Traitement de stérilité masculine
S'il s’agit d’une aspermie, d’une azocspermie, d’une oligospermie, vérifiées par prélèvement direct du sperme ou ponction du testicule, les médicaments à base de nucléinate de soude, de phosphore, les reconstituants phosphorés sont indiqués.
Pour notre part, nous avons noté une amélioration notable chez deux malades, présentant un degré d’inrpuissance marquée, avec oligospermie, par l’adianinistration des médicaments suivants :
glycérosphate de chaux : 0 gr. 25.
phosphure de zinc : deux milligrammes
Pour un cachet n° 20, 2 par jour.
Il faut avouer cependant qu’il n’y a aucun traïtement susceptible de faire apparaître les spermatozoïdes, dans les cas d’azoospermie complète. On a conseillé Pusage des médications arsénico-phosphorées pour stimuler la vitalité de spermatozoïdes déficients, sans faire la preuve de lefficacité de ce traitement. (Portes).
Néanmoins, des foniques généraux et des extraits pluriglandulaires (Syncrines, synergines, etc.) produisent souvent d’heureux effets.
Le traitement opothérapique, pour les stérilités non incurables, relevant de troubles endocriniens décelés à l'examen, peut réussir dans le cas d'insuffisance de dé-
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veloppement sexuel, d'insuffisance physiologique, mais c’est là un traitement très long.
Par contre, l’usage de la Gravidine extraite de Purine de femmes enceintes, injectée régulièrement, nous a paru avoir un heureux effet sur la spermatogénèse d'individus déficients (Nous lui consacrerons plus loin une étude spéciale).
Doit-on avoir recours aux greffes d'organes qui, par leurs hormones, peuvent donner une impulsion anatomique ou physiologique à ce qui n’est qu’ébauché ou immobilise ?
Il a été montré que leur action est actuellement Jimitée; si elles ont pu redonner une puissance disparue ou diminuée, à l’encontre de ce qui se passe chez les animaux, elles n’ont pas encore rendu à l’homme le pour voir de reproduction. :
Si la cause d’infécondité réside dans un trouble nerveux central, les toniques nervins, lyoembine, l’hydrothérapie, peuvent être tentés.
Il est évident, s’il existe une cause d'infection locale, une blennorragie aiguë ou chronique qu’on la traitera de la façon habituelle.
Dans le cas d’une orchi-épididymite avec obstruction du canal déférent, si le testicule n’est pas atrophié, cas où la perte fonctionnelle serait irrémédiable, Popération de choix est la déférentorraphie, selon le preédé de Pierre Delhet.
On pratique l’anastomose du canal déférent sectionné avec la tête de l’épididyme. Pierre Delbet et Chevassu conseillent l’anastomose latéro-latérale du déférent avec la tête de l’épididyme, et, lorsque celui-ci n’est plus perméable, l’implantation du canal dans le corps d’Highmore ; elle constitue l’anastomose déférento-testiculaire.
Dans le cas de malformation des organes génitaux, le traitement sera d'ordre chirurgical; cure de l’hypos-
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padias, opérations plastiques, réduction d’un phimosis, etc
Dans les affections acquises, les intoxications, les maladies dyscrasiques, le traitement médical sera purement causal.
S'il s’agit d’une infection tuberculeuse, ce seront, avant tout, les différentes méthodes de reconstitution organique.
Dans le cas d’infection syphilitique, le traitement spécifique interviendra ; il entraîne très souvent une modification du nombre et surtout de la vitalité et du pouvoir fécondant des spermatozoïdes.
2° Traltement de la stérilité féminine
Il constitue avant tout un problème de physiologie pathologique et il s’agit d’en dépister les causes, qui, au moins dans la moitié des cas, sont parfaitement curables.
Certes, il nécessite beaucoup de patience et d’assiduité surtout lorsqu'il s’agit de soigner une infection acquise, d'origine ancienne; et c’est là ce qui explique le fait qu’une statistique des résultats obtenus est souvent faussée, car les malades, améliorées mais non guéries, abandonnent les soins donnés à une consultation; elles espèrent voir leurs désirs comblés dans les mois qui suivent, alors que les lésions se font plus graves.
