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deux premiers et le quatrième actes, une rue ou une place de Jérusalem pour le troisième, et la ville de Sulem pour le cinquième.
Personnages : Salomon, les Almées, la Sulammite.
Les jeunes femmes du harem de Salomon lui témoignent leur amour et se déclarent prêtes à obéir avec empressement à ses désirs (1, 2 b-4 a, 4 à). La Sulammite, étonnée et inquiète, se demande d’abord ce que signifie ce qu’elle voit :
Il me baïisera de baisers de sa bouche! (2 a) et comprenant enfin où elle se trouve :
Le roi m’a amenée à ses appartements (4 y),
dit-elle. — Alors, pour se soustraire au danger qu'elle pressent, elle déprécie elle-même sa beauté, disant qu'elle est noire, parce que ses frères, irrités contre elle, l'ont forcée à garder les vignes, mais qu’elle n'a pas gardé sa propre vigne, c'est-à-dire son cœur, qu'elle aime un berger de son pays (v. 6 et 7, excepté « et belle », « comme les tentures de Salomon », qui doivent être attribués aux almées). Les almées se moquent d'elle (v. 8). Salomon lui adresse un compliment (v. 9 et 10) et se retire un moment.
Les almées, voyant que le roi l’a trouvée belle avec le simple collier dont elle est ornée, lui offrent de lui en faire unen.or (11 et 12. a).
La Sulammite refuse : son nard a donné son parium, c’est-à-dire que son cœur a déjà donné son amour, elle a
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un bien-aimé, dont la pensée ne la quitte jamais et qu’elle préfère à tout (12 b-14).
Salomon revient et lui répète qu'elle est belle (v. 15). Mais la Sulammite avec un regard et un accent qui montrent à qui elle s'adresse :
Voici, tu es beau, mon bien-aimé, Et surtout aimable! (16 a)
qualité qui vaut mieux que la beauté et qui manque à Salomon. Les almées, pour lui faire sentir tout ce qu’elle refuse, lui rappellent le luxe dont elles jouissent dans le palais royal, où les poutres sont des cèdres (16 b et 17). Mais que font ces grandeurs à l’humble et simple fille des champs ?
Je suis le narcisse de la plaine, Le lys des vallées (11, 1),
répond-elle. — Salomon s'empare de la comparaison pour tourner un nouveau compliment (v. 2), auquel la courageuse Jeune fille répond que c’est son bien-aimé (seul) ‘qu'elle désire; qu’on la ramène donc auprès de lui (1) et qu'on n’essaie pas plus longtemps d’éveiller dans son cœur un amour impossible (v. 3-7)!
ACTE II. — DOUBLE RÉCIT DE LA SULAMMITE Personnages : La Sulammite, les Almées.
Pour montrer toute la profondeur de son amour, la Sulammite raconte d’abord aux almées une scène de sa
(1) Lisez YIN9%21 à l'impératif pluriel (Septante, Sym., Syr.) : Menez-moi à Beth-ha-yaïn (la maison du vin), c’est-à-dire à la région vinicole où elle et le berger habitaient.
vie. Un matin de printemps, son bien-aimé est venu l’éveiller en chantant pour l’inviter à une promenade matinale (11, 8-14). Mais ses frères ne goûtent pas cette iraîiche aubade à l’adresse de leur jeune sœur :
Prenez-nous les renards, les petits renards, Qui ravagent les vignes, Et nos vignes sont en fleur! (v. 15)
crient-1ls à leurs voisins. Ces petits renards sont naturellement les jeunes hommes qui font la cour aux jeunes filles, représentées par les vignes en fleur. L’amoureux repoussé n’a qu'à s’en aller; mais la jeune fille, sûre de la pureté de ses intentions, lui adresse un encouragement assez clair à revenir le lendemain matin (v. 16 et 17).
Une autre fois, pendant la nuit, la jeune fille rêva qu’elle se levait pour chercher son bien-aimé dans les rues de la petite ville qu’elle habitait, qu’elle l’avait enfin trouvé et amené dans la chambre de sa mère! A près ce double récit, destiné à montrer toute la pureté et la profondeur de son amour, elle prie de nouveau les almées de ne pas essayer d’exciter en son cœur un autre amour que celui qui le remplit tout entier (111, 1-5).