STATISTIQUE
rare de relevés des temps anciens, .et une continuité de méthode extraordinaire. La statistique suédoise de nos jours est en général au niveau des exigences de notre temps. La statistique de l'industrie manufacturière, donnant chaque année un exposé du nombre des manufactures et des ouvriers et une spécification de la production, tant au point de vue de quantité que de valeur, est la plus complète qn'ait à montrer aucun pays. Les rapports quinquennaux des gouverneurs sont quelque chose de particulier à la statistique suédoise. Déjà en 1634, ces rapports furent introduits, mais ce n'est qu'après 1822 qu'on les a publiés sans interruption.
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p. W. Wargentin.
Notre premier bureau de statistique était la Commission des tabelles de Tan 1756, la plus ancienne institution de cette espèce en Europe. En 1858, elle fut réorganisée, et le nouveau bureau fut nommé le Bureau central de statistique, <iont le premier chef fut Fr. TL Berg (1806/87), médecin, éminent en plusieurs sciences. En 1879, E. Sidenbladh (né en 1836), chef actuel du bureau, succéda à Berg.
412 rv, l'enseignement et la culture intellectuelle en suède.
Le bureau est partagé eu trois sectious. La première, s'oceupant de la statistique de la population et des caisses d'épargne, a pour chef K. Sidenbladh (né en 1840). La deuxième, dont le chef est K, G. Odén (né en 1846)» s'occupe de la statistique de Tassistance publique, des finances communales et des élections politiques, et la troisième de la statistique agricole et des rapports quinquennaux des gouverneurs, etc.; le chef de cette dernière section est E. Sôderberg (né en 1849). Parmi les bureaux statistiques des administrations centrales, celui du Collège du commerce est le plus important. Ce bureau, dirigé par Hj. GuUberg (né en 1847), publie la statistique de Tindustrie manufacturière, des mines et usines^ de la navigation et du commerce, et s'occupe aussi de la nouvelle statistiqae sociale, jusqu'à présent rédigée par ./. Leffler (né en 1845) et H, Elmquist (né en 1871).
Parmi les œuvres i)as officielles, citons les exposés statistiques sur la Suède, publiés par C. G. af Forsell (1783/1848), C. A, Agardh (1786/1859) et C. E, Ljungberg (né en 1820). M. Ë. Sidenbladh a publié des manuels statistiques sur la Suède, en allemand, en anglais et en français, à l'occasion des expositions universelles de Vienne en 1873, de Philadelphie en 1876 et de Paris en 1878; S, A, Lôfstrôm (1847/98) en a publié un pour l'exposition de Cliicago en 1893. Parmi nos autres statisticiens mentionnons H. Forssell (né en 1843; voir la page 178), J. HeïUtenim (1834/88), P. Fahlbeck (né en 1850; ouvrages principaux: cLa fortune nationale ^de la Suède», et cLa noblesse de la Suède»), /. Fïodstrôm (né en 1856), K. Key-Àlei^g (né en 1861), H. Malmgren (né en 1856), E, Svensén (né en 1850) et G, Sundbàrg (né en 1857). G. Enestrôm (né en 1852) a traité la statistique mathématique, A. Linroth (né en 1848) et j^. Almquûi (né en 1852) la statistique médicale. M. Fahlbeck vient d'introduire la statistique comme matière d'enseignement à l'université de Lund.
Au grand ouvrage c Statistique internationale», la Suède a contribué de la livraison cÉtat de la population I» (Stockholm, 1876), rédigée par Berg et Hellstenius. Dès 1895, une livraison d'«Aperçus statistiques internationaux» est publiée tous les ans dans la Revue statistique de Suède (Statistisk tidskrift).