‹ La suture primitive dans le traitement des plaies de guerreChapitre 47 sur 49 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les travaux bactériologiques de Tissier ont montré la variété des microbes'au niveau des plaies de guerre. Ces microbes sont ou aérobies ou anaérobies.

IL — La valeur pathogène de ces microbes est diverse. Les uns ne sont pas pathogènes, les autres sont pathogènes par eux-mêmes et surtout le streptocoque. D’autres enfin (les anaérobies), affirment grâce une symbiose aérobie leur action pathogène,

III. — Les anaérobies se développent difficilement dans le tissu vivant : au contraire, leur germination est facile dans le tissu mort et extrêmement rapide dans ce même tissu lorsque ils y rencontrent le streptocoque.

IV. — Le streptocoque permet la germination des anaérobies, même dans un tissu relativement sain.

V. — D’après Tissier, il n’y a pas « de gangrène gazeuse vraie », telle que nous l’avons définie sans l'association streptocoque-anaérobies.

VI. — Au point de vue de la réalisation de là suture primitive, on doit considérer toute plaie de guerre comme un milieu de culture dans lequel peuvent évo-

RC LLOËS

luer différents microbes. Si ce milieu de culture est supprimé par une exérèse chirurgicale méthodique, on obtient la réunion de la plaie, quelle que soit la variété des microbes, sauf si elle contient le streptocoque.

Vire Pratiquement, les plaies contenant le streptocoque sont dans une proportion de 10 pour 100. C’est pourquoi à l’heure actuelle, nous suturons systématiquement toutes les plaies et même ne faisons pratiquer d’examen bactériologique que lorsque nous constatons des réactions importantes générales ou locales.

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