VENTILATION ET ÉCLAIRAGE. — EXTRACTION ET ASSÈCHEMENT DES MINES
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OÙ par conséquent l'abattage en chantiers oaverts rend nécessaire le maintien d'un grand nombre de b3isages et en y laissant de grandes quantités de minerai en form de piliers (bandes) etc., surtout à mesure de Taugmentation de la profondeur. Parmi les méthodes de cette catégorie, la méthode par gradins renversés et la méthode en travers sont exclusivement employées, et Texécutiôn de ces travaux ne diffère pas en général de celle d'autres pays. La seule différence qu'il y ait lieu de signaler, est celle de la largeur des gradins quand l'abattage par gradins renversés s'effectue dans des mines à minerais compactes. Dans des conditions pareilles, la largeur du gradin peut comporter de 12 à 15 mètres, parfois même jusqu'à 30 mètres, comme p. ex. aux mines de Dannemora. En ce qui concerne Veffet d'abattage, l'expérience a démontré que dans les abattages par gradins droits, par gradins renversés et en travers, cet effet comporte entre 10 à 15 tonnes par kilogramme de grand explosif, et entre 2 et 3 tonnes par mètre foré. Dans des conditions .favorables, le chiffre du premier effet peut monter à 20—25 tonnes, et celui du second à 4 — 6 tonnes.
L'effet utile de travail par ouvrier dans les minss métalliques dépeni naturellement de la dureté de la roche, de la dextérité des ouvriers et de diverses autres circonstances. La quantité des matières abattues par année et pu ouvrier s'élève entre 430 et 450 tonnes. Si l'on ne calcule le même effet que par ouvrier du fond, elle s'élève parfois de 1,200 à 1,300 tonnes. Enfin, l'emploi des perforatrices permet de pousser C3t effet de 2,600 jusqu'à 4,000 tonnes.
Charbonnages. Les couches de. houille scaniennes, à peu près horizontales, comme il a été dit précédemment, sont sillonnées de parties schisteuses, et n'ont, inclusivement avec les dernières, qu'une puissance de 1 à 1*6 mètre. Le toit se compose de grès, le mur d'argile réfractaire.
L'exploitation des couches de houille s'effectue d'ordinaire parnne combinaison de la méthode par galeries et piliers et celle par tailles chassantes. La méthode du long mur (Long Wall) a été exclusivement employée à Bjuf pendant plusieurs années. On ne s'en sert actuellement que dans une partie de ce charbonnage.
YentUation et éclairage.
On sait, par les observations faites dans un grand nombre de mines métal- Iffèrea suédoises, que la température de ces mines s'élève de V G. par chaque 50 mètres au-dessous de 30 mètres à paftir de la surface, niveau auquel la température est constante ou égale à la température moyenne de la localité. Ainsi, dans les mines les plus profondes, la température maxima comporte entre 11 et 1^° C, et dans celles de profondeur moyenne entre 6 et 8° C. La températme moyenne à la surface variant, dans les régions minières de la Suède centrale, entre b'i° et 5' à 6% la yentilation naturelle qui en résulte suffit à aérer convenablement la plupart de nos mines métalliques. Aussi, la ventilation artificielle n'a-t-elle lieu qu'exceptionnellement, et l'on se sert dans ce cas de ventilateurs centrifuges ou aussi de ventilateurs du Harz (Wetterersatzmachinen).
Dans les charbonnages, l'aérage naturel contribue pour une part notable ao renouvellement des masses d'air.
TRIAGE ET LAVAGS.
Cette ventilation naturelle n'est cependant pas assez forte pour produire à elle seule la circulation nécessaire de Tair, et on lui vient par conséquent en aide par rétablissement de fourneaux, ou d'ordinaire seulement au moyen de foyers ouverts établis au fond des puits d'où sort l'air vicié; ou aussi l'on chauffe l'air à l'aide d'injecteurs, ou enfin simplement par des conduites de vapeur. — L'emploi de fourneaux ou de feux ouverts n'entraîne aucun danger, vu que l'on n'a jamais constaté la présence de grisou dans nos charbonnages.
Les frais de ventilation sont donc presque nuls dans les mines métalliques, et à tout prendre insignifiants dans les charbonnages.
