‹ La Strychnine Dans Le Barbiturisme AiguChapitre 7 sur 30 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

ve Intoxication par le Dial Cr 8. 20).

Guérison après injection de dix centigrammes de Strychnine. * + |

Jeune femme de 28 ans. 2 Cette malade arrive dans le coma à l'Hôpital Saint-André le

6 septembre 1933, à 7 heures du soir, où elle est admise dans

le service de M. le Professeur Carles, salle 5, lit 9. Il s’agit d’un suicide par ingestion d’un somnifère. On recueille à l’arrivée peu de renseignements précis : on à

simplement retrouvé dans la chambre un tube de « Dial Ciba »;

on ignore l'heure exacte du suicide, probablement 14 heures. Dès son arrivée à l'hôpital, l’interne de garde fait une injection

de { centigramme d’apomorphine, qui provoque quelques vomis-

sements. Il n’est pas fait de lavage d'estomac, la sonde n'ayant

pu être introduite.

Tonicardiaques, (caféine) répétés pendant la nuit.

Nous voyons la malade le 7 septembre, à 9 heures.

Coma profond; pas la moindre réaction aux excitations.

Réflexes tendineux abolis, Persistance des réflexes pupillaires à la lumière.

Respiration superficielle, Légère cyanose,

Le pouls est régulier, assez bien frappé.

10 heures : Injection sous-cutanée de 10 cm3 d’une solution de strychnine au millième (soit 1 eg).

Cinq à six minutes après l'injection, la respiration devient plus ample. Aucune modification par ailleurs.

Ste, ARTE

41 heures : Injection de 1 centigramme de strychnine (solution à 1 p. 200).

Immédiatement après la piqûre, la malade respire beaucoup mieux. La coloration du visage est normale.

Retour des réflexes rotuliens. Dans les instants qui suivent, la malade réagit aux excitations profondes (pincement de la peau au niveau de la cuisse; pincement du tendon d’Achille).

12 heures : L'état semble s'améliorer, la malade a poussé quelques gémissements inarticulés. Elle a de temps à autre quelques mouvements de déglutition.

14 heures : Il n’y a pas de changement. Injection d’un 3° centigramme de strychnine (solution au centième).

Dans les instants qui suivent, amélioration très nette,

On a tout à fait l'impression qu'on assiste au réveil d’une malade anesthésiée.

On retire par sondage 600 em d'urine très claire.

Tension artérielle : Mx, 11; Mn, 8; Lo, 1.

Sérum glucosé sous-cutané. Toni-cardiaques.

Après-midi sans changement.

18 heures : La malade réagit très bien aux exeitations profondes; même, la piqûre des téguments dans la région du cou provoque des déplacements de la tête.

Réflexes tendineux normaux.

De plus en plus, on a l’impression que la malade va sortir du coma.

On hésite beaucoup à faire un 4 centigramme de strychnine; finalement, on se décide pour l’abstention, mais le pronostie est optimiste et l’on pense que le réveil sera pour la nuit.

8 septembre :

9 heures : On trouve la malade dans un état alarmant.

Après une nuit relativement bonne, pendant laquelle on à pratiqué simplement des toni-cardiaques, l’état s’est brusquement aggravé vers 7 heures. La respiration est devenue à peine perceptible et la malade s’est progressivement cyanosée.

Lorsque nous la voyons, à 9 heures, le coma est profond. Il

n'y à plus le moindre réflexe, Les pupilles sont en myosis; pas

Ce NTI

de réflexes pupillaires à la lumière. La respiration est très superficielle, irrégulière; la face est violacée; la malade est véritablement asphyxique. :

On décide d’essayer à nouveau la strychnine à forte dose et on injecte :

9 h. 30 : 1 centigramme de la solution au centième. Immédiatement, on note une amélioration; la respiration s’amplifie légèrement; réapparition du réflexe pupillaire à la lumière,

10 h. 30 : Injection d'un 2° centigramme de solution au centième. La respiration redevient presque normale; le pouls est bôn; la coloration est meilleure; aucun réflexe tendineux.

14 heures : Pas de changement, plutôt une légère aggravation.

Le facies est de nouveau cyanosé.

Le pouls est très rapide. :

Tension dillicile à prendre, indice misérable.

On fait des toni-cardiaques répétés (adrénaline et éphédrine).

On injecte un 3 centigramme de strychnine (solution au centième) : pas de modification; toutefois, le pouls est redevenu meilleur.

15 heures : De nouveau, la respiration se fait superficielle et irrégulière.

On fait alors respirer à la malade, en alternant, carbogène et oxygène.

Le carbogène à pour effet immédiat de rétablir une respiration normale pendant quelques instants, mais très vite après la respiration devient à peine perceptible.

17 heures : Le coma est très profond; le pouls est de nouveau mauvais et les toni-cardiaques répétés ne le relèvent que faiblement.

L'issue fatale semble prochaine.

Devant cette situation désespérée, on décide de continuer la strychnine à haute dose.

Injection du 4° centigramme de strychnine (solution au centième) Aussitôt, la respiration devient meilleure et le facies reprend une coloration normale. Ainsi, encouragé, se décide-t-on à poursuivre

ments el prononce es is à arte

| mouvements en réponse aux excitations proiondes. ce ae

Tous les réflexes tendineux sont revenus. On obtient quelques

Le pouls est à nouveau très bôn, bien. frappé. de + Re LR Tension artérielle : Mx, 11; Mn, 8; lo, Je È ve Dans la journée, la malade a été. sondée; on a retiré 500 eme

d’urines troubles. ae PNR ER

Elle a reçu 1 1. 500 de sérum physiologique sous-cutané. Pendant la nuit qui suit, la situation se maintient sans chan- &

sement, la malade continue à remuer les jambes spontanément

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