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ERMITAGE DE S A I N T E- V E R E N E

briques de ciments, de laine peignée et de coton, de cellulose et de papier, de machines, de pièces montées pour l'horlogerie, et des établissements horlogers complets se sont établis dans la ville neuve et les faubourgs, le long de la voie ferrée.

Le Jura soleurois. Le Weissenstein. Les vieux châteaux. — Les environs de Soleure sont charmants, avec des recoins frais et boisés, des ruines ou de vieux moulins embusqués dans des fouillis de verdure au bord d'une eau claire, des burgs perchés sur des rochers escarpés le long des pentes ou dans les vallées du Jura. A l'ouest, au pied des hauteurs, le petit village de Selzach est connu par ses curieuses représentations populaires de la Passion, analogues à celles d Oberammergau, et qui ont lieu, les dimanches d'été, tous les trois ans.

Dans la plaine ondulée qui s'étend sur la rive gauche de 1 Aar se sont constituées quelques industries importantes : il faut citer la grosse fabrique de papier de Biberist, la fonderie de Gerlafingen, les grandes filatures de laine et de coton de Derendingen.

Au nord s'élève la longue crête du Weissenstein, qui se prolonge d un côté par les épaulements du Montoz jusqu à Sonceboz, et qui de l'autre est bientôt arrêtée parla cluse du Balstal : sur les sommets boisés, qui offrent un magnifique panorama vers la plaine et l'horizon

alpestre, s'échelonnent *

des hôtels de II cure d air II . ''

fort appréciés I été, au Schauenberg, au Weissenstein, à l'Oberbalmberg. Une route monte par de nombreux lacets jusqu au Weissenstein, qui est peut-être le point du Jura d où I on embrasse le mieux lensemble des Alpes helvétiques, du mont Blanc au Saentis.

avec toute la chaîne des Alpes bernoises, le Titlis, le Tcedi, et, en avant des cimes neigeuses, le Rigi et le Pilate.

Le Weissenstein est la grande barrière naturelle qui a longtemps isolé Soleure et ses environs de l'intérieur du Jura, et spécialement du Jura bernois de langue française.

La jonction entre les deux régions est aujourd'hui assurée. Une première trouée sous le Weissenstein a réuni, il y a quel- soleure

ques années, Soleure à IVloutier. La percée Moutier-Granges (Grenchen), qu'on a pratiquée plus à l'ouest sous le Graitery et le Bettlachberg, et que suit depuis la guerre la grande ligne de Pari? à Milan par Berne et le Lœtschberg, a apporté un nouvel élément d activité à la contrée.

Au pied du Weissenstein, dans la gorge fraîche et boisée de Sainte-Vérène, est un pittoresque ermitage (Einsiedelei) avec une église rustique, — une chapelle creusée dans le roc — , et la demeure de l'ermite, le seul ermite de la Suisse, mais un ermite très moderne qui, entre ses oraisons, offre des rafraîchissements aux visiteurs. A la sortie de la gorge, les roches calcaires, riches en fossiles, portent des stries et les marques de frottement des anciens glaciers qui ont laissé en bordure de la plaine d abondants blocs erratiques, vestiges de leurs gigantesques moraines.

Les vieux châteaux sont nombreux dans les environs de Soleure : le pays, avec l'Argovie voisine, fut le centre principal de la féodalité suisse. Voici les anciens manoirs de l'Oberbipp et de Buchegg. Mais les plus curieux se dressent dans la sauvage gorge de Balstal, qui débouche sur la vallée de l'Aar à Œnsingen : Alt-Falkenstein et Neu-Falkenstein. Le premier est en ruines; le second a pu être préservé, grâce à une souscription locale et à une subvention

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Ci. E. Glijll.

LA CATHÉDRALE SAINT-OURS ET l'uNE DE SES FONTAINES.

DANS LA C \ M r M, N K

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