‹ La Suisse illustreeChapitre 76 sur 296 · LA.BATIE · texte numérisé non relu

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GENEVE

des sept Universités helvétiques qui ne soit pas en pays protestant. Aussi Fribourg est- il le principal centre du catholicisme en Suisse.

A la suite de la proclamation de nouveaux dogmes — 1 Immaculée Conception et l'infaillibilité du pape — des catholiques dissidents, voici une quarantaine d'années, fondèrent à Genève, malgré les foudres de M^"^ Mermillod, une église « catholique nationale », qui, après avoir connu un instant de prospérité, ne possède plus aujourd hui qu un petit nombre de fidèles. D'autres dissidents, les vieux -catholiques, groupés sous la direction d'un évêque, constituent encore une minorité appréciable, répartie entre plusieurs cantons.

L'organisation du culte protestant a pour base le canton.

Jadis chaque canton qui proclama la Réforme organisa un culte national sur son territoire, en substituant I autorité du gouvernement à celle du pape et desévêques. Ilyaquinze églises évangéliques nationales, — une par canton renfermant une majorité ou une forte minorité protestante (I). L'organisation est plus ou moms aristocratique ou démocratique suivant les cantons. A la base est la paroisse, qui choisit le pasteur, — nommé à temps et révocable — et qu'administre un conseil paroissial élu généralement par les fidèles. Certains cantons reconnaissent des « congrégations de minorité h : lorsqu'il existe dans une paroisse une minorité en nombre suffisant ayant une tendance religieuse différente de la majorité, sans vouloir pour cela se séparer du culte national, elle peut organiser son culte spécial, avec un pasteur indépendant, tout en conservant la jouissance gratuite du temple commun après entente avec la majorité. Le pouvoir supérieur est exercé par le synode cantonal, généralement élu par les fidèles, et comprenant des membres laïques et ecclésiastiques : il règle les questions de dogme, de culte et de discipline.

Les quinze églises nationales se sont fédérées dans le cours du XIX" siècle et ont deux organes communs, la Conférence annuelle des Eglises réformées, tendant à maintenir une unité générale de dogme, et le Concordat pour ladmission des ecclésiastiques.

Les Eglises réformées nationales professent le dogme calviniste e( se placent ainsi à l'aile gauche du culte protestant, dont les luthériens forment le centre et les anglicans

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