Dans les stérilités relevant d’une infection générale et d’une aménorrhée consécutive, antiovulaire, plus ou moins durable, c’est le traitement causal qui l'emporte sur le traitement gynécologique; il suffit bien souvent à faire disparaître la stérilité.
Il faudra parfois instituer une médication adjuvante, reconstituante, destinée à combattre la chlorose et Panémie consécutives, dont nous avons vu le rôle dans l’étiologie de l’infécondité.
Quant à l’hérédo syphilis ou à la syphilis acquise, il est possible d’en pallier les effets par un traitement spécifique.
Dans l’hcrédo tuberculose et les lésions bacillaires de la première enfance, malgré les différentes méthodes reconstituantes, la lutte est souvent sans espoir, car l’ovaire est frappé de sclérose, et son fonctionnement inhibé.
Dans certains cas de débilité ovarienne, due à une imprégnation bacillaire peu grave, les toniques généraux et une cure climatique peuvent avoir une influence heureuse.
Dans les intoxications, le traitement est purement causal, et la stérilité parfaitement curable. Chez les arthritiques, le traitement consiste en un régime sévère, et une hygiène rigoureuse riche en exercices physiques.
Dans le traitement des dysfonctions endocriniennes, l’opothérapie joue un rôle prépondérant. Les extraits thyroïdiens sont des médicaments très actifs dans la lutte contre ia stérilité; il en est de même de l’iode et de l’air marin, dont l'influence heureuse a été observée dans certains cas d’infécondité. (Vignes).
Si la stérilité est dûe, au contraire, à un hyperplasie de la thyroïde, l’hématoéthyroïdine est indiquée.
Les extraits hypophysaires sont également actifs, particulièrement dans les cas de certaines obésités rebelles au traitement thyroïdien.
Les extraits opothérapiques associés ou syncrines (ovaire, thyroïde, hypophyse, etc.) sont également très actifs dans le traitement des dysfonctions endocriniennes, pluriglandulaires pour la plupart.
Dans les malformations d'origine constitutionnelle, frappant les ovaires et caractérisées par des phénomènes d’aplasie, la thérapeutique actuelle se compose d’extraits ovariens pris à petite dose pendant longtemps ;
ce sont des poudres obtenues par dessication des organe, réparties en cachets, ou encore des extraits injectables, beaucoup plus actifs.
Le rôle thérapeutique des injections de folliculine, daps les jours qui précèdent les règles, est important. il en est de même des substances extraites de l’urine de femmes enceintes (Prolan, Gravidine), que nous avons régulièrement injectées, par voie musculaire, dans les jcurs qui précèdent l’ovulation, et dont l’importance sur celle-ci, ainsi que sur le tractus génital, a été démontrée de façon suffisante.
Nous consacrerons, dans cet exposé, une place au Prolan.
Le Prolan, ou hormone du lobe antérieur de l’hypophyse est, d’après Zondeck, une espèce de supra hormone (ou pré-hormone) sexuelle, qui n’est pas liée, d’ailleurs au sexe de l'individu. L’hormone du lobe antérieur de lhypophyse est l'hormone primaire, celle de l'ovaire est l’hormone secondaire.
Zondeck et Ascheim réussirent donc à mettre en évidence cette substance et à l’isoler des urines des femmes enceintes ; elle provoque, sur les ovaires des petits rongeurs Îies mêmes effets que l’implantation du lobe antérieur de l’hypophyse.
Le cycle folliculaire est déclanché par le Prolan qui, lui, mobilise l’hormone ovarienne, et celle-ci, par la suite, agit sur les organes génitaux secondaires.
Lorsque le Prolan est injecté pendant un temps assez prolongé (10 à 14 jours) à des animaux impubères, l'utérus subit un développement comme si celui-ci entrait dans la période gravide.
Par contre, une administration très prolongée peut amener une suppression de l’ovulation et provoquer une stérilisation hormonale. Cette dualité d’action peut s’expliquer par le fait que le Prolan renferme deux composants : une hormone favorisant la maturation
du follicule et une hormone de lutéinisation. (Zondeck).
