CANTON DE CLARIS
Stachelberg, 654 m. Eau sulfureuse alcaline. Saison ; mai
^ - Station de Linthlhal (T.), terminus de la ligne venant de
^Trrbainfde à peu de distance au
nord c’est-à-dire en aval, de Linththal, dansla vallée de la Loit i, SSVétend sur une longueur de 40 km. environ, depuis les hautes sommités glacées du Tœdi (36‘23 m.) jusqu au !<>( de vÆurtar Unththal est Mti dans son f
sud-est, le Biirnaehthal. La vue deimis les haiiis est splendide, s’étendant sur la vallée et le village de Linththal, puis au loin sur les hautes montagnes couvertes de glaciers. Les Bains sont entourés de terrasses, de jardins ombragés, à proximité des forêts.
La source de Stachelberg est déjà mentionnée au commencement du XVllle siècle; elle a d’abord servi uniquement aux bains. Plus tard seulement, on commença à la boire. Les installations balnéaires sont restées fort primitives jusqu’au commencement de notre siècle. En 1812, on conduisit l’eau dans la vallée, et quelques années plus tard (1830), on bâtit un établissement de bains bien aménagé. Un réservoir fut creusé à côté delà source; de là, l’eau gagne un second réservoir situé aux bains même. La source est à l’altitude de 931 m., sur le tlanc oriental du mont Braunwald, auquel 1 établissement est adossé. L’eau jaillit au fond d’une petite grotte; elle est dirigée dans un bassin taillé dans le roc et recouvert de planches, puis aux bains par des tuyaux en bois. Température 6.1° à 9°, suivant les saisons. La source est très peu abondante, environ 857 cent, cubes à la minute. Son débit varie d’ailleurs, suivant les saisons et l’abondance de la pluie, de 300 cent, cubes à 4 litres à la minute. L’eau répand à distance une forte odeur sulfureuse; elle est claire, un peu jaunâtre, teinte qui s’accuse davantage dans le réservoir. Goût sulfureux et alcalin. Analyse de Sùinnler, pour 1 litre :
Sulfure fie sodium 0.0i7
Sulfliydrate de calcium. . . . 0.062
Hyposullite de soude 0.016
Sulfate de soude 0.143
Sulfate de ijotasse 0.004
Chlorure de sodium O.OOo
Carlionate de cliau.x 0.041
Hydrogène sulfuré libre Acide carbonique . . . , A /.Ote
Carbonate de magnésie . . . 0.132
Carbonate de litbine 0.003
Pbosphatc d’alumine 0.004
Silice 0.012
Matières organiques . . . . ^ 0.083
Total . . 0.572
C’est donc une eau faiblement sulfureuse (1.5 cent, cube d’hydrbgéne sulfuré libre), contenant en outre surtout du carbonate de magnésie (15 cgr.), du sulfate de soude (15cgr.), de la lilhine (3 mgr.) Mais ce qui rend cette eau intéressante, c’est la présence de combinaisons du soufre ou de l’hydrogène sulfuré avec les bases soude et chaux : 47 mgr. de siUfure de sodium, ()2 de sulfhydrale de calcium, sans oublier 16 mgr. d'hyposulftle de sowrfe. Ces combinaisons instables se décomposent probablement dans le corps, en dégageant de l’hydrogène sulfuré ou du soufre libre. La quantité de ces combinaisons varie d’ailleurs en quantité inversément proportionnelle à celle ■de l’eau. Nous trouvons en Suisse à Yverdon, à Heuslrisch, des eaux analogues, contenant aussi du sulfure de sodium. La présence de l’hyposultite de soude est intéressante.
^ L établissement de bains de Stachelberg comprend des bains d’eau froide et chaude, sulfureuse ou ordinaire, des douches de tout genre. L’eau est bue telle quelle ou réchaultee, si elle
— ‘iô(3 —
n’est pas bien supportée à cause de sa basse température ; on peut aussi la mélanger avec du lait, lille a, avant tout, une action diurétique et diaphorétique, et elle est facile à « digérer », même prise en grande quantité. Les phénomènes que nous avons décrit à propos du Gurnigel, de la Lenk, etc., ne manquent pas de se manifester : constipation, pesanteur de tête, ralentissement du pouls, torpeur intellectuelle; ces derniers symptômes peuvent atteindre une très gran<le intensité, si 1 on fait abus de l’eau minérale. La constipation cesse d’ailleurs bientôt; quelquefois elle est remplacée par un peu de diarrhée. La cure balnéaire se fait en prenant un bain de V2 1^- ^ chaque
jour. Des bains plus longs, augmentés chaque jour d’une demi-heure, donnent une poussée analogue à celle de .Scliinznach, Louèche, etc.
