‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 63 sur 88 · cent, cubes · texte numérisé non relu

cent, cubes

„ , Acide carbonique libre . . . ooz.o ceni. cunes Lest, en résumé, une eau contenant du sulfate de soude

^odiu^ (1-3 gr.), du bicarbonate de soude (3 dgi.), et d autre part des bicarbonates de chaux et de (ensemble 1.4 gr.); enfin du fer (2 cgr. environ), et mte minéraiw^^ sodtwm (cette quantité est invariable).

rniinîmf pif compliquée, explique peut-être pour-

quoi 1 eau est parfois mal tolérée au début, auquel cas on ad-

ùu?iatïf l^outeilles d’eau de Tiefenkasten comme

ou employée dans les bains voii?rpmi li^ ^ action diurétique très énergique. On

^ matin a jeun, ou, ce qui vaut souvent mieux pour

Clfii avec

Bibliographie. — Weber, notice sur Alvaneu 1884

lia vos. On y arrive en^Bhgen^ce l® d^liuTcoire^mp p,'®*^"ce de Coire et de (8 fr. 15) ; 2» depuis Davos par Wiescn 4 h. 40 m.

sons Se é.S'et .hameau composé de quelques mai-

l’AlMa m pn^D^ droite du torrent de

ce deïnt^r est ^ P d’Alvaneu;

Davos Le toîrent est d ® Wiesen-

. e torient estdaigé en cet endroit de l’est à l’ouest à

peu près, et reeoit à peu de distance en amont le l/andwasser, écoulement des eaux de la vallée de Davos. l.ies bains d’Alvaneu sont à une faible altitude, mais ils doivent un caractère alpestre aux montagnes qui les entourent de tous côtés ; au nord-ouest le Lenzerhorn (2909 m.), à l’est le mont MucheUa (2582 m.), couvert de sombres forêts; au sud \a Piz d’Aela (3220 m.), le Tinzenhorn (3182 m.), le Piz St-Michel (3101 m.), s’élèvent majestueusement à une grande hauteur au-dessus de la vallée. Leurs contre-forts arrivent jusqu’à l’Albula, et sont couverts de belles forêts qui offrent de faciles promemnles (on se trouve dans les sapins en traversant le torrent.) Lne cascade de 60 m. de hauteur, vis-à-vis des bains, anime le vert sombre des forêts. Derrière les bains, du côté du nord, la pente est au contraire déboisée, bien cultivée ou couverte de prairies, et s’élève rapidement jusqu’à la grande route et au vil-

lage d’Àlvaneu. , i • ,

L’établissement de bains se compose d un corps de logis central, faisant face au sud, avec deux ailes latérales, dont lune renferme les bains (31 cabines avec baignoires en fer éinaille ou en bois). Le chauffage de l’eau se fait par la vapeur. Appareils de dowc/ies, d’m/iatodbns, etc. V

La source d’Alvaneu est connue et utilisée depuis longtemps; ori trouve ces bains mentionnés vers la fin du X siècle, et un siècle plus tard, ils étaient très fréquentés

La source jaillit à une dizaine de métrés a 1 est de 1 aile orientale des b^ains. Elle sourd au fond d’un maçonnerie, abrité par un pavillon rustique. P-lle débite olo litres à la minute, c'est-à-dire une quantité peu oïdinaiie. Tem pérature ; 8.1° à 8.5». Eau limpide, à reflet légèrement bleuâtre dans le puits d’émergence. De grandes quantités d algues blam ches (beggiatoa nivea) sont attachées aux dans l’eau. Une' claie disposée en croix, placée au centie du puits, en retient -aussi beaucoup.

narticules de soufre ; on les a constatées aussi dans d autres eaux sulfureuses (voir Baden). Analyse {de Planta), pour un litre d’eau :

Sulfate de soude . .

Chlorure de sodium Sulfate de potasse.

Sulfate de magnésie Sulfate de eliaux .

Bicarbonate de mapésic . . 0.2034 Bicarbonate de proto.xyde de

f0j» O.UUll

Phosphate d’alumine . . ■ ■ 0-0047

Acide silicique o.iiua«

Total . • 1.3381

. . 11.7 cent, cubes

Acide carboninue libre . •

C’est doue une eau contenant beaucoup de sulfate de chaux (nrès de 1 "r ), du bicarbonate et du sulfate de maynesie et ime faible U uantité d’hydrogène sulfure (près de 1 cent cube).