” Le Prolan agit de même chez les animaux impubères mâles, chez lesquels il accélère la croissance du pénis, des testicules, et surtout de la prostate et des vésicules sémiuales.
Le Prolan est indiqué dans tous les cas où les glandes sexuelles étant conservées, leur développement est déficitaire; son rôle thérapeutique est donc prépondérant dans tous les cas de stérilité liés à une aménorrhée primitive, à une oligoménorrhée avec infantilisme, aux dysménorrhées de nature hypoplasique, ainsi qu’à certaines polyménorrhées.
Dans noire expérimentation personnelle, nous avons employé une gravidine extraite des urines de femmes enceintes par Bartoli.
Son action est efficace :
Chez la femme, dont elle régularise la date d’apparition et l’intensité des règles.
Dans les cas d'aménorrhée, elle provoque le flux menstruel.
Chez l’homme, en outre
Dans tous les cas d’impuissance totale ou partielle, dans les troubles de l'érection, dans les spermes déficients où les spermatozoïdes ont une vitalité diminuée.
Elle a un rôle efficace sur la spermatogénèse de l’adolescent, notamment dans les cas de syndrôme adiposogénital. (Nous en reparlerons plus loin).
Aux extraits opothérapiques dans le traitement de la stérilité s'ajoutent également des médications emménagogues, telles que l’yoembine, des médicaments toniques, des ferrugineux, des glycéro-phosphates, des nucleinates, de la strychnine : ils constituent un adjuvant précieux ainsi que d’autres modes thérapeutiques tels que les exercices physiques et les cures d’amaigrissement.
OP
Enfin, les cures thermales sont particulièrement indiquées. Pour les lymphatiques et les atones, ce sont les eaux chlorurées sodiques de Saint-Sauveur, Néris, Luchon, 5alies-de-Béarn, Biarritz, Luxeuil: en Algérie, Bou-Hanifia et Hammam-Melouane; les eaux sulfatées calciques d'Hammam-Righa. Aux femmes obèses, Moutiers, Brides et Salins. Aux lIymphatiques, Saliesde-Béarn, Biarritz. Aux hépatiques, Vichy, Vals. Aux cholémiques, Capvern, La Roche Posay, Vittel, Contrexeville, Martigny.
La climatothérapie, le séjour à la montagne, et parmi les stations, celle de Saint-Sauveur, convenant admirablement aux nerveuses, constituent de très bons moyens pour hâter une maternité désirée.
Il nous faut étudier maintenant le traitement de la stérilité féminine relevant de malformations congénitales ou acquises des organes génitaux. Nous les verrons donc successivement en remontant le tractus génital, des crganes externes aux organes internes.
Certaines constituent un état définitif, qui reste audessus des ressources de la thérapeutique. Lorsqu’elles empêchent la copulation, il est possible d’y remédier, au moyen d'opération plastiques (par exemple la création d’un néo vagin) ; mais là s'arrête parfois l’action du traitement, car au-delà de la malformation vaginale, il y a fréquemment un utérus, des trompes, et des ovaires arrêtés dans leur développement.
Cependant, ce cas, d’un degré de gravité extrême, ne constitue qu’une exception, et, en général, des procédés thérapeutiques, variant suivant le siège et la cause de la lésion, donrent des résultats satisfaisants dans les nombreux cas de malformations congénitales ou acquises, étudiées séparément au point de vue étiologique.
N. B. - Certaines stations algériennes, encore peu connues et non exploitées, pourraient avoir les mêmes vertus curatives.
En premier lieu, les sténoses :
Dans le cas d’un hymen insuffisamment déchiré, un débridement sous anesthésie locale, ou l’excision d’une portion, constituent un remède parfait.
Dans le cas d’une sténose existant au niveau du vagin, sous ia forme commune d’un diaphragme annulaire, l’excision est pratiquée, avec suture au catgut de ia muqueuse vaginale.
Les sténcses cicatricielles étendues relèvent de la dilatation lente et progressive avec des bougies de Hégar; les tumeurs de la vulve, du périnée, des parois vaginales d’une exérèse chirurgicale.
