‹ La suédoise drame en trois actesChapitre 43 sur 44 · SCÈNE XUI · texte numérisé non relu

SCÈNE XUI

YVAN, BORMAN, et. k U fin. CLOTHILDE.

borman, avec colère. Monsieur le comte, plus de faiblesse ; il faut se décider. Je viens de m’assurer de toute )a grandeur du

t ièril. Vos vassaux sont révoltés; Gustave est à leur tète; 'éodor marche avec eux. Il ne nous reste plus qu'un moyen d’échapper à leur vengeance : c’est de rendre impossible la preuve du crime qu’ils dénoncent, et j’y suis résidu.

vyan. Grand Dieu!... Non. Borman, non; je ne puis ordonner ce meurtre abominable... Fuis, dérobe-toi, emporte tout l’or que je possède, et laisse-moi subir seul le déshonneur et la mort.

dorman. 11 est trop tard; notre cause est inséparable, et c’est la loi terrible du destin qui nous commande. Etouffez toute pitié; il le faut... Ce n’est nas votre main qui commettra le meurtre : recucillrz-en le fruit; je me charge «les remords, (il lire k moitié un poignard, el fait an p** «en le ca«eau.) tv an. Arrête!... arrête encore!

dorman, le regardant areefunnr. Cessez de me retenir, ou tremblez pour vous-même. Il y va de ma vie autant que de la vôtre. Jo veux la nerdreici ou en sortir justifié... M’entendez-vous? Tvan. Je le sens, il le faut I

dorman. Eh bien, ayez au moins le courage de garder le silence.

tvan. Mais ses cris?...

borman. Seront étouffés.

yvan. Et ses larmes, bjrhare?

BonMAN. Préférez-vous l'échafaud?

TVAN. L'échafaud !... Va donc! (u «a tomber, comme anéanti, tur te fauteuil, et te courre le vita&e.)

BORMAN, tenant la ckf ri courant oarrir, recale tout i coup. Ail ! nous sommes trahis!...

WAN, ae levant k moitié Trahis 1...

DORMAN, k «oit Batte. Celle porte est ouverte ! (nu r*u«w et regarde.)

yvan, ae levant tout k fait. Malheureux, je suis perdu!... dorman. Ah! rassurez-vous. (Montrant du doigt.) La voilà! dans mon 1 rouble, j'aurai mal fermé...

tvan, regardant. Oui. dans l’obscurilé, je la distingue... (s’aitred riuant par degré.) Elle est à genoux... J’entends ses gémissements... Elle implore le ciel... et tu vas...

BORMAN, le repotmant avec fureur. RetireZ-VOUs! (U le pouatc juiqu’au fauteuil où le comte retombe ; puit, d’on pan précipité, il entre dam le caveau.)

yvan. .Ah! tout mon sang se glace!... Un froid mortel me saisit... Je sens le fer homicide pénétrer dans mon sein. Maria! Non, je ne puis endurer ces horreurs! (s« traînant «ers U porte.) Borman I arrête 1 ne frappe pas t (il va pour entrer, un cri m fait mtmdrc ; il recule.) H est trop tard!... Mais, que vois-je? elle échappe de ses mains... elle fuit... elle se traîne sanglante !..

CLOTIULDE, frappée, chancelante, et une de M» maint tur le cœur. Sau- VCZ-moi ! satlVUZ-moi ! (Elle pauc devant le comte, qui U regarde eu fré* mutant, et va jusqu'au fauteuil où elle tombe.)

YVAN, la regardant. Juste CÎul!... (But mao. U Mirant, tort le poignard k la main; le comte le jelle devant lui. Barbare! arrête !...

CLOTHILDE. Achevez mot! supplice.

tvan. Grand Dieu! c’est Clothilde!

ROtyMAN. Clothilde! (Le poiguard tombe de la main. Tournant le» «eut Ter» le caveau.) Et Maria?

Clothilde. Maria... ma tille, est dans les bras de son père... C’est moi qui l’ai sauvéel borman. Qu’ai-je fait!...

Clothilde. Oui, cruels! je l’ai sauvée. L’heure du pardon déjà sonne pour moi... celle du châtiment va retentir pour VOUS. (Un bruit conflit «' fiit entendre, et va loujour* en crolaunt. Le von dr la cloche d’alarme, qu'on tonne k voler, te joint tut cri» et au tumulte. Ecoutez, écoulez, la vengeance s'approche.

yvan, à Borman. Misérable! tu m’as perdu. Où fuir? où cacher mon effroi, mes remords?...

DORMAN. Sortons, sortons d'ici! (il catralnv la «ointe ver» la ga-

larie. Lv bruit, l«» cri», le tuatulle, qui redoublent, le* forernl à revenir. Borman te précipite ver» la port* du tuultrrain. Il eu agite le» chaîne», Il fie peut l’ouvrir. Il court, en déteipérC. ver» le grand tuupirail; auoitot dr* homme» armé» y paraltaeui, portant de» torche» allume*». I.» tumulta ut au (omble. Ou entend ««courir de toulea parla. Alor», furieut, knn de lui, Borman rama««« «on poignard, «aitii le comte, l'entraîne ti »e précipita avee lui dan» le caveau, en f’écrianl :) Il NOUS reste Cette arme... Évitons l'échafaud, (tu meme inttant, un* faula «U gent armé», el portant dei lorebet, acrourl par la galerie, oem peton» le» contour» du ibaélrr, et Joouna ereourt ani«ie de Gustave, en habit de «on rang. Je Fèodor et de Maria.

Page 1