Te climat tvAlvane est, d’après ^Veber, rude on hiver, vu le nLmue de soleil, doux en été Tm tempéruture moyenne des 3 mSs dïté juin à août, est de 15o. Im première moitié de septein re es^ agréai, le. Plus tard, les gelées nocturnes

abaissent la température. Le thermomètre oscille en été entre 6.2° comme minimum et 27 ou 28« comme maximum. L’air est plutôt sec, malgré le voisinage du torrent, qui n’occasionne que rarement des brouillards en cette saison. Les vents dominants sont ceux du nord-est, qui sort de la vallée de Davos par le défilé des /üge, de l’ouest et du sud-ouest, et le fœhn. Le torrent rafraîchit l’air en été par le courant d’air qu’il entraîne. Les bains sont placés, chose excellente, à proximité immédiate lies forêts, sans en être entourés, étant construits sur le côté déboisé et ensoleillé de la vallée. Les environs d’Alvaneu offrent une grande variété de buts de promenade, villages, ruines pittoresques, etc.

L’eau minérale s’administre en boisson, à la dose de 4 à 8 verrées par jour, séparées par la promenade réglementaire. Pour les anémiques, Weber remplace l’eau sulfureuse par celle de Tiefenkasten, source de St-Pierre. L’eau est diurétique et laxative ; les selles prennent une coloration foncée. Les bains sulfureux sont donnés assez chauds, de 32 à SS»; leur durée va jusqu’à IV2 h- par jour, en cas de rhumatisme et de maladies cutanées. Outre ces bains, on emploie les bains de vapeur, les douches, les fumigations. La durée de la cure est en moyenne de 4 à 5 semaines.

Indications (d’après Weber). Rhumatisme articulaire ou musculaire chroniques. Les eaux ont aussi une action favorable sur la goutte, même si les accès sont fréquents. 2o Affections de la peau, notamment Y eczéma, Y eczéma des jambes variqueuses-, dans les ulcères, les plaies, on se sert, entre les bains, d’applications locales d’algues de la source.

Maladies des os, ostéite, périostite. 4<> Catarrhe chronique des muqueuses digestive, respiratoire, urinaire. Les eaux d’Alvaneu provoquent l’expulsion du sable et des graviers urinaires. 50 Affections dit sexe féminin, leucorrhée, aménorrhée, dysménorrhée, engorgement chronique de l’utérus, des ovaires. 6° Etat hémorroïdaire avec désordres fonctionnels du foie, constipation, obésité, etc., ou « pléthore abdominale ». 7° Différentes dystrophies ou dyscrasies ; scrofule, syphilis, intoxications métalliques. Dans la syphilis, les eaux sont un adjuvant du traitement antisyphilitique. On leur attribue aussi la faculté de faire reparaître les syphilides cutanées chez les malades guéris en apparence seulement. 8'> Faiblesse générale, surmenage physique ou intellectuel. Qo Lntin, la situation et l’altitude d’Alvaneu en font une station intermédiaire entre la plaine et la haute montagne.

Une statistique de Weber, portant sur 1287 malades observés en 6 ans, fait voir que le plus grand nombre, 402, étaient atteints de rhumatisme chronique ou de goutte; puis viennent 304 atteints d’alTections catarrhales du tube digestif, 148 d’affections des voies respiratoires, 110 d’eczéma, 94 de chlorose et d anémie, etc.

Contre-indications. Disposition inflammatoire, avec ten-

dance à la rormation du pus ; affeclions organiquea du cœur et dégénérescence graisseuse de cetorgane; disposition à lapoplexie et aux hémorragies congestives; emphysème compliqué de bronchite; cancer, premiers mois de \n grossesse.

Bibliographie. — Weber, Bains sulfureux d’Alvaneu, im. .

Wiesen 145i m. (T.) Station climatérique d’ete et d hiver.

Itinéraire. — 1» Depuis Dams, statlon-tcrnijiius de |a ligne partant de Landquart, diligence en 2 h. (4 fr. 40) ; 2“ depuis Coire, diligence par Cliur-