Le climat de Stachelberg est celui d’une vallée bas.se, a proximité des glaciers, située dans la zone du fœhn. Cela veut dire que l’on peut parfois y trouver une forte chaleur comme aussi de brusques changements de température. L’établissement est bien situé au soleil levant et au midi ; le soleil y arrive de bonne heure par l’échancrure de la vallée de Dürnach. Voici des indications météorologiques, d’après les observations de la station de Linlhthal, à peu de distance de Stachelberg, qui nous donneront une idée de l’été dans cette région. Elles concernent les années 1882 à 1887 ; tous les chiffres sont des moyennes :
Mois
,luin .
.luillet Août. .
Seijteinlire
ïemp.
moy.
Humidité relative
Jours
avec (le la pluie
claii*s
couv.
On voit que la température moyenne n’est pas élevée, (me l’humidité est assez prononcée le matin et le soir, et que les iours avec pluie sont assez nombreux. Quant aux vents, ils ne peuvent guère avoir que deux directions principales dans une vallée aussi resserrée. L’air
sur 100 observations dans ces mois d été on a note
calme et 62 fois le vent. Ce sont surtout ^eii^ ‘imd-est
.52 0/0 des Agents observés, du nord-ouest 1 /, sud-est .jb. L(î
environs de Stachelberg offrent des forêts f
dont la fraîcheur est la bienvenue pendant la pei iode thamte
'^^NofcATioNS. stachelberg a les indications des reuses en fœnéral, auxquelles doivent venir S(" joindi e cel . d’un climat subalpin. On y trouve aussi A\\ lait et ém petit /ai/ îiincipales indications : 1» A/fec/io;i.s ca/arWia7e.s .les muqueuses nasale, pharyngiemxe et
l’ûuii inhalation! • coauelnche. Quant aux atieciious piopie ment ^ütes du poS/on, d la tut.ecculose surtout, elles n.^
semblent pus devoir recourir à ces eaux, surtout si elles sont accompagnées de fièvre et d’un état d’iri-itation. 2° Scrof itle. Indication cvipitale de Stachelberg. Kœnig considère que ces eaux sont absolument curatives dans cette altection, tant pour les enfants que pour les adultes, et dans ses diverses modalités. On emploie dans ce cas l’eau en bains et en boisson. 3» Affections chroniques de la peau, indication des eaux sulfureuses en général, Etats catarrhaux des voies digestives, hyperémie et tuméfaction du foie, hémorroïdes et états hémorroïdaires-, on fait entrer ici en ligne de compte l’influence cholagogue de l’eau, qui est incontestable. 5o Asthme bronchique nerveux(eau sulfureuse, petit lait). 6° Rhumatisme et goutte. 7° Anémie, affections nei'veuses.
Bibliogr.\phie. — Simmler, Pliysiognosie d. S.-Mineralw. 1860.
En remontant la vallée de la Linth, on trouve, à 1 1/2 h. de Linththal, V Hôtel-Pension Tœdi, 817 m., qui est relié à cette dernière localité par un chemin carrossable. C’est un endroit situé au milieu de belles montagnes, abrité contre le vent; on peut y faire un séjour d’été. Promenades et excursions nombreuses. Petit lait.
Glaris, 481 m. (T.) Capitale du canton, station de chemin de fer. Ville rebâtie en 1861 a[)rès sa destruction par un incendie (pendant un coup de fiebn).
