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STATISTIQUE SOCIALE

partie dans les villes ou à proximité, partie à la campagne. Leur valeur s'élève à 280,000 couronnes environ. A la prise de possession de la propriété, on paye comptant Vio de la valeur; T amortissement s'élève à 2 — 3 %, L'association a recherché l'appui de l'État. Près de Motala (en Ostrognthie)) on a acheté une propriété, et on l'a morcelée et partagée entre les membres (voir la figure à la page 517). Le résultat est satisfaisant aussi bien pour l'association que pour les détenteurs des biens, et la valeur du sol a considérablement augmenté.

Statistique soeiale.

Les sources des données statistiques sur l'état social de la population ouvrière en Suède sont les suivantes:

A) La statistique offlcielle générale qui, dans notre pays, renferme une foule de renseignements sur le sujet en question. C'est le cas surtout pour notre démographie, pour notre statistique manufacturière, et aussi, dans une certaine mesure, pour la statistique criminelle. Les rapports quinquennaux des gouverneurs fournissent aussi nombre d'éclaircissements sur cette matière.

B) Rapports des comités officiels, et particulièrement ceux du comité dit ancien ou premier comité d'assurance ouvrière de 1884/89, ainsi que ceux du comité dit de protection ouvrière de 1891. Les sujets les plus importants de statistique sociale qu'ont traités ces comités et d'autres comités officiels, sont les suivants.

à) Salaires ouvriers. Les données produites à ce sujet sont malheureusement assez surannées à l'heure actuelle, et, en général, ce chapitre de la statistique sociale est, en Suède, de tous le moins éclairci. Eu ce qui concerne l'état des salaires des ouvriers agricoles, nous donnons quelques faits dans ce qui précède (page 113), fournis par notre statistique de l'agriculture. Pour les ouvriers industriels, il y a une partie des chiffres pour les années 1879, 1884 et 1891, qui indiquent une hausse importante au cours des années intermédiaires. Plus grande encore a été certainement cette augmentation au cours des dernières années, mais sur ce point, nous n'avons de renseignements que pour quelques rares métiers.

b) La durée de la Journée de traTail a été établie, grâce à des enquêtes minutieuses, par les deux comités dont nous avons parlé ci-dessus. De 1884 à 1891, on y constata une baisse de la durée moyenne de travail quotidien qui descendit de ll'i heures à 10*7 heures, baisse qui, depuis lors, a continué à se faire sentir. Même dans l'agriculture, la durée de la journée de travail a, pendant les dernières années, été notablement raccourcie.

Le travail de nuit existait, en 1884, dans 42 % de la totalité des fabriques et des ateliers soumis à l'enquête, et durait en moyenne de 7 à 8 heures par ouvrier. L'organisation du travail de nuit est principalement de trois espèces différentes, savoir: 1° travail de nuit chaque jour non férié; 2® travail de nuit tous les jours ouvrables pendant une semaine, mais travail de jour pendant la semaine qui suit; et enfin 3° travail toutes les deux nuits. Ces trois organisations ont chacune à peu près la même extension. Il vaut la peine de se rappeler ici que le rejws du dimanche est observé d'une façon absolue dans l'industrie suédoise, là où dos circonstances particulières ne le rendent pas impossible. — Dans l'industrie du fer, on travaille d'ordinaire toute la journée de

24 heures, en relevant les ouvriers toutes les huit heures, de façon à ce que chaque ouvrier accomplisse trois périodes de travail semblables dans l'espace de deux jours.

c) Pour les caisses de maladie et de retraite^ le comité de 1884 fit on compte rendu détaillé; nous consacrons à cette question un chapitre spécial dans ce qui suit.

(i) A l'égard des pauvres entièremement entretenus, on organisa, en 1884, une enquête extrêmement détaillée, dont nous produisons un spécimen dans h première partie de cet ouvrage, à l'article Assistance publique. Parmi les résultats obtenus, nous rapporterons ici que la mortalité parmi ces pauvres, pour ceoi âgés de plus de 65 ans, coïncide assez bien avec la mortalité correspondante, pour ces âges, lorsqu'il s'agit de la totalité de la population.

e) La répartition numérique par ftge et par état-civil dans les métiers divers fut, en 1884, l'objet d'une enquête qui donna plusieurs résultats intéressants, dont cependant ce n'est pas le cas de donner ici le compte rendu.