*^wlesen est un village alpestre situé dans la vallée du Land- Miasser, à l’endroit où ce torrent sort de la vallée de Dayo.s par l’étroit défilé dit les Züge. Mais il est placé très haut, a 300 m. au-dessus du torrent, sur une terrasse tournée au sudest et bien exposée au soleil. Le village s étend des cotés de la grande route qui, arrivant de l’ouest, depuis Alvaneuvillacre, le traverse en ligne droite, puis se recourbe en lacets tortueux pour descendre au niveau du torrent. La vallée est large à Wiesen ; un chaînon de montagnes s avance à ouest k village, un autre à l’est, à 1.5 km de distance, et entiy les dLl, on voit se creuser un immense fer à cheval dont les lancs s’élèvent et protègent le village contre les ventb du noid. Les

sommets de ces pentes sont le n

ouest le Foppa (2779 m.) au nord, VAlteingrat (2d80 m.) au nord-èst ; elles constituent une ceinture qui brise les nord. De l’autre côté de la vallée, une série de cimes ent.j 2^0 et 2900 m interceptent les courants du sud-est et du sud, ta disQue S vent du sud-ouest trouve une barrière dans le massit du Piz St-Michel (3161 m.), du Tinzenhorn (3132 Wiesen est bien protégé contre les vents supéiieuis. Ln i Se S y Sit fortement, en été du moins, le vent de la vXe qui Jemonte avec vitesse des parties basses jusque sui rnîateïîi du village, ayant la direction sud-ouest-noial-est, drcinshnce fàdi<su”se, puisqu’il vient pat ““XrL „S"

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belle vue. ^ ^ • iPouvès 11 et)cr, cette

L’immunité phtisique existe a \\ u sen , d ap .

inal{uli6 6st inconnu© pnrini S6S IGO à 1/0 lifibitnnts. Tiich&v Wise insiste sur le fait que cette immunité ne provient pas des habitudes hygiéniques des habitants; au contraire, ils mangent rarement de la viande, boivent de l’eau-de-vie, fument en grande quantité un mauvais tabac et se marient entre eux. Ils ont souvent les gencives malades, perdent leurs dents de bonne heure et vieillissent avant l’àge. On peut donc croire que les conditions favorables à la phtisie ne manquent pas à cette population, qui doit son immunité à l’altitude et à son peu de densité.

La position de Wiesen, largement ouverte du côté du sud, lui assure au moins 5 h. de soleil (de 10 à 3 h.) dans les jours les plus courts de l’hiver. Celui-ci dure moins longtemps qu’à Davos ; la chute de neige a lieii plus tard et .surtout la fonte commence plus tôt. Ayant peu de vent et beaucoup de soleil, Wiesen n’a pas tardé à prendre rang parmi les stations d’hiver. Voici, d’après la station météorologique, les moyennes de cette saison :

Mois

Température

moy.

mm.

moy.

max.

moy.

Humid. relat.

Octobre. .

Novembre Décembre Janvier. .

Février. .

Mars . . .

Les chiffres de l’humidité relative sont basés sur un petit nombre d’indications, les observations ayant sur ce point des lacunes regrettables. On voit que la température est modérément froide, que les valeurs de 1 h. ne sont négatives pour aucun mois. L’état général de l’atmosphère nous est indiqué par le tableau suivant; la nébulosité y remplace les indications sur les heures de soleil, qui manquent ;

Jours

Mois

Nébul.

pluie, neige"

clairs

couverts

Octobre ....

Novembre . . .

Décembre . . .

Janvier ....

Février ....

Mars ....

les mois de novembre, janvier, février; octobre est le plus couvert (la clarté va en augmentant de lU à ü).

Quant aux vents, ils sont peu fréquents ; on note le calme dans 81o/o des observations, le vent dans 19 Vo- Ces vents ont deux directions principales : celle du sud-ouest (56<>/o de tous les vents, c’est probablement le vent de la vallée), celle du nord, nord-est, nord-ouest (ensemble 35«/o)-

D’une façon générale, et comme on peut s’y attendre d’après la différence d’altitude (104 m.), Wiesen a, d’après Tucker 14 fse.

une température moyenne plus élevée de 1«> à l.;> que celle de Davos. La neige fond vite au printemps, et, vu l’al^sence de plateau, les eaux s’écoulent bien et ne regèlent pas facilement fa nuit. Tucker Wise présente Wiesen comme un endroit favorable pour émigrer depuis l'iavos à la lin de la saison d’hiver, pour trouver plus tôt un printemps plus avancé. Il est certain que c’est un lieu très bien protégé contre les vents froids, bien ensoleillé et par conséiiuent favorable à la cure d’hiver. 11 manque des indications sur la fréquence et la force du vent de la vallée en hiver. En été, Wiesen a l’avantage d’être près de belles forêts traversées par des chemins faciles.

11 est clair que la proximité et les ressources de Davos nuisent au développement de Wiesen; ce derider prendra de l’importance peut-être un jour, quand l’encombrement se fera sentir à Davos.

