‹ La surprise de l'amourChapitre 35 sur 79 · SCÈNE II LUBIN, LISETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE II LUBIN, LISETTE

LuBiN, un moment seul, et assis.

Ah ! pauvre Lubin ! J'ai bien du tourment dans le cœur; je ne sais plus à présent si c'est Marton que j'aime ou si c'est Lisette : je crois pourtant que c'est Lisette, à moins que ce ne soit Marton. {Lisette arrive avec quelques laquais qui portent des sièges.) Lisette.

Apportez, apportez-en encore un ou deux, et mettez-les là.

LuBiN, assis.

Bonjour, m'amour.

Que fais-tu donc ici?

Je me repose sur un paquet de livres que je viens d'apporter pour nourrir l'esprit de madame, car le docteur le dit ainsi.

Lisette.

La sotte nourriture! Quand verrai-je finir l toutes ces folies-là? Va, va, porte ton imperti- ^ nent ballot. :

LUBIN. 1

C'est de la morale et de la philosophie; ils di- ^ sent que cela purge l'âme; j'en ai pris une petite • dose, mais cela ne m'a pas seulement fait éter-

nuer.

Lisette.

Je ne sais ce que tu viens me conter; laisse-moi i en repos, va-t'en. ,

LuBlN. ;

Eh! pardi, ce n'est donc pas pour moi que tu ,

faisois apporter des sièges ? ;

Lisette. '

Le butor! c'est pour madame, qui va venir ici. j

LuBIN. i

Voudrois-tu, en passant, prendre la peine de !

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