INTRODUCTION
.… CA d « RTE à ———
Nous avons désiré que notre thèse témoigne d’un effort | personnel. Une question d'actualité, nous serions presque tenté de dire «à la mode », nous à permis de réaliser ce
souhait.
C'est le 1* juin 1933 que paraissait, dans la Gazette médi-
cale de France, un article de M. le Professeur Ide, de Louvain,
intitulé : « Antidotisme, gardénal-strychnine ».
Dans cet article, M. Ide reprenait, en renversant les Dropositions, les travaux américains de Haggard et Greenberg. Ces derniers, cherchant un contre-poison à la strychnine,
avaient eu des résultats tout à fait remarquables avec Île
gardénal; M. Ide eut l’idée d'appliquer aux intoxications par les barbituriques le traitement par la strychnine.
Il arrivait à des conclusions enthousiastes, et il écrivait « À l'heure actuelle, on ne doit plus laisser mourir les « sui- » cidants » au véronal, gardénal, ou autres barbituriques. »
Nous fûmes vivement intéressé par la lecture de cet article et nous nous étions proposé d'essayer la strychnothérapie dans les intoxications barbituriques.
L'occasion se présenta, deux mois après, avec la malade de l’observation I,
Les ni que. no avions Do. au cours a de évolution de ce ette intoxication et les réflexions que nous avait suggérées cette première observation, nous ont “conduit à préciser ; . expérimentalement quelques points plus particuliers de cet NT antidotisme gardénal-strychnine. FOR IMEONE S
Ce serait un lieu commun de répéter que, sous de multi- | ples influences sociales, morales, matérielles, le nombre des Ÿ ÿ & BEN suicides par les barbituriques va tous les jours en augmen- | : tant, l'extrême facilité avec laquelle on+se procure ces divers toxiques non régiementés favorisant grandement cette « épi-
démie de suicides ».
Aussi, avons-nous eu, à l'Hôpital Saint-André, grâce à
dan anilié de nos camarades de garde, que nous remer-
cions bien vivement, un vaste champ d’expériences clini-
ques qui nous à permis de recueillir en moins d’un an les es ne onze observations personnelles que nous allons rapporter. je SAR | Ces malades ont été hospitalisés : les uns dans le Ser- È En vice de M. le Professeur Carles, les autres dans le Service : de M. le Docteur Denis, que nous remercions tout particulièrement de l'intérêt qu'ils ont bien voulu apporter à nos recherches et des conseils qu'ils nous ont toujours prodi- > gués d’une façon si bienveillante.
Nous tenons à remercier également tous ceux qui nous ont aidé, et plus particulièrement les Sœurs des deux Services où ont été suivis nos malades.
Nous avons recueilli nous-même les observations cliniques, suivant de très près les ellets de la strychnine sur nos intoxiqués. |
Notre expérimentation a été faite à la Faculté, dans le Laboratoire de M. le Professeur Carles.
Nous rapportons dans ce travail les résultats de nos observations cliniques et de notre expérimentation sur le lapin et sur le chien, avec les réflexions qu’elles nous ont inspirées.
Nous n'avons nullement la prétention de faire un travail d'ensemble sur cette question à l’ordre du jour de la strychnine dans le barbiturisme; d’ailleurs, de nombreux travaux
s quelques a FR recaeïlies avec 1. plus grand soin, et les quelques résultats expérimentaux qui nous NÉE & | paraissent intéressants pour éclairer le mode d’ action SL 7 COR < curieux de l’antidotisme strychnine- -gardénal.
Dans notre travail, nous apportons des faits nee. quel ques résultats expérimentaux qui nous paraissent indiscutables, mais nous n’apportons pas d'opinion définitive ni de règle absolue pour codifier, comme le voudraient certains auteurs, le traitement des intoxications barbituriques par la strychnine. < L L'article de Ide avait soulevé des exagérés. ne Pour avoir trop espéré, certains ont été déçus, et, de la déception au scepticisme, la pente étant rapide, sont arrivés à douter même de l'utilité de re nouveau traitement dans les intoxications barbituriques Pour être moins enthousiastes que celles du Professeur Ide, nos conclusions n’en seront pas moins fermes pour aîfirmer que la strychnine, à des doses jusque-là inusitées en thérapeutique, est une arme merveilleuse pour lutter contre les intoxications barbituriques.