Bibliographie. — Tucker Wise, Wiesen. 1883.

Bergün, 1389 m. (T.) Station climatérique; eau sulfatée calcique, fevTugineuse. Saison ; lin juin au commencement de septembre.

Itinéraire. — De la gare de 6'oire, par Churwalden, 7 h. de diligence (10 fr. 85); de Samaden, par l’Albula, diligence. 4 h. 1/4 (7 fr. 40).

Bergün est placé dans la vallée de l’Albula, qui, a peu de distance en amont d’Alvaneu, s’infléchit vers le sud-est; c est une vallée couverte de forêts et fort étroite. La route traverse, pour arriver à Bergün, le déülé sauvage du Bergüner Slein, analogue à la Via Mala. Bergün est un agréable séjour d efe ; le climat n’est pas trop chaud, la moyenne des mois de juin a septembre est de 11.8°; celle de juillet et août ensemble, 1".^./®. L’établissement balnéaire est à peu de distance du village. La source a 16. 5^; elle est fort abondante. Analyse (Husemanni, pour un litre d’eau :

Chlorure de sodium . .

Sulfate de potasse . . •

Sulfate de soude ....

Sulfate de chau.x

Bicarbonate de chaux ....

Bicarbonate de fer

Silice

Total . . .

Acide carbonique libre ... 5.4 cent, cubes C’est donc une eau contenant surtout du sulfate et du uicai bonate de chaux (ensemble environ 1 gv sulfate de mag7icste et une faible quantité de fer. Indications : Affections ca~ tarrhales chroniques des voies respiratoires, débuts dQ la tuberculose, épanchements pleuretiques, anemie, rachitisme.

Schweiningen (en romanche Savoynin), 1237 m. à 8 km. au sud de Tiefenkasten sur la route

Coire en 6 h. 1/2), dans une vallée arrosée par le Bhin d Oberbaibsiem. Village favorablement situé pour le séjour des malades des res et des anémiques-, en même temps, stalion et la haute montagne. Laü, petit lait. Dans les mon tapes de Tinzen, jaillissent des sources contenant du sulfate de fa (près de 15 cgr. au litre) et du sulfate de cuivre (15 mgr.). cnr

^ MïMen (en romanche .)lolris), 1461 in. .(T-K la ^

la même route que Schweiningen, mais a lO cm ron plus au sp (am gence depuis Coireen 8 h. 1/4, 13 fr. 6j, depuis Silvaplana en 3 h. , Séjour d’été. Lait, petit lait. , , „ . • , ,

Rothenbrunnen , 62Ü m. (!.)• Hau bicarbonatée calciq

et magnésienne, fei-rngineuse, iochirée. Saison : juin à sep-

"tiVl^raihe — Statioii-tcTininus de Coire; de l?!, diligence jusqu’à Hotlierilirunncn en â li. 1 h. i -j. 3

Rothenbruimen est un petit village situe sur la rive droite du

Rhin, à peu près à nii-cheinin entre Reichenau et Ihusis, dans la vailée de Doinleschg. Cette vallée, au fond plat et traversé par le Rhin, est dirigé du sud-est au nord-ouest. Les tlancs des montagnes, à l’est de Rotlienhrunnen, appartiennent au système du tSlætzevhorn-, s’étendant du Schynjiass à Coire, elles séparent le Doinleschg de la haute vallée de Churwalden et Parpan. Vis-à-vis de Rothenhrunnen, sur la rive gauche du Rhin, les dernières pentes du mont Heinzenberg arrivent jusqu’au lleuve. Le village est entouré de prés et de vergers. La moyenne de la température de Rothenbrunnen a été calculée par Killias, d’ajirès les stations voisines de Reichenau et d’Almen, comme suit : juin 1.3.0, juillet 13.2, août 12.6, septembre 11.8. D’une façon générale, le climat est chaud en été.

L‘S bains sont, paraît-il, fréquentés depuis le XVR siècle. La source jaillit derrière l’établissement; elle donne à la minute l.ôO litres d’une eau limpide, agréable à boire, légèrement astringente et piquante. Température, IG.ôo. Analyse (de Planta), pour un litre d’eau

Chlorure de sodium Sulfate de potasse. . .

Sulfate de soude . . .

lodure de sodium . . .

Biearlioiiate de soude .

Bicarhonate de chaux.

o.nia

Bicarbonate de magnésie Bicarbonate <le fer . . .

Pbospbate d’alumine . .

Alumine

Silice

Total

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