/) La fréquence des accidents pendant le travail fut un objet d'études pour le comité de 1884, et occasionna depuis une enquête en 1897. Pendant l'époque qui sépare ces deux enquêtes, il semble du moins que le nombre des accidents avec issue mortelle a diminué de façon notable, soit de 0-64 à O-ss par mille ouvriers dans la grande industrie proprement dite; mais ces chiffres ne sont cependant pas absolument sûrs. Le nombre total des accidents, qni entraînèrent des infirmités durables, constaté en 1897, fut à peu près de l's-i par mille ouvriers, et celui des accidents occasionnant des infirmités passagères de 27'4 4. Toutefois, ce dernier chiffre est certainement trop bas, et par suite aussi le total final de tous les accidents, qui d'après ce qui précède serait de 29"64 par mille ouvriers.

<7) La mortalité par professions. Les détails que produisit à ce sujet le comité de 1884, sont, au point de vue d'une méthode rigoureusement scientifique, les meilleurs possibles ; mais la valeur des résultats est malheureusement amoindrie par les qualités en partie peu satisfaisantes des matériaux d'enquête. Il ressort comme résultat capital que la mortalité parmi les ouvriers industriels est quelque peu supérieure à celle de la population en général. A l'égard de certaines professions particulières, on évaluait (de 1879 à 1882) la vie moyenne^ à partir de 30 ans d'âge, aux chiffres suivants:

Ouvriers. . Ans.

Usines à fer 38 4

Ouvriers. Ans. Onvriers. Ans.

Cordonniers 348

Scieries 38'2 i Serruriers 34 5

Menuiseries 358 | Tailleurs 344

Industrie textile '^Wb \ Maçons 333

Moulins 353 i Peintres 322

Tanneries 35'2 | Ateliers mécaniques 32l

Mines 348 Boulangers 318

Horlogers 314

Bouchers âi>*

Chaudronniers 3i>5

Imprimeries 2i»-ô

Orfèvres 57 6

Ouvriers en tabac 2^4

Reliures 24-0

Une étude plus approfondie montra pourtant que ces différences notables ne pouvaient qu'en minime partie être attribuées à l'influence directe de la profession. La mortalité dépendait, en premier lieu, du fait que le métier était situé, en majeure partie, à la campagne ou dans les villes, et aussi qu'il fournissait des occasions plus ou moins grandes de mariages jeunes et nombreux. Il est encore une autre circonstance importante, c'est que des personnes de forte constitution s'adonnent surtout à certains métiers, tandis que des personnes faibles s'adonnent surtout à d'autres.

L'enquête en question embrassait aussi les causes de décès chez nos ouvriers industriels. Sur le chiffre total des décès où la cause était spécifiée, il v en avait 10*7 % occasionnés par accidents ou voies de fait, 6'9 % par des maladies

infectieuses^ 8*2 % par des maladies constitutionnelles, 7*5 % par des maladies cérébrales ou nerveuses, 46*6 % par des maladies des organes respiratoires, 4'i % par des maladies des organes de la circulation, 9'o % par des maladies des organes digestifs, 5*6 % par des maladies des organes génito-urinaires, et enfin 2*4 % par des causes diverses. Les divers âges et les diverses professions apparaissent ici avec des diflFérences mutuelles assez caractéristiques.

C) Enquêtes privées. Les principales de toutes sont celles qu'a publiées la fondation Lorén, créée par le testament de V. Lorén. La plupart de ces publications traitent de Tétat social de la Suède, en partie dans des sphères auxquelles on n'avait pas encore touché, et sont en majeure partie d'assez grande valeur.

