PLAN DE LA VILLE DE LUCERNE
LES QUATRE-CANTONS
LE LION DE THORWALDSEN, SYMBOLISANT l' HÉROÏSME DES SUISSES MASSACRÉS EN 1792.
toriques provenant en partie d'habitations lacustres, des bronzes, terres cuites et une exposition permanente des beaux-arts. Au premier étage, la salle du Conseil a de jolies boiseries.
Lucerne possède plusieurs autres musées intéressants et très variés. Un petit musée de peinture est voisin du Jardin des glaciers, dont il va être parlé. La Bibliothèque communale, située sur la Reuss. et qui est. avec la Bibliothèque cantonale voisine, une des plus riches de Suisse, renferme une collection remarquable de monnaies lucernoises, à côté d'un ensemble unique de documents relatifs à 1 histoire de la Suisse avant 1848. Le musée de la guerre et de la paix, installé désormais près de la Musegg. fut fondé par un conseiller d Etat russe aujourd'hui décédé, dans un but de propagande pacifiste assez chimérique : il possède des collections intéressantes relatives à la technique des armes et à la stratégie à travers les âges. Enfin deux musées d histoire naturelle, 1 un situé dans le bâtiment de l'école cantonale avec des collections botaniques et géologiques de grande valeur, notamment des minéraux du Saint-Gothard, — et le musée zoologique alpestre, tout à fait remarquable, qui avoisine le Jardin des glaciers : à juste titre
la part principale, dans ces musées, est réservée à l'élément local, — ce qui contribue à augmenter leur intérêt.
Le Jardin des glaciers, un peu au nord du lac, est par lui-même le plus curieux musée géologique qui soit, car il nous montre, non pas reconstitué, mais dans la vérité de la nature, un fragment d'ancien glacier à sec. C'est le hasard qui a présidé à sa création. En fouillant le sol à cet endroit en 1872, pour la construction d une maison, on rencontra, sous une couche de terre végétale, neuf (( marmites » d un ancien glacier, vastes cuvettes dont la plus grande mesure huit mètres de diamètre et neuf mètres et demi de profondeur : elles furent creusées par les eaux qui, en s'écoulant par les crevasses, entraînaient avec elles dans un mouvement tournant les pierres charriées par les glaces. Le glacier du Gothard dépassait alors Lucerne. On voit encore les pierres au fond des cuvettes : elles sont en gneiss des Alpes. Une fois la terre déblayée, on a tout laissé en 1 état comme après le retrait du glacier. Tout à côté se trouvent des blocs de rochers avec des empreintes de feuilles de palmiers. « On voit donc, — a écrit le comte de Schack, dans ses Souvenirs et Mémoires, — deux formations