Pour un cloisonnement longitudinal du vagin, réalisant, lorsqu'il est complet, le type de l’utérus double, une simple incision de cette cloison.
S'il existe un arrêt de développement du vagin (type du vagin court), les massages, la mise en place de petits pessaires, peuvent être tentés. La méthode chirurgicale consiste à faire un allongement du vagin, en suturant longitudinalement les bords d’une incision transversale faite sur la paroi vaginale antérieure; très souvent, cette malformation s’accompagne d’une aitrésie des autres organes.
Le traitement du vaginisme est plus complexe.
La psychothérapie seule ne peut suffire à en assurer la guérison.
La suppression des rapports doit être absolue pendant toute la durée du traitement.
Dans les formes légères, on a recours aux bains de siège émollients ou à l’application de compresses humides.
Dans les formes plus sévères, il s’agit de traiter l’hyperesthésie vulvo-vaginale, la contracture du sphincter, en même temps que de pallier aux lésions inflammatoires, très souvent en cause.
On a recours aux pommades, aux suppositoires à base de cocaine, de belladone.
Nous avons employé avec succès, dans certains cas, le « Percaïnal Ciba », sous forme de pommade. L’hydrothérapie (grands bains et douches chaudes), les bains de siège, ont une action adjuvante précieuse. Enün, on peut avoir recours à l’électrothérapie.
Les formes graves relèvent d’un traitement chirurgical. La dilatation a lieu de préférence sous anesthésie générale où rachidienne; elle se fait par introduction de deux, trois et quatre doigts dans le vagin.
D’autres méthodes, employées surtout en cas de récidive, sont la section du sphincter vaginal (Sims) et la section au nerf honteux interne. (Michon et Wertheimer). Cotte préconise, dans certains cas rebelles, la résection du plexus hypogastrique.
Enfin, les moyens adjuvants consistent dans le repos, l'isolement, le changement de milieu, si possible: ils parachèvent le traitement institué, surtout lorsqu'un élément psychique s’y était surajouté.
Si l’infécondité tient à une expulsion prématurée du liquide spermatique, il suffit, après le coït, de faire garder à la malade le siège élevé, et de lui faire mettre dans le vagin, un tampon humecté d’une eau légèrement alcaline.
En cas d'insuffisance du périnée, la périnnéorraphie est le moyen chirurgical à employer.
S'il existe une malformation utérine, il est possible, par une intervention conservatrice, de faire disparaître une cloison et de rendre ainsi la femme féconde.
Dans le cas d’une hypoplasie utérine, celle-ci peut être définitive, par atrophie concomitante des ovaires. Si l’utérus seul est infantile, il est possible d’obtenir son développement, notamment par les massages, l’électrothérapie, la diathermie, l’héliothérapie; les cures hydrominérales (de Luxueuil, Saint-Sauveur, Salies-
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de-Béarn) sont efficaces par leur activité stimulante et tonique.
La dilatation utérine, préconisée par Doléris, agit comme remède d’une hypoplasie utérine, ainsi que d’une sténose du col ou de l’isthme.
La stérilité peut être ainsi vaincue et la fécondité rendue à la femme, le plus souvent après quelques grossesses interrompues dans leur évolution. Dans de tels cas, le traitement spécifique associé aux soins gynécologiques peut rendre de très grands services.
Nous avons vu le rôle des déviations utérines, dans l’étiologie de l’infécondité et l’opinion des auteurs à ce sujet.
Dans le cas de rétroversions, congénitales ou secondaires à une subinvolution, l'emploi de pessaires (de Hodge, de Smith, de Schultze), constitue un moyen facile, parfois insuffisant.
Le traitement est alors chirurgical. Les différents modes opératoires sont
Les raccourcissements extra ou intrapéritonéal des ligaments ronds (Alquié, Alexander, Dudley, Dartigues).
La ligamentopexie (Doléris, Beck).
L’hytéropéxie haute.
Dans le cas d’antéversion, on utilise les pessaires de Hodge, Dumontpellier, Gaillard Thomas. On pratique, en outre, le massage gynécologique prolongé.
