ACTE II. SCÈNE Il
Et Fair du monde change en bonnes qualités
Ces teintures qu'on prend aux universités.
Ph. Dès lois, à cela près, vous étiez en estime
D'avoir une âme noble, et grande, et magnanime. 633
dû Je le disais dès lors ; sans cette qualité
Vous n'eussiez pu jamais le payer de bonté.
Do* Ne te tairas-tu point? CIL Dis-je rien qu'il ne sache ?
£t fais-je à votre nom quelque nouvelle tache ?
N'était-il pas, monsieur, avec Alcippe et vous 635
Quand ce festin en l'air le rendit si jaloux?
Lui qui fut le témoin du conte que vous fîtes,
Lui qui vous sépara lorsque vous vous battîtes ?
Ne sait-il pas encor les plus rusés détours
Dont votre esprit adroit tmcola vos amours ? 640
Ph. Ami, ce flux de langue est trop grand pour se taire ;
Mais, sans plus l'écouter, parlons de votre aftoe.
Elle me semble aisée, et j'ose me vanter Qu'assez Êicilement je pourrai l'emporter :
Ceux dont elle dépend sont de ma connaissance, 645
Et même à la plupart je touche de naissance ; Le mort était d'ailleurs fort peu considéré, Et chez les gens d'honneur on ne l'a point pleuré. Sans perdre plus de temps, souflrez que j'aille apprendre Pour en venir à bout quel chemin il Êiut prendre. 650
Ne vous attristez point cependant en prison, On aura soin de vous comme en votre maison ; Le concierge en a l'ordre, il tient de moi sa place, Et sitôt que je parle il n'est rien qu'il ne £sisse. Do, Ma joie est de vous voir, vous me Tallez ravir. 655 Ph* Je prends congé de vous pour vous aller servir. Cliton divertira votre mélancolie.