Seie en bronze. DaUland
sorte une preuve, tant directe qu'indirecte, d'une portée toute' spéciale pour l'origine Scandinave de ces outils.
On connaît actuellement dix moules d'objets en bronze trouvés en Suède et huit trouvés en Danemark. Si l'on n'en possède pas un plus grand nombre, c'est probablement en principale partie par la raison que les procédés de coulage de la plupart dès bronzes emportaient la destruction immédiate des moules.
46 2. l'adb du bbonze.
Une preuve de l'emploi des mouleB dans notre patrie nous est fourme par les nombreusea trouvailles, dans nos coBtiées, d'objets de l'âge du bionze qui n'avaient paB reçu le dernier travail après la fonte, ou dont le coulage n'avait pa6 réussi. Un des exemples les plus remarquables à cet égard, est un vase en bronze trouvé dans l'île de Fionie (i>Fyen)>, Danemark), de la même forme que celui reproduit fig. 67, et qui est encore rempli du noyau d'argile SUT lequel le mince métal a été coulé. Le coulage a été manqué, et les ornements usuels ne sont pas encore gravés sur le vase.
Outre les moules, on a trouvé dans la Scandinavie une foule d'autres objets de l'âge du bronze qui constituent des preuves tout aussi directes d'une fabrication indigène importante ' du bronze pendant cett« période. A ces objets appartiennent, p. ex., les culots ou masselottes dont la âg. 40 donne une reproduction. Quand on coule la fonte dans le moule, l'orîfice de celui-ci se remplit aussi. Le coulage terminé et le bronze refroidi, on enlève naturafoi Tellement le culot ou le lingot de bronze qui n'appartient pas à l'objet fondu, et qui est resté dans l'orifice. L'original de la fig. 40, lequel a évidemment été formé dans un moule pareil à canal divisé en quatre branches comme celui donné fig. 38, a été trouvé à Bràcke dans la paroisse de Jem en Dalsland, près des rives du Vener. Il était déposé dans un vase en argile qui contenait en outre plusieurs autres culots et des lingots de bionze, de même qu'une foule de fragments d'épées, d'anneaux, d'aiguilles,
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de scies, etc., le tout en bronze. Cette trouvaille du smagasin d'un ouvrier en bronze» reçoit un intérêt encore plue grand de la ciiconatance qu'une localité voisine (Backen, paroisse de ToSsô) a fourni un moule pour les celts.
Des collections semblables d'objets en bronze brisés et évidemment destinés à la refonte, de lingots de bronze, de culots, etc., ont aussi été trouvées dans d'autres parties de la Suède, comme à Âsled en Vestrogotbie, àFredshôg et à Odarslôf en Scanie. On a de même rencontré parfois dans le Nord Scandinave des lingots de bronze dont la forme trahissait évidemment qu'ils étaient restés, après le coulage, an fond du creuset ou de la poche à couler.
On a aussi découvert de terbps à autre dans nos régions de longues et étroites plaques de bronze, mais l'on ne sait pas encore positivement ai elles appartiennent ou non à l'âge qui nous occupe. Il vaut toutefois la peine de mentionner que, pour la grondeur comme pour la forme, elles ressemblent presque identiquement à des plaques de bronze trouvées, avec une foule d'antiquités de l'âge du bronze, k Weissig dans le royaume de Saxe.
Tout le bronze employé en Scandinavie pendant l'âge du bronze proprement dit, se compose, comme il a déjïi été signalé, ll'un alliage de cuivre et cCétain, contenant environ 90 * du premier métal et 10 % du second. Comme il n'existe pas de mines d'étain dans la Scandinavie, et que probablement nos mines de cuivre n'ont commencé à être exploitées que plus de mille ans après la fin de l'âge du bronze, nous devons admettre que tout le bronze employé en Suède pendant cette période a été importé de l'étranger. 11 est probable qu'il était déjà à l'état d'alliage, car les trouvailles de l'âge du bronze ne contiennent chez nous que trèsrarement du cuivre et presque jamais de i'étain à l'état pur.
48 2. l'aqe dit bbom£B.
Comme nous l'avons vu plus haut, piesque tous les objets de l'âge du bronze de fabricatioD suédoise sont en fonte. L'art de couler le bronze était alors porté à une hauteur extraordinaire, ainsi que le prouvent entre autres les grands et mincea vases coulés sur un noyau d'argile (voir fig. 67), et surtout deux magnifiques haches en bronze à tranchant très-bombé (Ant. suéd., f. IM — 136), trouvées à Skogstorp près d'Eskilstuna.. Elles ne sont pas niaBsives, et ne conaîatent qu'en une mince croûte de bronze, coulée sur un noyau d'argile qui existe encore; l'épaisseur du bronze est h peine de 1,5 mm.
L'art de souder les métaux était inconnu en Suède pendant l'âge du bronze. Quand il s'agissait de réunb deux morceaux de bronze, ou qu'une réparation était nécessaire, on se tirait d'embarras, -comme le montrent une foule d'antiquités conservées, soit en se servant de rivets (voir, p. ex., Ant. suéd., f. 123), soit en coulant, d'une manière souvent trèe-gauche, du bronze sur la cassure.
Les boutons, les poignées d'épée et autres ouvrages en bronze, sont souvent ornés d'incrustations en ambre. — Encore plus souvent, ces ouvrages, comme p. ex. les vases destinés à être suspendus et les poignées d'épée, portent des incrustations d'une masse brun-fon^é ressemblant h de la résine, qui doit avoir produit un fort bon effet sur le bronze jaune et brillant presque comme de l'or. On rencontre assez souvent dans nos marais tourbeux de grands gâteaux ronds de cette masse résineuse, qui servait au reste k plusieurs autres buta techniques. La plus grande trouvaille connue de ce genre fut faite en 1845, dans une petite tourbière près de Tâgarp en Scanie, où l'on découvrit 14 de ces gâteaux de résine, posés de champ l'un contre l'autre. Ils étaient percés au centre