En 1890, le aonrd-moet
4* En 1893, une fille qui a entendu normalement jusqu'à 2 an» il3 et qui ett detienae totalement eourde A Ut tuiù d'une chute sur la tête, du haut de son lit.
Deuxième eaa. — Un garçon né en 1885. Le père et la mère, sourds-muets de naissance, ont donné le jour & 3 enfants, 2 filles et 1 garçon, tous troië eourda-muets de /utissanee.
Troisième cas, — Une fille, sœur du précédent.
m SL'RCtl-ML'TITÉ
Les auteurs qui ont fait des recherches dans le même sens ont obtenu des résultats qui, d'une manière générale, se rapprochent des nôtres. Mygge a trouvé des ascendants sourds-muets 1 fois sur 116 ou 117 cas. Hédinger, sur 415 sourds-muets, n'en a trouvé qu'un seul né de parents sourds-muets. Deux statistiques dressées dans le Danemark ont montré, la première, que, sur 514 sourds-muets, 2 seulement avaient des parents atteints de la môme infirmité; dans la deuxième, portant sur 553 cas, on n'a trouvé que 2 fois la surdimutité chez le père et chez la mère. Ces deux derniers cas étaient des surdi-mutités congénitales.
Si Ton pose le problème d'une autre manière et si l'on recherche dans quelles proportions des parents sourds-muets transmettent leur infirmité à leurs enfants, on constate que cettte transmission se fait assez rarement. Wilde, en Irlande, sur 123 enfants nés de 68 ménages de sourds-muets, n"a trouvé qu'un seul cas de surdi-mutité. Le D' Gilett, dans son rapport sur l'Institution des sourds-muets de rilUnois, signale les faits suivants : c Des sourds-muets qui ont fréquenté l'école comme élèves et font quittée, 251 se sont mariés à des personnes entendant. Ces mariages ont été aussi féconds que la moyenne des mariages dans la société en général ; quelques-uns même donnèrent lieu à de grandes familles d'enfants. Il est intéressant de noter que parmi tous ces ménages, 16 seulement ont eu des enfants sourds-muets. Dans quelques familles ayant un enfant sourd-muet, il y avait des entendants. >
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Mygge qui a fait le relevé de nombreuses statistiqaes de sourds-muets publiées en Irlande, Belgique, Allemagne et Amérique, a obtenu les résultats suivants : 367 ménages dans lesquels les deux conjoints, ou l'un des deux seulement, étaient sourds-muets, ont donné le jour à 22 enfants sourds-muets, soit environ 1 pour 16 ou 17 mariages. Si l'on envisage seulement les ménages dans lesquels un seul des parents est sourd-muet, la proportion s'abaisse à 1 soardmnet pour 30 ou 31 ménages. Elle s'élève au contraire à 1 pour 6 ou 7 lorsque les deux parents sont sourdsmuets.
Hartmann, en relevant d'autres statistiques, a trouvé qae 9 ménages dans lesquels les deux parents étaient atteints de surdi-mutité n'ont donné le jour à aucun enfant sourd-muet, tandis qu'il est né 6 sourds-muets de 206 mariages dans lesquels un seul des deux conjoints était sourd-muet, soit environ, comme dans la statistique de Mygge, 1 pour 33 ou 34 ménages.
D'autres statistiques que nous trouvons relevées dans le livre de Mygind sur la suidi-mutité, et que nous reproduisons dans le tableau IV, semblent établir que lorsqu'un seul des parents est sourd-muet, il naît un enfant sourd-muet sur 42 ou 43 mariages. Cette proportion s'élève à 1 pour 31 ou 32 s'il s'agit d'unions illégitimes. Si les deux parents sont sourds-muets, on trouve 1 enfant sourd-muet pour 13 ou 14 ménages. On peut voir aussi que, dans les mariages contractés par un sourd et un entendant, 0,9 0/0 des enfants qui
SOBDI- MUTITÉ
naissent sont sourds-mue Is et, si Ton prend le nombre total des enfants nés d'unions dans lesquelles un seul ou les deux parents sont sourds-muets, on constate que ^ environ sont atteints de surdi-mutité.