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produise à la circulation funiculo-placentaire, et le fœtus pourra par des mouvements respiratoires précoces, tâcher de remédier à la gêne de l'hématose qui en résulte. Il aspirera alors les divers produits — liquide amniotique, méconium, mucus vaginal — dans lesquels il baigne et qui, suivant la vigueur des mouvements respiratoires, pénètreront plus ou moins profondément dans les voies aériennes. Il y aura ainsi parfois une véritable submersion intra-utérine, qui risquera d’amener la mort du fœtus lorsque les alvéoles en se déplissant se rempliront d’une grande quantité de liquide. Or, c’est au cours des accouchements clandestins, où aucun secours médical ne peut parer aux complications qui se présentent ni terminer rapidement un accouchement qui traîne en longueur, que l'enfant est le plus exposé à souffrir et par conséquent à faire des efforts respiratoires prématurés et à périr par ce mécanisme. On conçoit donc l'intérêt médico-légal qu'il y a en pareil cas à rechercher dans les voies aériennes du fœtus la présence de liquide amniotique, de méconium ou de mucus vaginal et de les caractériser, car leur présence permettra de conclure à la mort naturelle du nouveau-né et d’écarter l'hypothèse d'un infanticide, par submersion criminelle par exemple, si l’on ne trouve à l’autopsie du cadavre aucune trace de violence.
Dans un premier chapitre nous chercherons dans quelles circonstances le fœtus est exposé à la submersion intra-utérine. Dans un second chapitre, nous
EN À Éd
décrirons les méthodes qui permettent de mettre en évidence la présence dans l'appareil respiratoire de corps étrangers ayant amené l’asphyxie du fœtus. Dans un troisième chapitre enfin, uous étudierons l'interprétation des lésions constatées à l’autopsie et des modifications révélées par l'examen histologique ainsi que les causes d'erreur qu’il faut savoir éviter.