INTRODUCTION
Nous avons eu la chance de suivre, depuis deux ans, à la clinique Tarnier, la plupart des leçons de M. le professeur Büdin sur l’alimentation des nouveau-nés. Admis dans son service, nous nous sommes passionné, après lui, pour cette grave question de l’allaitement. I nous en a fait comprendre l'importance, non seulement immédiate, pour Pindividu, mais plus éloignée, plus généralisée, pour la race.
« L'enfant, on la souvent répété, est le père de l’homme » ; son régime a, sur toute son évolution ultérieure, une influence primordiale, Et cependant les auteurs ont négligé, en général, de s'occuper de hygiène alimentaire du premier âge. Heureusement les récents travaux du professeur Budin sont venus combler cette lacune ; mais bien des points encore restent à élucider.
Nous écrivons ce mémoire, parce que nous avons entendu plusieurs fois, en ces derniers temps, M. Budin dénoncer les méfaits de la suralimentation. Nous lécri-
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vons aussi parce qu’il y a quelque chose de paradoxal, qui nous a séduit, à affirmer qu’il est dangereux de nourrir trop les enfants. Nous savons parfaitement que, si par hasard notre travail tombait sous les yeux d’une mère, elle ne serait pas persuadée. Puissions-nous seulement, si un médecin nous lit, lui imprimer cette conviction que « l’indigestion tue plus d'enfants que l’inanition » (Comby). C’est ce que nous allons nous efforcer
de mettre en évidence.
Mais, avant d'entrer en matière, il nous plaît de respecter un vieil usage, en formulant, comme nos devanciers, nos remerciements à qui de droit.
Nous sommes heureux de pouvoir assurer notre éminent maître, M. le professeur Budin, de notre profonde reconnaissance. Après nous avoir donné plusieurs marques précieuses de sa bienveillance, il a bien voulu nous faire l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, dérivée d’ailleurs de son enseignement. C’est un nouveau titre à notre respectueuse gratitude.
Nous avons eu l’honneur également d’appartenir quelques mois au service de M. le professeur Lannelongue, membre de l’Institut. Qu'il nous permette de le remercier de la bonté qu’il nous a témoignée. Dans ce même service de l’hôpital des Enfants-Malades, M. le docteur Villemin, chirurgien des hôpitaux, a été pour nous le plus dévoué des maîtres.
Nous avons trouvé en M. le docteur Combe, et en