‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 114 sur 277 · NN · texte numérisé non relu

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sique vivante et dans la philosophie rationnelle... » Ainsi s’exprimait Cabanis dans les Rapports du physique et du moral ‘, et Destutt de Tracy déclare que le moi « est une idée abstraite de la totalité des parties sentantes qui forment un ensemble, ilen est la résultante... L'idée du moi est com-

: posée de parties réunies pour sentir, comme l'idée du bal de

personnes réunies pour danser; dans les deux cas, toutes les parties peuvent avoir été renouvelées successivement, leur ‘action peut avoir été plusieurs fois troublée, suspendue, interrompue, c’est toujours le même bal et le mème moi si le système n’a pas été dissous ?. » Au milieu d'un mouvement scientifique assez considérable”, les idéologues s’atlachent à “étudier les manifestations de la sensibilité“; et, comme ils voient dans la sensibilité le fond commun de l'existence et de la pensée, ils se trouvent, en quelque sorte, placés à l'intersection de l’objet — conçu comme corps — et du sujet; ils développent, ils corrigent Locke et Condillac; ils découvrent ou ils font éclater les rapports du physique et du moral; en étudiant les sensations internes * et la motlité”, ils attirent l'attention sur les confins où s’évanouissent en quelque sorte

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