Des tumeurs développées dans l’utérus sont un obstacle à la fécondation. Dans le cas d’un fibrome, l’opéraüion de choix est la myomectomie.
À ce sujet, Cotte observe 20 pour 100 de grossesses survenues après myomectomie.
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L'étroitesse congénitale du col, les sténoses cicatri- Cielles indépendantes d’une hypoplasie ovarienne con-
comitante, relèvent de la dilatation utérine, fafte soit à l’aide de tiges de laminaires, soit avec des bougies de Hégar.
L’ntroduction de tiges de laminaires dans l’utérus se fait de préférence quelques jours après la fin des règles: mises en place pendant une douzaine d'heures, elles doublent de volume, ce qui constitue un très bon procédé de dilatation lente et progressive. Il faut craindre néanmoins des risques d'infection.
La dilatation avec les bougies dHégar se fait, soit progressivement, en passant pendant plusieurs jours, trois ou quatre bougies de taille croissante, et en y combinant le massage gynécologique, soit brutalement, en une seule séance, après anesthésie générale, locale, ou rachidienne.
Les deux méthodes de dilatation, laminaires et bougies sont souvent associées.
S’il existe en plus une étroitesse du col, le meilleur moyen d'y remédier consiste à faire une stomatoplastie, suivant le procédé de l’évidemment commissural. (Pozzi, Dudley).
Les autres procédés sont :
L’amputation du col, lorsque celui-ci est non seulement sténosé, mais en même temps trop long.
La résection cunéiforme (Shroeder).
Iribarne, de Buenos-Ayres, a associé à la stomatoplastie, la mise en place dans l’utérus, d’un tube en argent pendant une quinzaine de jours.
Donay se sert d’un tube en caoutchouc qu'il laisse en place d’une façon permanente. La guérison serait très
fréquente.
Les stérilités d’origine tubaire sont dues, très souvent, ainsi que nous l’avons vu plus haut, à une oblitération de cause inflammatoire ou à une agglutination des franges du pavillon. ht
Nous étudierons donc, en ce lieu, la malformation acquise, résultant d’un processus infectieux, dont nous verrons plus loin le traitement.
Quelques auteurs, surtout Sellheim, ont recommandé l'emploi de linsufflation des trompes comme moyen thérapeutique. En pareil cas, on la met en œuvre pendant quelques mois, plusieurs jours après la fin de la menstruation. On a enregistré un assez grand nombre de grossesses survenues, grâce à l’insufflation des trompes, après de nombreuses années de stérilité.
Ilenest de même de l’hystérosalpingographie, dont l’action thérapeutique est indéniable. (Devraigne, Béclére. Douay, Henrotay).
Pour notre part, nous avons observé deux cas de grossesses susvenues peu de temps après l’injection de lipiodol. |
Mais lorsque il existe un obstacle mécanique infranchissable, les seules mesures à envisager sont d’ordre chirurgical :
Les opérations plastiques, portant sur la trompe sont:
La salpingostomie.
L’implantation tubaire.
La salpingostomie consiste à créer un pavillon artificiel par l’ouverture du canal tübaire, en vue d’éliminer l’obstacle.
De nombreux procédés ont été adoptés ; la résection partielle de la trompe, la création d’une néostomie terminale ou latérale, sur l’ampoule tubaire, ou la simple libération des franges du pavillon ; l’ovaire est solidarisé à la trompe par salpingo-ovaro-syndèse. (Martin, Fuchs, Gouillioud, Pollosson, Cunéo).
Cependant les résultats ne paraissent pas excellents (Thaler, Kerwin) ; peu de grossesses ont été notées après salpingostomie. La cause semble être les altérations épithéliales importantes subies par la trompe, ainsi que la perte de contractilité de la musculeuse,
Les chances de réussite de l'implantation tubaire, sont plus grandes que celles de la salpingostomie.
Faite dans le cas de sténose interstitielle, si l’obstruc- Uon siège au niveau de la corne utérine (nodule inflammatoire ou adénomyome) elle a été fréquemment suivie de grossesse. (Cotte, Bertrand, Tavernier, Gonnet).
