‹ La Suède préhistoriqueChapitre 52 sur 52 · RUNES · texte numérisé non relu

RUNES

Reproduite en caractères modernes, cette inscription donne: sBruni lit risa aitk aristin ' ihina yjtir Guth fasl fathur Bruna auk Amuitir^ buanta ain», ou. en suédois actuel ; nBrune lût resa ock risla sien denna efter Gud/ast, faJer Brimes, oe/i Arnvi efter bonde sin», et en français: »Brune lit lilever et ijraver cette "pierre après Gudfast, père de Brune, et Arnvi (la fil élever) aprh son mari.»

Dana bien des cas, on connaît non-seulement le nom de ceux qui firent élever le ■ monument et de celui en l'honneur duquel on lelevait, inais encore le nom de celui qui jrrava les runes et décora la pierre d'entrelacements témoignant d'une dextérité et d'un goût remar*|uables. Les plus connus de ces «maîtres»

sont Ubbe{ = »Uliir»), dont le nom se trouve sur près de 40 pierres nim<\ues,Balè,Asmund Kâreson, 'Thorhjom skald (le poète), ï>Amunti», etc., qui

ont tous travaillé en Upland ,32. Pierre ™«;,w « Vïj.^S?. Upet dans les provinces voisines. '''"'^- Hauteur: 2,\ mètrtt.

' Au lieu de ttaritta stinn, graver pierre. Oq évitait autant que poesible les letti'es doublëG; m&me quan^ un mot commençait pat la rune ou par les runes qui terminaient le mot en précédence immédiate. on contractait ces deux mots, de telle sorte que les runes ne ne gravaient qu'une (ois. Parfois une rune était totalement éliminée, surtout si le texte n'en devenait pas obscur. ,

' Au lieu àe Arnvi i(f)tir, Artivi après.

Dçi,l,zedl!,G00glc

La plupart de ces maître? paraieeent avoir vi^cu h l'époque oit les dieux Ases et le sChrist blanc» ' se disputaient l'empire en Suède. Nous ne pouvons entrer ici dans le récit de cette lutte remarquable, qui ne se termina qu'après de norabi-euses péripéties, par la victoire de la nouvelle religion. La vieille croyance était toutefois si profondément enracinée dans l'esprit du peuple, que, de nos jours encore, dix siècles après la première prédication du christianisme dans nos contrées, il existe une foule de souvenirs de la foi de nos ancêtres payens. Bientôt, sans doute, ces souvenirs s'éteïndi-ont l'un api-ès l'autre, à mesure qu'ils ne pourront plus supporter la lumière que répand une instruction publique saine et pénétrant dans les masses. Mais il est une chose qui ne mourra jamais, nous l'espérons, aussi longtemps qu'un peuple libre respirera dans notre patrie: c'est l'amour de la liberté, la vigueur, l'héroïsme qui distinguaient les Scandinaves de l'époque payeune, et la belle et grandiose philosophie pratique qui a assuré à la doctrine des Ases im s-ï haut rang parmi les religions préchrétiennes, la sagesse qui ne place pas le but le plus élevé de la vie dans la jouissance des joies de la terre, mais le cherche au Valhall, dans les salles de VAUfader. -

' iiHfite Krittt. IjC nom donné par les vikings su (*rjst, île In robe blanche portée au baptême par les néophjtcB.

' Du iiPève de tous leB hommes», l'un des surnoms d'Odin.

La. vignette représente ane pierre runique érigée prés Lindâ dans la paroisse de Valleatuna, Upland. L'inscription: "Astrith Ut reaii thiaa tteïH eftee inn «n Scititt ank Vif b&nta <;«", on en français: "Attrid fit éierer cette pU-nc aprèt Sren. mm tilt, et (après) Uîf.

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