A l’ouest de Glaris s’ouvre une vallée alpestre, d’une altitude de 800 à 1000 m., le Klœnthal. On y parvient en voiture ; de Glaris ou Netstali (stations de chemin de fer), on compte 2 V4 h. jusqu’à Richisau. La vallée est étroite, allongée de l’est à l’ouest; elle renferme un petit lac de 3 km. de longueur sur 1 de large (altitude 828 m.), au pied des pentes majestueuses du Glærnisch. Celui-ci se cli’esse à près de 2000 m. au-dessus du niveau de la vallée, et plonge ses flancs rocheux peipendiculairement dans les eaux du lac. Le Klœnthal a gardé tous les charmes de la nature alpestre, charmes que la grande affluence des touristes enlèveàtantdestations; il offre d’agréables promenades, des forêts, de vertes prairies, un air jjur et absolument sans poussières, une température agréable. (Moyennes de 5 années d’observations à Richisaïc, d’après Gsell-Fets : juin 12.8, juillet I6.0, août 14.1). 11 est protégé contre les vents tant par la masse du Glærnisch, au sud, que parles rochers qui le dominent du côté du nord ; cependant il est ouvert au nord-est, et par conséquent accessible au vent de ce côté. Les eaux du lac s’écoulent par le Lœntsch, torrent qui s’échappe à 1 est par une éti'oite gorge, où il forme plusieurs chutes. La vallée renferme deux localités à l’occident du lac: Vorauen, m.; Richisau, 1Ü95 m. (Téléph.), au-dessous du col du 1 ragel, qui relie (riaris à Schwyz. Richisau a de belles prairies, des forêts de sapins. On y séjourne de mai en septembre. Air excellent; vue pittoresque. Lait, petit lait. Le Klœnthal est en résumé une station d été très agréable pour celui qui prélèi e la nature et ses beautés au luxe et à l’étiquette des stations a la mode.
Siedernrnen, 4.K) m. (T.), bnlck(’-(il;tris. Enn catcaii'e,
vilhigi; industriel, station de la ligne Ziegelqui a ete très en vogue au .NVib siècle, au
moineiil où l’on ne pouvait i>as gagnci' les Pains des (irisons ou ceux de Ragatz, j)ar suite des guerres qui désolaient ces contrées. .Aujourd’hui, elle n’est giK're utilisée i|ue par une clientèle régionale.
Obstalden, 683 m. (Téléph.) Séjour d'été.
iTiNKu.MRE. — station de M'ùhlehorn, ligne de Zurich à Coire. De la, voiture postale (55 inin., rfr.). , . , ,
Obstalden est placé sur le versant septentrional du mont Kerenzenberg , qui s’élève très abruptement au-dessus de la rive méridionale du lac de Walleiistadt. Du ecîté du nddi, les pentes continuent à s’élever jusqu’aux cimes du Mürtschenstock (2442 m.). Obstalden a une vue admirable sur le lac et sur les montagnes de la rive nord, les pittoresques Churfimien, au pied desquelles s’étendent au soleil les localités de Weesen, Quinien, Walle^istadt. Obstalden est un endroit très reii-ommandable en été pour un séjour prolongé, dans une exposition septentrionale. Les promenades que l’on y peut faire sont agréables, le long (lu lac sur la hauteur, du côté de l’ouest, par Filzbach, dans la direction de Mollis.
Le lac de Mallenstadt, étranglé entre de hautes montagnes, est un des plus curieux (le la Suisse. Le rivage n’existe pas du côté du nord, les parois des Churflrsten tombent directement dans l’eau, sans même laisser place à une route. Les habitants de Quinten, sur un étroit semblant de rivage, ne communiquent qu’en bateau avec le reste du monde. Le chemin de ter n’a pu passer sur la rive gauche que grâce à de nombreux tininols.
Mühlehorn 425 ni. (T.), Station (lu chemin (le fer Zurich-Coire, sur le boni (lu lac (le Wa’llenstadt, est placé sur les dernières pentes du Sturlschenslock. Bains dans le lac.
Canton de Saint-Gall. , - .
’Weesen, 430 m. (T.) Station de chemin de fer, ligne Zurich- Coire Station climatérique ayant un climat très doux. W eesen est protégé du côté du nord par de hautes montagnes, tout près de pentes bien exposées au soleil. Aussi le conseille-t-on aux personnes atteintes d’affections du larynx et des voies ? espiratoires. Sa position est des plus pittoresques, au bord du lac de Wallenstadt. Bains du lac. Petit lait.
