archives du couvent et Apuntes para una Guia de Segovia, par Pedro Hernandez Useros, p. 244, 245. Madrid, 1890.

25. (page 115). — Cean Bermudez, t. I, p, 107, et ci-dessus, p. 106.

26. (page 115). — Michel-Ange eut été bien vieux au moment où Becerra vint en Italie.

Pedro Gonzales de Sepulveda possédait un fragment du Jugement dernier de Michel- Ange, copié au crayon par Becerra (Cean Bermudez, t. I, p. 107, note i).

27. (page 115). — La cédule dénomination datée de Segovie (23 août 1563) est très intéressante. Il y est spécifié que ces 600 ducats sont exclusivement affectés à la rémunération du travail artistique. Les couleurs, les pinceaux, le marbre, le bois, les modèles, les élèves, les échafaudages sont à la charge du trésor royal. Une cédule du même jour et de la même année, corrigeant sur un point la première, donne même licence à Becerra de s’absenter et de quitter le palais du Pardo où il travaillait sans qu'il soit rien décompté de son traitement annuel (Cean Bermudez, t. 1, p. 108 à 109).

28. (page 115). — Le palais du Pardo est situé à 10 kilomètres environ de Madrid.

2g. (page 115). — Ce retable fut, dit-on, payé 30 000 ducats. Mais les chanoines furent tellement satisfaits de cette œuvre qu’ils donnè-

NOTES DES CHAPITRES X et XI (pages 1 15-137).

rent à Becerra une gratification de 3000 ducats et l’office de secrétaire du chapitre qui en valait 8 000. Ces chiffres sont sûrement erronés et comportent tous, sans doute, un zéro de trop.

30. (page 116). — Gean Bermudez, t. III, p. 20 à 34. — Leone Leoni naquit dans la ville d’Arezzo, à la fin du xv"^ siècle; il fut d’abord envoyé à Bruxelles par Charles- Quint qui l’amena plus tard en Italie. A la mort de son protecteur, il se retira dans une maison qu’il devait à sa générosité et habita Milan Jusqu’à sa mort. Pompeo vit également le jour en Italie, peut-être à Milan. Quant à Michel, il entra très jeune au service de Philippe II et, à la mort de son père, survenue en 1610, hérita de ses charges et de ses pensions.

31. (page 117). — Le retable et les deux groupes furent faits par les Leoni, dans leur atelier de Milan. Je ne parle ici que des œuvres capitales; les palais et les musées de l’Espagne

en renferment beaucoup d’autres égales en mérite, mais d’une importance moins considérable.

32. (p, 157), — Juan de Arfe y ^hllafane appartenait à une famille d’artistes. Il était né à Leon en 1535.

33. (page 118). — La vérité a été rétablie d’une manière indiscutable avec pièces authentiques à l’appui, dans un excellent ouvrage du savant conservateur du musée de Valladolid, Don José Marti y Monso, EstU' dio histbrico-artistico relaîivos principalmcntc à Valladolid.

Page 1