L'éolairage des chantiers s'effectue par le moyen de lampes ouvertes, aussi bien dans les mines métalliques que dans les charbonnages. Ordinairement, on alimente ces lampes avec de l'huile-gaz ou du pétrole rectifié, plus rarement avec de l'huile de navette. On se sert aussi de chandelles de suif dans un certain nombre de mines. Enfin, dans celles où l'électricité est appliquée à l'extraction du minerai à l'exhaure, etc., on la fait aussi servir à l'éclairage tant à la surface que dans les travaux souterrains.
Extraction et assèchement des mines.
Mines métalliques. Les mines de fer les plus profondes ne dépassent pas 350 à 360 mètres, et des autres un petit nombre seulement atteignent au delà de 410 mètres. Dans la plupart, la profondeur est inférieure à 100 mètres, ou oscille entre ce chiffre et celui de 200 mètres. La quantité des matières abattues et d'eau à élever au jour est, de plus, peu considérable dans la règle. Aussi les moteurs d'extraction n'ont-ils en général qu'une faible force, variant, dans la plupart des mines, du minimum de 20 à 30 au maximum de 160 chevaux- vapeur. Dans les mines plus grandes, on se sert de machines encore plus puissantes.
Installation électriqtie aux mines de Striherg.
Les puit8 d- extraction sont en général verticaux et, à l'égard de la section, rectangulaires ou ronds. Leur aire de section horizontale Tarie entre 18 et 25 mètres carrés. Les puits modernes sont dans la règle rectangulaires et d'une aire de 18 à 20 mètres carrés au maximum.
Comme il a été dit plus haut, la venue d'eau est très faihle. Dsuis la règle, elle s'élève au plus de 300 à 500 litres par minute. L'épuisement de Teat s'effectue dans les petites mines à l'aide de pompes élévatoires, dans les grandes an moyen de pompes foulantes, l^a hauteur d'action des dernières est ordinairement de 150 mètres, parfois de 200 à 220 mètres.
Les moteurs sont ou des roues hydrauliques ou des turhines si l'on dispose de force hydraulique. Quand cette force se trouve à une distance considérable des mines, on l'utilise à l'aide d'un cable saus firiy ou aussi la transmission de l'énergie s'opère par un courant électrique.
Charbonnages. Dans les charbonnages, le transport souterrain s'effectae, s'il' est d'une certaine étendue, à l'aide de chevaux de petite race ou par la traction mécanique. Les machines pour l'extraction de la houille et l'épuisement de l'eai çont beaucoup plus puissantes dans les charbonnages que dans les mines métalliques. L'afâuence d'eau est aussi beaucoup plus considérable dans les premières que dans les secondes: elle s'élève dans un certain nombre de charbonnages à 40 — 50 hectolitres par minute. Même la charge à extraire par puits est supérieure à celle des mines métalliques. Les puits sont partout verticaux, et ont une profondeur de 100 mètres au plus.
Triage et lavage.
Mines métalliques. Bans les mines de fer, la séparation des matières utiles d'avec les stériles s'effectue simplement par triage à la main (klaubage), en ane seule opération. Si les minerais sont très mélangés, le triage s'effectue tant à là main qu'à l'aide de machines. On se sert fréquemment dans ce but de séparateurs magnétiques^ dont ceux du type Wenstrôm sont surtout en usage. On emploie du reste aussi les types Monarch et Grôndald.
Dans les mines de zinc, de plomb et d'argent, on pratique l'enrichissement par des ateliers de préparation mécanique. Le plus grand établissement de ce genre est celui des mines de zinc d'Ammeberg. Viennent ensuite les lavages des mines de zinc de Ryllshyttan et de Rftvâla, ceux des mines de plomb et d'argent de Sala, etc.
Charbonnages. Dans les houillères, l'assortiment du charbon et le triage ont lieu dans l'intérieur des mines. Le même procédé s'emploie pour l'argile réfractaire abattue simultanément avec la houille.
Plans de mines.
Mines métalliqes. La levée des plans à l'aide du théodolite est peu employée. Cette méthode est principalement en usage dans les grands champs miniers, et seulement pour le mesurage d'un nombre plus ou moins grand de pointe î\ la surface ou au fond. Pour les mesurages de détail entre ces points, on a recours à la méthode de levée suédoise qui porte le nom de Svenska Markschetdetmetoden (méthode de levée suédoise).
Cette méthode, qui n'est ni connue ni employée dans aucun autre pays, est en usage en Suède depuis 270 ans, et a toujours donné des résultats très satisfaisants, surtout depuis les trois dernières périodes décennales, pendant lesquelles il a été apporté divers perfectionnements aux instruments de mensurateur, et depuis que