Elle consiste dans l’invagination de la trompe dans l'utérus, après évidement de la corne utérine.
Lorsqu'il s’agit d’une inflammation aigüe de la trompe, d’un hydrosalpinx volumineux, la cure chirurgicale est la résection de la trompe entière, et la greffe. ovarienne par implantation de l’ovaire dans la cavité utérine, selon les procédés d’Estes et de Tuffier ; l’implantation peut également se faire dans la corne ou dans un moignon de la trompe ; le greffon est libre ou muni de son pédicule vasculaire et nerveux. Estes sur 27 opérations signale 4 cas de succès définitifs.
Lorsque le pavillon seul est oblitéré, on peut employer la salpingorraphie avec inclusion de l’ovaire dans la trompe distendué.
Quoiqu'il en soit, il faut tenir compte non seulement de l’oblitération tubaire, mais encore de l’altération des parois. L’étude du péristaltisme tubaire et de l’état de la muqueuse ont donc leur importance. Dans tous les cas, il convient de mettre d’abord en pratique les méthodes conservatrices qui consistent à stimuler les énergies curatives existant dans l’organism.e On doit également mettre en œuvre tous les traitements qui favorisent la résorption des épanchements et des infiltrations inflammatoires, et notamment l’application de la chaleur, sous ses diverses formes.
Souvent la guérison se produit. Dans le cas contraire, la question d’une intervention chirurgicale doit être
abordée.
Les malformations d'origine ovarienne, en partie étudiées précédemment, nécessitent des traitements variés.
Les aplasies ovariennes congénitales rélèvent d’une médication opothérapique.
Le massage gynécologique, l’héliothérapie, lélectrothérapie, la diathermie, les cures kydrominérales ont une influence indiscutable. “
De toutes les affections touchant le parenchyme ovarien, la plus importante est l’ovarite scléro-kystique.
Elle relève d’un traitement chirurgical aussi conservateur que possible. (Congrès de chirurgie 1926. Rouville, Mocquot, Walther).
La conclusion est qu’il faut se montrer conservateur pour toutes les interventions, sur les ovaires. Si un seul ovaire est atteint, ce sera la castration unilatérale, ou même si possible, l’énucléation du kyste.
En cas d’atteinte bilatérale, la conservation partielle des deux eu au moins d’un ovaire (Walther).
Avant l’intervention, on peut essayer l’insuline, et les extraits thyroïdiens, hypophysaires et de corps jaune.
Les tumeurs bénignes de l’ovaire, kystes dermoiïdes ou mucoïdes sont également cause de stérilité : le traitement réside dans l’ablation de la tumeur.
Quant aux infections locales ; le traitement est varié; nous ne pouvons l’étudier dans cet exposé, car il constitue la plus grande partie de la pratique gynécologique.
Nous ne pouvons qu'énumérer certains modes thérapeutiques.
Dans toutes les lésions de la muqueuse vaginale, de la muqueuse cervicale, dont les secrétions créent un milieu nuisible aux spermatozoïdes, il suffit de dépister la cause des leucorrhées acides. Après examen bactériologique des sécrétions, la vaccination appropriée (antigonococcique, polyvalente) apporte une amélioration sensible. Elle peut se faire d’une façon locale (Poincloux) ou générale.
Les injections alcalines peuvent être également employées.
Dans les cas d’endocervicite avec production d’un bouchon muqueux, ou de métrite cervicale, avec col gros, dur, tuméfié, les tampons antiseptiques, la désinfection par des topiques, les attouchements au nitrate d'argent et plus particulièrement lélectrocoagulation, sont indiqués.
Les cautérisations au Filhos, sont dangereuses êt souvent cause d’une sténose ultérieure.
Lorsqu'il s’agit d’une métrite hémorragique, le curetage gynécologique est employé ; dans les cas d’endométrite, c’est le massage, les topiques, l’écouvillonnage.
S'il s’agit d’une poussée de salpingite aiguë, le repos la Mathermie, ont un effet excellent.
