GENEVE : PROMENADE DES BASTIONS
avec Appenzell intérieur. Ajoutons que les religions sont très mélangées dans I Argovie et la Thurgovie. ainsi que dans les cantons de Bâie-ville et de Genève à 1 heure actuelle.
La rivalité a été longtemps très vive entre les deux cultes. La Suisse est le dernier pays d Europe qui ait eu une guerre de religion, en plein XIX'' siècle, le SonJerbund. Aujourd'hui les luttes anciennes ont fait place à la tolérance la plus complète. A ce résultat n ont pas peu contribué les nécessités de I industrie touristique, qui réclamaient des églises de toutes les confessions pour satisfaire les pratiques cultuelles diverses des étrangers. Protestantisme et catholicisme tendent aujourd hui à se rapprocher.
Les israélites. au nombre de douze mille environ, sont en augmentation : ils n étaient que trois mille en 1850. Ils habitent presque exclusivement les grandes villes.
Les Bastions. L'Université. Les musées et l'art. —
En sortant de Saint-Pierre et en repassant devant 1 Hôlel de ville, on aboutit, par la rampe de la Treille, à la belle promenade ombreuse des Bastions, où 1 on montre un prétendu monument druidique, la Fierre-aux-Fées. Là s'élève la tour Baudet, du X\' siècle, adossée à l'enceinte épiscopale. près de marronniers séculaires. Les remparts, démolis en 18-16, occupaient 1 emplacement de la promenade actuelle. C était la limite de la vieille cité, hors de laquelle a débordé la ville moderne. De la Treille, le regard embrasse les jardins, et, par-dessus un fouillis de verdure, le sudouest de la ville dominée au loin par la chaîne bleuâtre du Jura. A 1 entrée du parc des Bastions, la place Neuve, la plus vaste