RIVES DU LAC DES QÜATRE-CANTONS
(T.) Slation de peinlenips, d’élé e! d’au-
LUCERNE, la mue.
lTiNKH.\iRK. — Ulcerne est une gare où convergent des voies ferrées venant de tous eûtes, notamment de Zui'icli, de Jlorne, d’Oltoi, de Hrien/, du St-Cotliard. Bateaux à vapeur sur le lac des IV Cantons.
Lucerne possède un grand nombre d’hôtels et de pensions, dont iiuelquesuns comptent parmi les liremiers de l’Europe. Kursanl ou Casino, concerts, bals, reiircsentations tliéâtrales. Eloblmementa de bains dans le lac et dans la Beuss.
Lucerne, ville de 1800Ü habitants, e.st placée au point on la Heiiss sort du lac des Quatre-Cantons, entre des collines dont la direction e.st nord-est-sud-ouest. I,a Reuss, après avoir traver.sé un déülé où son lit est resserré par ces pentes, s’unit audessous de la ville à rEinme et coule ensuite vers le nord-est. Sur la rive droite, les collines sont assez voisines du lac pour que la ville soit bâtie en partie sur leurs pentes; sur la rive gauche, en revanche, entre leur pied et le lac, s’étend une vaste plaine, produite par les alluvions d’un torrent, sur laquelle est bâtie ta nouvelle ville avec la gare. Sur la rive droite, un quai splendide s’étend vers l’est, bordé d’hôtels magnifiques, véritables palais. léeau claire et verdâtre de la Reuss s’échappe du lac avec rapidité, passant sous d’anciens ponts pittoresques et sous un pont moderne qui relie la gare aux quartiers des hôtels. Au-dessus de la ville, sur la rive droite, la colline est couronnée d’antiques murailles datant du moyen Age ; 9 tours bâties sur ces murs, font un efl'et des plus pittoresques. Sur la rive gauche, il existe aussi des collines dont les pentes sont très raides; sur l’une d’elles, le Gütsch, s’élève un chemin de fer funiculaire. Parle beau temps, Lucerne est une ville riante, agréablement encadrée par les hauteurs voisines, avec un beau lac, une rivière aux eaux rapides et une vue splendide entre le Rigi et le Pilate sur les Alpes et les glaciers du canton d’Uri, d’Engelberg, etc. Lucerne s’est profondément modifiée depuis üO ans; on a créé ou développé les quais, construit le nouveau pont, bâti le quartier de la gare, amené de l’eau potable, ouvert de nouvelles rues. Le chemin de fer, d’abord construit dans une seule direction, n’a pas tardé à se ramifier et à laii’e de la gare de Lucerne un vaste rendez-vous international. En un mot, on sent que c’est une ville en transformation, qui a devant elle une extension plus considérable encore. Les beautés de la nature ne changent heureusement pas, mais en se développant, Lucerne prend ce cachet international monotone que possèdent toutes les nouvelles villes.
Lucerne est un heu à la mode, un séjour favori du high life.
trop souvent enconibi-é do touristes, et trup lll■uyi^nl pour ceux qui prérèreut le calme do la nature au uiouvemout do la civilisation. Son (diniat est doux et agréal)le et n'a pas on été de vai’iations trop l)i'us(iues; à la lin de septondjre déjà, on peut y avoir froid. Lucerne est une station météorologique. La pression moyenne est de 72i millim. Température moyenne de l’année, 9.5» ; elle est donc élevée en comparaison de celle qui existe sur le plateau suisse, entre Berne et Zuricli. Ce fait est sans doute dû au voisinage du lac et à la fréquence du Id-hn. Voici les éléments du climat de Lucerne en moyennes calculées d’après les années 1870 à 1887, pour les six mois d'été;
Mois
Tcniiié
rature, inoycimc
lluin. rel.
JouiN
moisi
Mai
.lui 11
.luillet ....