Weisem '^’iaf mie l'.^S' srmlîle%om- Imdln. est l^é^lu %.Uro de fe®lfoMTupéHS^ÎëlMO
lJ„ ii torS du lac Cl da„a lî .nà.iie
.\lurg est à rentrée d’une vallee alpestre, le MiDglhal. Climat a,,icai)ic .
ni (T ) Petite ville à l’extrémité orientale du lac de ce.
ëomStë"i:.''ëea'lëw^
'■°fAGATZ (ou Ragaz), 521 m. (T.), et PF^FERS, JS3 m. (1 thermale indifférente. Saison : a Hagatz. de la ün de mai .
coiiiiuenceinent d’octobre; à Ptcoters, du 1®'' juin, au 15 septembre.
Itinéraire. — Ua^atz est station de la ligiie Zuricli-Coire, à 3 h. 30 min. de la i)remi«Te et à 33 min. de la seconde. En outre, une ligne partant de Rorschach, sur le lac de Constance, y conduit en 2 h. 30 min. La grande ligne internationale Vienne-üalais par l’.trllierg vient se souder A cette dernière voie ferrée à Buchs. — Henseignements divers : Maiwns meubléex, outre les hôtels. Pharmacie. .Magami.^ üc tous genres. Fiacres et voitures tarifés. Kitrsaal ; théâtre d’été: musique trois fois par jour. Cultes catholique, protestant allemand, ft-ançais, anglais (église en construction).
Ragatz et Pi'æfers sont deux stations jumelles liées indissolublement, puisque toutes deux doivent leur réputation aux mêmes eaux thermales.
Les Bains de Pfæfers, 683 m., se trouvent à 4 km. environ au sud de Ragatz, auquel ils sont reliés par une route pittoresque qui suit le cours du torrent la Tamina, sur sa rive gauche, et qui, en plus d’un endroit, s’est frayé un passage à travers les rochers ou de sauvages ravins. Le vaste bâtiment des Bains ressemble plutôt à un monastère qu’à un établissement balnéaire. Il est composé de deux corps de logis, reliés par la chapelle et reposant sur des rochers grisâtres. Les deux maisons contiennent 300 lits, et leurs larges corridors, voûtés en ogive, témoignent qu’elles furent construites à une époque bien éloignée de nous. Les bains se composent de 24 cabines avec baignoires en faïence, et de plusieurs piscines à l’ancienne mode, pouvant contenir de 20 à 30 personnes, et alimentées par un courant d’eau thermale. Il existe, en outre, une buvette. Derrière les bains, du côté de l’est, les parois de rochers, nues et grises, s’élèvent verticalement à près de 200 mètres. De même, du côté du sud, les deux rives de la Tamina sont formées par d’énormes parois de rochers qui se touchent presque, en laissant entre elles une étroite üssure, par où s’échappe le torrent. Au sudouest et à l’ouest, la vallée, légèrement élargie et couverte d’arbres, s’arrondit en cuvette. C’est de ce côté qu’un sentier s’élève jusqu’au village de Pfæfers, en passant auv le pont naturel, point où les deux parois de rochers se' sont rapprochées jusqu’à se toucher. L’établissement de Bains est parfaitement organisé, mais, dans une situation pareille, on ne peut se défendre d’une sensation d’écrasement produite par les rochers environnants, le bruit des eaux de la Tamina, la sauvagerie du lieu. Le soleil mesure parcimonieusement ses rayons à Pfæfers, même pendant les plus longs jours de l’été : il luit au maximum de 9 Vj h. a 3 Va h. ()n comprend donc que la température soit bien plus basse ici qu’à Ragatz. Schædler indique, comme moyenne pour jujllet 16.3o, à Ragatz 17.5®, différence 1.2®; pour août, 16® et 16.5®, différence 0.5®. Cependant, le climat reste doux; la situation des Bains dans cette profonde gorge les met à l’abri du vent, et il est rare qu’il y fasse aussi froid que sur les hauteurs environnantes. L’air de Pfæfers est absolument sans pous.siére et imprégné d’humidité par la Tamina. Dormann a donné les moyennes suivantes pour la température de Pfæfers :
Juillet. . . . 13. S
.Août 13.7
iiioy.
