MOIS
1. © — Une faible partie de POP, toujours combinée avec ® dans R 10, R 15, T 9.
— Ressemble presque entièrement à PAX; se rencontre toutefois avec modifications dans AB 1, 2, B i, B 5, G G, G 14, D 9, D 10. D 14, D 15, E 0, E 11, E 16, F 5, F 16, R 3, T 6, T 12, U 4, U 9, U 14, V 3, V 8, V 14, \V 2, AV 7, AV 12, X 1, X 12, X 15. — Il existe une différence dans le nombre des barres verticales, dans l’intérieur de l’espace demicirculaire, et, en certains cas, les barres sont hachées. La portion inférieure de la figure affecte également quelque diversité de forme. Ges modifications, on peut le présumer, ont eu pour but de changer le sens des hiéroglyphes.
Les analogies dont nous avons montré l’existence entre les signes de
Landa et les hiéroglyphes du bas-relief de Palenqué sont d’un intérêt tout aussi considérable puisque les premiers paraissent expliquer, pour le moins.
l’iiitontion générale des derniers, Inrsque je considère que les signes, ou portions de signes qui désignent les mois, et plus particulièrement les jours, se rencontrent en connexion avec les nombres exprimés par des points et des barres, sur la stèle de la Croix, je me hasarde à proposer l’idée que de telles inscriptions constituent une histoire chronologique quelconque. Le groupe central représente probablement l’un des événements racontés ou indiqués par le hiéroglyphes qui l’environnent. M. de Gharencey pense que nous devons, selon toute probabilité, voir dans les inscriptions de Palenqué des litanies chantées par les prêtres en l’honneur des dieux Mayas h En avançant cette opinion, M. de Gharencey avait évidemment en vue le caractère sacré du temple ; mais j’avoue que je ne puis admettre cette union de chants de litanies avec les signes multipliés de la division du temps, à moins, toutefois, que les hiéroglyphes en question n’aient eu pour but de former une sorte de calendrier servant à régler la succession de ces rites religieux.
Quelques idoles monolithiques, ou statues de Gopan, dans le Honduras, décrits par M Stephens, présentent des hiéroglyphes sensiblement pareils, dans leur aspect général, à ceux de Palenqué, ce qui pourrait faire croire à quelque parenté entre les anciens habitants de ces deux districts. En tout cas ces peuples doivent avoir eu certainement la même civilisation. Pour la comparaison, je renvoie le lecteur à l’ouvrage de Stephens sur l’Amérique centrale, travail contenant une description complète des ruines de Gopan, accompagnée de quelques figures. L’une d’elles représente le toit entièrement plat d’un autel de pierre, ayant six pieds carrés, sur lequel sont sculptés trente-six hiéroglyphes disposés en rangées comme sur les stèles de Palenqué. On en voit le dessin page 141 du premier volume, et aussi page 4.54 du second, et là Stéphens y a joint une petite portion du Godex de Dresde, pour montrer la ressemblance de ses caractères avec ceux de Palenqué et de Gopan. Par là, l’auteur sut montrer à coup sûr la finesse de son discernement. Mais, lorsqu’il s’imagine que les Aztèques ou Mexicains, à l’époque de la conquête, avaientle même langage écrit que les natifs de Gopan et de Palenqué, il tombe dans l’erreur partagée par Humboldt, Kingsborough
* De Gharencey, Essai de Déchiffrement, etc., dans les Actes de la Société Philologique, t. I, n® 3, mars 1870, p. 50.
Ann. g. — X
ANNALES DU MUSEE GUIMET
et autres, qui voient dans le Codex de Dresde unnianuscril d’origine Mexicains.
La grande similitude du caractère général des hiéroglyphes de Gopan et de Palenqué est assurément indiscutable ; toutefois, la différence dans les détails est très frappante ; elle est assez forte pour autoriser à croire qu’il s’est écoulé une longue période entre la fondation de ces deux villes, durant laquelle s’effectuèrent de considérables modifications dans la forme des caractères. En réalité, quelques archéologues, considérant les particularités des styles d’architecture et de sculpture, regardent Gopan comme la plus ancienne des deux cités L En établissant ces faits je n’ai cependant pas d’autre intention que d’émettre une hypothèse et non une opinion arrêtée : car il est possible que les caractères employés par les anciens habitants de Gopan aient été primitivement plus ou moins différents de ceux qui étaient en usage chez les constructeurs de Palenqué.
1 (I Les ruines de Copan, et monuments identiques que j'ai examinés dans la vallée du Chamelicon, se distinguent surtout par la singularité et le travail fini de leurs nionolillies. Ceux-ci semblent avoir été remplacés, à Palenqué, par des bas-reliefs également soignés, appartenant, paraîtrait-il aussi, à une période de l’art jilus moderne et jilus avancée. » Squier, États de V Ame'rique Centrale, New- York, 1858, p. ?4l.