Dans une de ces brochures, publiée par le rédacteur du recueil, le docteur Joh. Leffler, il est traité d'une manière très étendue du travail industriel dos feniDies à Stockholm. En général, l'emploi des femmes dans l'industrie a été l'objet, les dernières années, d'une attention toute spéciale, et, à ce sujet, le Riksdag a récemment adopté une loi (voir ci-dessus, page 505). La statistique de la population a révélé, les derniers temps, quelques faits moins favorables à l'égard de la jeune population féminine, tels qu'un accroissement du nombre des naissances illégitimes, une élévation du chiffre des suicides, ainsi que l'extension de la tuberculose, — toutes choses qu'il faut rapporter à ce fait que les jeunes filles en nombre toujours croissant s'adonnent au travail des fabriques. Rappelons, pourtant, qu'en général, la mortalité de la population féminine, en Suède, est moindre qu'en tout autre pays, ainsi qu'on l'a déjà fait ressortir dans la première partie de cet ouvrage.

D) La statistique sociale ofacielle. En 1893, M. Emst Beckman soumettait au Riksdag une proposition, visant l'établissement d'une statistique sociale officielle sur la Suède, en raison de quoi le Riksdag adressa au gouvernement une demande d'enquête sur les moyens les plus propres pour l'organisation d'une telle statistique. Le gouvernement proposa, en 1895, d'installer dans ce but un bureau de statistique spécial, mais le Riksdag n'accorda de crédit que pour des travaux d'essai, dont l'exécution fut confiée au Collège du commerce. Ce crédit, d'un chiffre de 10,000 couronnes, a été depuis accordé chaque année, et par suite, on a publié des enquêtes statistiques, de forme moderne, sur les boulangeries et les manufactures de tabac. De plus, une enquête sur les ateliers de construction mécanique est en cours d'élaboration.

Caisses de secours mutuels pour maladie et décès.

Les caisses suédoises de cette espèce tirent leur origine, aussi bien que les caisses analogues dans d'autres pays, des corporations et des confréries du moyen âge, qui avaient en vue d'ordinaire, entre autres, de venir en aide à leurs membres en cas de maladie et de décès. L'ordonnance de 1669 sur les corporations porta même l'obligation pour celles-ci de fournir ces secours. La loi de 1864 concernant l'exten-

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sion de la liberté industrielle supprima bien cette obligation, qui, dès 1846, avait été transmise aux associations de métiers et de fabriques constituées après la cessation des corporations, mais le .mouvement de secours mutuels ainsi suscité et maintenu, qui avait aussi conquis autrefois des adhésions hors des corporations, s'est, cependant, spontanément soutenu, et a acquis, particulièrement depuis le milieu de la période de 1871/80, un développement remarquable.

Au nombre des facteurs qui y ont contribué d'une façon singulièrement puissante, nous trouvons en partie les mouvements divers, qui, au cours des dernières dizaines d'années, ont surgi parmi les classes ouvrières, tels que les sociétés de tempérance, les syndicats, les mouvements religieux, etc. et qui, en maintes occasions, ont été aussi dirigés vers la formation de caisses de secours pour maladie et décès {caisses de sociétés privées et caisses de méfier); en partie aussi la transformation qui se fait peu à peu de notre vie industrielle, laquelle a fourni la possibilité de fonder des caisses de ce genre dans certaines grandes fabriques ou industries privées {caisses de fabriques), surtout pendant la dernière dizaine d'années. Un quatrième groupe des caisses en question est celui dit des caisses générales, sur le type des anciennes confréries, et dont les plus nombreuses sont les chundramannaforeningar* (associations de cent personnes), qui se sont formées vers le milieu de la période de 1871/80.

D'après les rapports quinquennaux des gouverneurs, lesquels, cependant, ne peuvent guère, à cet égard, prétendre être complets, il y avait à la fin de 1895, dans tout le royaume, un total de 1,619 caisses de secours mutuels en cas de maladie ou de décès. Quant au chiffre du capital des caisses et des secours fournis par elles, il ne revient à la ville de Stockholm seule pas moins de ^/a du total général du royaume. Les caisses les plus importantes sont la Caisse générale de secours pour maladie et décès des amis de la tempérance (14,155 membres en 1807), laquelle siège dans le gouvernement de Sôdermanland, mais dont l'activité s'exerce sur tout le royaume, et l'association l'Union fait la force (Enighet ger styrka) à Stockholm (10,088 membres à la même époque). Le nombre des membres de toutes les caisses peut s'évaluer en chiffres ronds à 250,000, représentant environ 5 % de la population du royaume, contre à peu près 140,000 membres en 1884, soit 3 S de la population.