11 est rare que le thermomètre s’élève au-dessus de 27.5<i. 11 résulte de la position des bains et de la brièveté de l’insolation journalière, que la saison est très courte, le commencement de l’été et l’automne étant trop froids pour qu’on puisse séjourner à Pfiefers, surtout en faisant une cure de bains chauds.
Yihisiorique de Pfæfers est des plus intéressants; on le ti-ouvera en détail dans les ouvrages de Kaiser, Meyer- Ahrens, Gsell-Fels, etc. On y verra ce qu’était au moyen âge la foi dans les vertus curatives des eaux minérales. Cet historique est intimement lié à celui du couvent de Pfæfers, auquel appartenaient les sources. Elles furent découvertes par un chasseur en 10:38; on les utilisa deux siècles plus tard pour les bains. On parvenait à la source, dans ces temps reculés, depuis le village de Pfæfers. Arrivé au bord des rochers dont nous avons parlé, on descendait soit par de mauvaises échelles, soit attaché à un siège suspendu à des cordes. Une fois arrivé à destination, on avait l’habitude de rester plusieurs jours dans l’eau chaude sans en sortir, sans doute pour abréger une cure peu agréable, au fond d’une gorge obscure avec des rochers surplombant audessus de la tête, et laissant à peine passer une fois par jour un mince rayon de soleil. On construisit auprès des sources des piscines, placées sur des poutres jetées au-dessus du torrent d’une rive à l’autre, et des auberges primitives. En lo4o, on étahlit unssi un escalier en bois conduisant au sommet de la paioi
— •2iil —
i-eposiuit sur des poutres suspendues au-dessus du torrent. Les rochers sont composés de calcaire uuuuuulitique et de scliistes calcaires ou argileux. La gorge de lud’aiuiiia u’est pas le résultat d’une déchirure, mais de Tusure par l'eau. L’eau thermale sort en i)lusieurs endroits d’une fente qui ti averse la roche schisteuse, dans le lit de ce torrent, et qui va du uord-iiord-ouest au sudsud-est. croisant obliquement la direction du lit. Les sources sont au nombre de quatre ; la JvcssgIqugHb, 1 ancienne .source, sans changements depuis lüSU, épO(jue où elle fut captée à nouveau, après un éboulement ; la ^lollenquelle, qui a été mise à nu eu 18bU par un tunnel percé dans la roche ; la source Hartmann, captée en 185U, enlin un groupe, de sources (SlaicqueUen) captées en 18T)8dans le lit même de la Taniina mise à sec. Toutes ces sources donnent une eau identique qui est reçue dans un réservoir et <lirigée par un tuyau de fonte sur les bains de Pfæfers. où elle arrive en 7 minutes environ. Les sources s’arrêtent en automne et recommencent à couler au printemps ; eUesont une très grande inégalité de débit, suivant la quantité de pluie tle l’année courante. Les étés secs, et ceux qui ont été précédés par un hiver pauvre en neige, se font remarquer patune diminution notable du volume de l’eau. On cite sous ce rapport les iinnées 1596, 1781, 180U, 1819, 1856, 1865, 1885. En revanche, il y a beaucoup plus d’eau dans les années humides. La moyenne des évaluations de 1858 à 1867 est de 4270 litres à la minute (Kaiser): mais il est certain Cjue ce chiffre est souvent délaissé (par exemple en 1867, 8670 litres). La température de l’eau est 87.5o à la source, 86.5o à la buvette de Pfæfers. Elle
a encore un degré de moins quand elle entre dans les bains. Un réservoir d’eau refroidie a d'ailleurs été ménagé à proximité de ceux-ci. L’eau, pure et transparente, n'a ni saveur ni odeur. Elle tapisse les tuyaux d’un léger dépôt argileux, jaunâtre, onctueux au toucher. Analyse (de Pten/aj, pour un litre d’eau (densité l.(XK):-}) :
Sulfate de potasse .
Sulfate de soude . .
Chlorure de lithium Ctilorui'c de sodium lodure de sodium .
Bromure de sodium Borate de soude . .
Carbonate de soude Carbonate de cliau.x