De toute facon, c’est toute la thérapeutique médicale gynécologique qu’il faut employer, pour rendre le milieu favorable aux spermatozoïdes, permettre leur ascension, la nidation de l’œuf, et d’autre part, empêcher l’évolution de lésions dont le développement, en plus des phénomènes locaux et généraux, aboutirait à l’oblitération tubaire, et à l’établissement d’une stérilité définitive,
La fécondation artificieile
Les auteurs la jugent de facon différente ; certains lui accordent une grande importance ; la plupart lui dénient tonte efficacité.
Elle peut être employée dans tous les cas où la stérilité est due à des troubles de la copulation.
Chez l’homme ce sont les malformations de la verge, les troubles de l’érection et de l’éjaculation, l’hypospadias.
De même, tous les cas d’oligs et d’azoospermie.
Chez la femme, en plus des troubles du sens génital, des difficultés dans les rapports dues au vaginisme ou à certaines atrésies vulvo-vaginales, c’est surtout dans
les cas où les sécrétions sont spermotoxiques, qu’il faut employer Ja fécondation artificielle.
Le moment optimum pour la pratiquer est généralement le 14° jour après le début des règles, puisque normalement cette date correspond à celle de lovulation.
Cependant (ainsi que nous l’avons cité plus haut) comme cette date est variable, il vaut mieux se baser sur les deux tests suivants, plus précis
1° La recherche des glaires translucides, filantes, dans le col (Devraigne et Seguy). Elles surviennent le plus souvent le 11° jour après le début des règles, et durent 3 à 4 jours. Elles constituent pour les spermatozoïdes, un milieu très favorable.
2° Le dosage de la folliculine dans les urines. L’élévation brutale du taux de la folliculine coïncidant avec la présence des glaires cervicales, indique d’une façon précise le moment de la ponte ovulaire.
Les conditions nécessaires à cette opération sont en outre.
a) La présence dans le sperme de spermatozoïdes vivants et doués d’une vitalité suffisante.
b) L'absence d'infection au niveau des voies génitales de l’homme (rechercher le gonocoque).
c) L'existence d’une ponte ovulaire régulière (faire tous les 2 jours le dosage de la folliculine urinaire).
d) La perméabilité des trompes, (faire une insufflation ou mieux une hystérosalpingographie préalable-.
e) Une muqueuse utérine saine.
Il existe 2 procédés de fécondation artificielle 1° I’insémination vaginale, qui est le transport du
sperme au niveau des culs de sacs vaginaux et de l’orifice externe du col.
N. B. — I! convient d’ajouter à ce sujet qu'un tel dosage ne peut êlre fait rapidement, l’'expérimentation demandant plusieurs jours. Son intérêt paraît être surtout théorique.
2° L’insémination utérine, qui est le transport du sperme dans l’utérus, au dessus de l’orifice interne du col.
La technique est la suivante
On recueille le sperme par masturbation dans un récipient stérile; on le met quelques minutes à l’étuve à 37°
Pour l’insémination vaginale, on en arrose le col, surtout l’orifice interne. La femme reste couchée pendant deux heures environ.
Pour l’insémination utérine, que nous avons faite quelques fois nous avons agi de la manière suivante :
Le sperme est déposé dans une seringue stérile, de 10 centicubes, maintenue quelques instants à l’étuve à es
On y ajoute une sonde Braun que l’on introduit audessus de l’orifice interne du col.
On dépose alors une très petite quantité de sperme, quelques gouttes à peine, de façon à ne pas provoquer dans lPutérus, de réflexes d’expulsion.
De toute façon, en cas d’insuccès, il faut la répéter plusieurs fois. : x
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NOTES PERSONNELLES SUR LES CAS DE STERILITE, OBSERVES À LA CONSULTATION DE LA MATERNITE
Les statistiques
Nos recherches pendant deux années environ, dont la dernière surtout a été consacrée à l’étude de la stérilité, portent sur 324 cas d’infécondité.
Ils seraient, certes, plus nombreux, si nous tenions compte des femmes venues consulter, et qui, après un premier examen ont cessé de fréquenter la consultation.
Sur un total de 324 femmes, il y avait 221 cas de stérilité primitive et 103 cas de stérilité secondaire.
Nous classerons les causes de stérilité dans le tableau suivant :