Parmi les caisses, il s'en trouve qui ont en vue de fournir à leurs membres d'autres avantages que l'assistance en cas de maladie ou de décès, tels que secours et assistance occasionnels, pensions, secours de voyage, perfectionnement au point de vue social et intellectuel, etc. Quelques caisses s'occupent même d'assurer les femmes et les enfants des sociétaires ainsi que leurs veuves. — Dans la plupart des caisses de fabriques, l'entrée est obligatoire. Le patron y contribue d'ordinaire par quelques secours, soit comptant, soit en nature, sous forme de soins gratuits du médecin, de fourniture de médicaments, etc.

Il y avait en tout, en 1895, 49,000 des sociétaires ou de leurs proches qui jouissaient des secours fournis par ces caisses, pour un total de 1,800,000 couronnes. Les actifs des caisses se montaient, à la fin de l'année, à 5,675,000 couronnes envinm, et les cotisations des sociétaires, au cours de la même année. à 2,200,000 couronnes à peu près.

Ainsi ■ qu'on l'a déjà dit, les caisses suédoises de secours pour maladie se sont développées spontanément, sans intervention quelconque de la part de TÉtat visant Tintroduction de Tassurance obligatoire en cas de maladie. Cependant, à certains égards, TEtat s'est montré, les derniers temps, enclin à favoriser ces caisses, savoir par la loi du 30 octobre 1891 concernant les oaisses de secours pour maladie enregistrées.

D'après cette loi, qui ne comporte, cependant, point d'obligation à l'enregistrement, les caisses de secours dont les statuts ont été formulés d'après les dispositifs édictés par celle-ci, peuvent être enregistrées, entre autres, aux conditions suivantes, savoir: 1° que la caisse compte au moins 25 membres; 2° que la direction, composée de sujets suédois, comprenne au moins 3 personnes; 3° que les fonds de la caisse ne soient employés, sauf les frais d'administration, à d'autres buts qu'à des subventions en cas de maladie et, éventuellement, de décès. Les avantages dont jouit une caisse de secours enregistrée, sont, entre autres, outre une situation légalement établie pour la caisse ainsi que la franchise de saisie pour dettes sur la subvention qu'elle fournit, le droit à un secours annuel dit d'administration, qui, ayant subi de temps à autre des augmentations, est actuellement de 1*5 o couronne par membre jusqu'à 100, de 1 couronne par membre de 101 à 300, de Otîo couronne par membre de 301 à 2,600, et de 0-2 5 couronne par membre à partir de ce chiffre; à condition toutefois que le propre revenu de la caisse ait atteint au moins le chiffre du secours d'administration calculé d'après ces données- De l'enregistrement résulte pour les caisses Vobligation de faire chaque année des rapports statistiques sur leur activité pendant l'année qui vient de s'écouler.

D'après ces rapports, les caisses enregistrées étaient, en 1897, au nombre de 880, avec un chiffre d'à peu près 150,000 membres, dont environ 36,000 femmes.

Parmi ces caisses, 257 n'accordaient le droit d'entrée qu'aux hommes, tandis que 12 n'acceptaient que les femmes, et enfin 611 admettaient hommes et femmes. Dans 473 caisses, le nombre des membres était de moins de 100, dans 325 il était de 101 à 300; il n'y en avait que 70 comptant plus de 300 membres, et 3 seulement dépassaient le chiffre de 2,000.

Les recettes, qui pour les 880 caisses s'élevaient à 1,489,674 couronnes, se répartissent ainsi: taxes d'entrée 45,204 couronnes, cotisations réjçulières 962,206 couronnes, cotisations supplémentaires 245,206 couronnes, subventions de l'État 66,754 couronnes, amendes, etc. 17,941 couronnes, intérêts 75,444 couronnes, recettes diverses 86,919 couronnes. Les d/'penses, 1,269,018 couronnes, comprennent secours pour maladie au comptant 925,148 couronnes, secours funéraires 152,368 couronnes, frais d'administration 99,916 couronnes, et frais divers 91,586 couronnes. Les capitaux des caisses, à la fin de l'année, s'élevaient à 2,176,709 couronnes.

