‹ La SuèdeChapitre 114 sur 361 · MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE

. - Ce n^est qu'au 1 9™* siècle que la Suède a eu des musiciens qui ont gagné une 4MKiété publique, mais aussi loin que s'étend notre histoire, et même dès les temps élMDs de la <Saga>, le chant et les chanteurs ont été aimés de grands et de petits. A ton droit, on peut nommer la Suède un pays de chant. Quant aux romances suédoises, populaires et autres, elles peuvent être comparées à celles de n'importe quel ptjB pour la tendre beauté de la mélodie, quoiqu'elles soient souvent surpassées dans la force du sentiment. Plus connues auparavant à l'étranger, elles auraient certainement joué un rôle remarquable dans l'histoire universelle de la mimique.

Nos anciens compositeurs de romances, p. ex. 0. Àhlstrôm, (1756/1835) et J. E. Nardblom (1788/1848), sont influencés par les Allemands, mais au même moment que s'éveille ua intérêt ardent pour les vieux souvenirs et pour l'histoire de la patrie dans l'art et dans la littérature, la composition de romances et de ballades fait vibrer une corde tout à fait nationale. Ce n'est pas par une imitation directe des chansons populaires que se fait remarquer ce trait national, mais par quelques qualités suédoises caractéristiques: un sentiment calme, mais profond, souvent uni à un humour sain. Et vous trouverez dans la forme de ce? romances une plastique claire et mélodieuse et un coloris chaud et harmonieux. Les premiers qui touchèrent à ces tons originaires du pays, étaient les collecteurs de nos anciens trésors de chansons populaires, comme p. ex. E, G. Geijer (1783/1847). Leur travail fut continué par A. Lindblad (1801/78) et, avant tout, par A. Sôderman (1832/76). On dirait que celui-ci a atteint le point culminant de son art dans ses ballades (Le pèlerinage de Kevlaar, Tannh&user, etc.). Aujourd'hui, E. SjOgren (né en 1853) est notre meilleur compositeur de romances.

392 lY. l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.

Les mêmes qualités qui caractérisent la simple romance suédoise, donnent leur empreinte à nos chants à quatre voix. Malgré la grande influence qu'elles ont subie de TAUemagne, elles ont toujours gardé un caractère particulièrement suédois. Parmi les compositeurs nombreux de chants de cette espèce, comme 0. lÂndblad (1809/64), J, A, Josephaon (1818/80), le prince Guëtave (1827/52), frère du roi Oscar II, et beaucoup d'autres, G. Wennerberg (né en 1817) tient la place d'honneur. Par des tons immortels, il a peint la vie joyeuse des étudiants dans le recueil de duos les cGluntame».

Le nouvel Opéra de Stockholm.

DaiiS les opéras, ce n'est qu'avec difficulté que l'esprit national a pu se frayer un chemin. C'est que le grand opéra, proprement dit, créé par un décret de Gustave III en 1773, n'a jamais pris naissance sur notre sol. Aussi son répertoire fut-il longtemps presque exclusivement étranger, et longtemps la Suède n'eut pas de compositeurs d'opéras. Les premiers, dicnes d'attention, furent A. Lindblad (iLes frondeurs») et F. Berwald (1796/1868; «Estrella de Soria»). Lesdits opéras formaient le programme initiateur à l'inauguration du nouvel Opéra de Stockholm, le 19 september 1898. Ce n'est qu'avec /. Halhtrôm (né en 1826) que commence une production féconde. Il introduisit des mélodies populaires dans ses opéras (p. ex. dans cLa jeune fille, enlevée par le gnome >). C'est pourquoi il occupe la même place dans l'histoire de notre opéra que Glinka en Russie, et Sraetaua en Bohême. Son style est pourtant français, et imite Meyerbeer et Gounod. A. Hallén (né en 1846; «Harald Viking»; «Le trésor de Valdemar»), W, Stenhammar (né en 1871; «Tirfing») et 0, V, Peteraon- Berger (né en 1867; «Sveagaldrar*) choisissaient leur sujets de l'ancienne vie du Nord, mais leur style n'a pas beaucoup de ce qui est spécifiquement suédois. Ils ont pris pour modèle le drame wagnérieu. Dans les derniers temps, Wagner à commencé à gagner dn

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