Quant à Vétat 'saintaire parmi les sociétiiires des cîiisses enregistrées, nous allons produire les chiffres suivants, donnant la moj'cnne pour les années 1894/97. Le nombre de ceux qui sont tombés malades, représentait en •i du chiffre des sociétaires 23*5 pour les hommes et 192 pour les femmes. Comme, pour cent malades, il vient 117 cas de maladie pour les hommes et 110 pour

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les femmes, les cas de maladie, en proportion du nombre des sociétaires, s'élèvent à 29' 7 % pour les hommes et à 22*3 ^ pour les femmes. Chaque cas de maladie dure en moyenne 20* i jours, c'est-à-dire 23* 6 jours par malade et par an. En proportion du nombre total des sociétaires, le chiffre des jours de maladie est de 55 par an. Tous ces chiffres n'ont presque point subi de modifications depuis 18^4.

Les premières années après la promulgation de la loi, l'enregistrement intéressa bien peu les caisses, partie à cause de la subvention très limitée de l'État, partie par suite de l'antipathie innée que nourrit le public, dans sa grande généralité, pour tout contrôle public. A mesure que la subvention de l'Etat a augmenté, l'intérêt est certainement devenu plus vif, mais il y a toujours, cependant, des centaines de caisses qui négligent de tirer parti de l'enregistrement, qui certainement a contribué d'une façon très importante à assurer la situation économique des caisses et à fortifier leur activité.

Caisses de pensions.

Une autre forme de secours mutuels, qui, au moins dans certaines classes de la société, a conquis, en Suède, une grande extension, est celle qui a pour but de venir en aide aux sociétaires dans leur vieillesse, ou aux veuves et enfants qui leur survivent.

Parmi les caisses de pensions suédoises, on peut distinguer deux groupes. L'un comprend les caisses qui, à l'instar des caisses de secours en cas de maladie ou de décès, doivent leur origine à une association spontanée dans le but de s'assister mutuellement. Ces caisses, qui sont les plus nombreuses, mais ont moins d'importance au point de vue de leur étendue, ne délivrent de pension, d'ordinaire, qu'aux nécessiteux, de sorte que la subvention a plutôt la forme d'un secours occasionnel que d'une pension au sens ordinaire du mot. Souvent aussi, le nombre des places de pensions est fixé et le montant de la pension dépendant des ressources actuelles de la caisse.

De tout autre nature sont les caisses qui se sont formées sur l'initiative des patrons, et qui jouissent ordinairement de subventions accordées par ceux-ci. Dans ces caisses, l'adhésion est obligatoire pour toutes les personnes qui relèvent de la sphère d'activité en question, et les sociétaires ont droit à la pension à un âge fixé qui, d'ordinaire, coïncide avec l'âge de retraite, et la veuve et les enfants ont la jouissance éventuelle de la pension après le décès de l'époux ou du père, sans qu'il soit tenu compte de leur situation économique. Tel est le cas pour les grandes caisses de retraites pour les fonctionnaires et employés publics, pour celles concernant les personnes au service des communes, ainsi que pour les caisses *qui, les derniers temps, se sont formées çà et là pour les personnes au service des particuliers, comme dans les sociétés anonymes de chemins de fer, dans de grands établissements industriels, etc.

Tabl. 73. Caisses de peiiaions, en ISfJô.

(Les caisses des bureaux de la marine marchande exclues ; voir la page 027.)

Caisses.

I R » caisse de retraites.

I y B caisse des yeuTes et orphelins.

Année de fondation.

Cotisa- Subventions des ; tion de membres, j l*Ëtat Couronnes. Couronnes.

Nombre :des pensionnaires.

Montants des pensions.

Couronnes.

Actifs à la

fin de

l'année.

Couronnes.

R. Fonctionnaires civils

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